La question n'est pas innocente : elle se pose alors que les pressions se font de plus en plus fortes pour lancer à grande échelle la plantation d'arbres génétiquement modifiés. "Il faut absolument savoir jusqu'où le pollen peut voyager et faire sentir ses effets, afin d'évaluer le risque de contamination des forêts naturelles par les gènes modifiés de ces éventuelles cultures", assure Claire Williams, professeur à l'université Duke, à Durham.
Un des moyens de le savoir est d'escalader une tour métallique d'environ 25 mètres de haut, dans une forêt de pins (Pinus taeda) aménagée en laboratoire par les biologistes de l'université Duke. Sur la plate-forme, située un peu au-dessus de la cime des arbres, une biologiste dispose une boite cylindrique munie d'une petite pompe pour absorber l'air ambiant et filtrer le pollen. Les heures de prélèvement sont soigneusement enregistrées. Diverses analyses suivront pour tester la viabilité du pollen et sa fécondité.
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Le processus d'autorisation des arbres transgéniques est au point mort aux Etats-Unis. Mais ArborGen vise surtout les pays du Sud, où les administrations sont moins regardantes et les oppositions moins vives. Début avril, elle a obtenu du Brésil l'autorisation d'y tester des eucalyptus génétiquement modifiés. Avec la vogue des agrocarburants et la perspective d'utiliser les forêts pour stocker du carbone, dans le cadre de la Convention sur le changement climatique, les promoteurs des arbres OGM sont confiants.
source : http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0 ... 781,0.html




