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Cette fois-ci, je viens aborder ce sujet controversé du marché du CO2 qui ne satisfait pas tout le monde. Faut il supprimer ce marché du CO2 qui ne fait que renforcer les modèles économiques actuels ? Où faut il l'encourager ?
Avant de répondre, je vous propose cet article de Futura Science et le point de vue du WWF :
« Futura Science » a écrit:
Deux semaines après la publication du rapport Stern sur le réchauffement climatique, le WWF démontre à son tour l'implication de la communauté économique : il présente aujourd'hui à la Commission européenne un appel qu'il a fait signer par plus de 50 économistes européens. Ce manifeste soutient le marché de quotas d'émissions de gaz à effet de serre mis en place en Europe pour lutter contre le changement climatique ; c'est le meilleur système développé au niveau européen, mais il doit être amélioré et renforcé pour devenir plus efficace.
(...)
Le système communautaire d'échange de quotas d'émissions est une clé de voûte de la politique de lutte contre le changement climatique en Europe et représente aujourd'hui le seul système d'échange international d'émissions de CO2 au monde. Il regroupe environ 11 400 centrales énergétiques et grands sites industriels, responsables de la moitié des émissions de CO2 en Europe.
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Mar Déc 05, 2006 9:16 pm
Il faut surtout le rendre réellement efficace ! Car là c'est juste un marché de dupe pour l'instant.
_________________ L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul (Gandhi)
Nimzegin Eléphant
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Sam Déc 09, 2006 5:48 pm
C'est devenu à la longue payer pour avoir le droit de continuer de polluer... ça n'a pas de sens
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Narduccio Eléphant
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Sam Déc 09, 2006 6:03 pm
« Nimzegin » a écrit:
C'est devenu à la longue payer pour avoir le droit de continuer de polluer... ça n'a pas de sens
Ca a un sens. Nous avons actuellement des entreprises qui emploient pas de mal de gens, mais qui polluent. Leur dire : "a partir de demain, vous n'avez plus le droit de polluer" => beaucoup de chômeurs dans la rue après-demain.
Alors, il vaut mieux leur imposer des quotas ou taxer les rejets. Mais, il faut bien choisir le niveau de baisse requis et surtout continuer de baisser les seuils en permanence.
C'est ce qui s'est passé avec le pétrole en 1973-80. Les européens ont taxé le pétrole pour diminuer les importations. Le prix de l'énergie à augmenté. Mais aujourd'hui, les industriels européens de certains secteurs très énergétivore, consomment à production égale, la moitié de ce que consomment les industriels américains. Et la consommation continue de baisser.
Je rejoint Lord 69, il faut le rendre efficace. cette année, avant le loupage de la fin ou l'on s'est rendu compte qu'il y avait trop de quotas de disponibles. Le coût des autorisations était assez élevé. Plusieurs industriels cherchaient des méthodes pour produire autant et rejeter moins. Il faut donc continuer et chaque année diminuer les quotas. Pas trop, les industriels fermeraient leurs usines et ce serait catastrophique. Pas trop peu, pour que le système reste efficace.
Mais, il faudrait aussi l'étendre à tous ceux qui rejettent du co2 et qui ne sont pas parmi les 11 400 membres actuels de ce marché. Ils représentent 50% des rejets. Il faudrait l'étendre en mettant une taxe co2 sur tout ce qui est générateur de GES. Le revenu de cette taxe devrait être reversé pour le développement des économies d'énergies et sur la production renouvelable.
Econo-Ecolo Animateur
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Sam Déc 09, 2006 8:00 pm
Ne serait-ce pas une des mesures du pacte écologique....
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Dim Déc 10, 2006 6:29 pm
Le chantage à l'emploi a ses limites .....
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Nimzegin Eléphant
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Dim Déc 10, 2006 9:28 pm
« Narduccio » a écrit:
Ca a un sens. Nous avons actuellement des entreprises qui emploient pas de mal de gens, mais qui polluent. Leur dire : "a partir de demain, vous n'avez plus le droit de polluer" => beaucoup de chômeurs dans la rue après-demain
C'est exactement ce que fait le lobby de la chimie avec REACH... si vous ne passez pas par nos désideratas on renvoie du monde et on délocalise !
Le chantage a lieu dans beaucoup de domaines. Quand je dis que ça n'a pas de sens, c'est sous entendu, depuis le temps que les industriels savent qu'ils doivent réduire leurs rejets de CO2, ne le font qu'à minima, c'est pourquoi on se retrouve avec des performances qui stagnent. Car enfin pourquoi s'enquiquiner la vie, si les émissions polluantes peuvent être financées à hauteur de ..... ça passe dans les pertes et profits !
Citation:
Mais, il faudrait aussi l'étendre à tous ceux qui rejettent du co2 et qui ne sont pas parmi les 11 400 membres actuels de ce marché. Ils représentent 50% des rejets. Il faudrait l'étendre en mettant une taxe co2 sur tout ce qui est générateur de GES. Le revenu de cette taxe devrait être reversé pour le développement des économies d'énergies et sur la production renouvelable
Il faudrait ... nous sommes d'accord ! Mais tu vas très certainement être d'accord également, en constatant tout comme moi, que nos décideurs et nos pollueurs, trainent des pieds pour financer les efforts. Un point devra être fait en 2012, 1er bilan de Kyoto, c'est dans 5 ans..... mais depuis 5 ans quels sont les progrès, aménagements effectués en faveur de Kyoto ? Le bilan est très mince
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Narduccio Eléphant
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Dim Déc 10, 2006 10:59 pm
Tu sais, rien ne sera fiat avant le mois de juin. Augmenter les impôts avant des élections est suicidaire.
Nimzegin Eléphant
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Lun Déc 11, 2006 1:04 am
« Narduccio » a écrit:
Tu sais, rien ne sera fiat avant le mois de juin. Augmenter les impôts avant des élections est suicidaire.
Mais j'espère bien que ce ne sera pas qu'une question d'impôts !!! A force de ne compter que sur les mêmes et que sur de l'argent qu'ils vont aller grapiller dieu sait où, les pollueurs ne seront encore pas les payeurs ! C'est trop facile de toujours taper les mêmes au porte-monnaie, ils en oublient même d'être astucieux
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pipoune Dinosaure du Forum
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Ven Fév 23, 2007 5:07 pm
lu dans le Monde d'hier :
Citation:
L'afflux de vendeurs et le manque d'acheteurs font s'écrouler le prix de la tonne de C02
LE MONDE | 22.02.07 | 14h32 • Mis à jour le 22.02.07 | 14h32
Le prix du quota de dioxyde de carbone (CO2) ne vaut presque plus rien. Il a clôturé à 0,88 euro, mercredi 21 février sur le marché Powernext Carbon, l'une des principales plateformes européennes d'échanges de permis d'émission de gaz à effet de serre.
Pour mémoire, il valait entre 8 et 10 euros début 2005, au lancement du marché européen des quotas (un quota, ou permis, correspondant à une tonne de CO2 émis), et avait même atteint 30 euros au printemps 2006. Et il y a peu de chances pour qu'il se redresse d'ici la fin de l'année, selon les spécialistes de ce marché. Certains estiment même qu'il pourrait tendre rapidement vers zéro.
Cet effondrement est une grande déception pour les organisations non gouvernementales (ONG) et pour la Commission européenne. Celle-ci, à l'initiative du marché des quotas, visait à préparer les industriels européens à respecter les engagements pris dans le cadre du protocole de Kyoto.
De fait, les industriels concernés (énergéticiens, cimentiers, sidérurgistes, soit environ 12 000 sites européens) se sont vus distribuer, pour les années 2005, 2006 et 2007, des quantités de quotas à ne pas dépasser, avec la possibilité d'en acheter ou d'en vendre sur le marché selon qu'ils émettaient plus ou moins que prévu.
Le but était que le quota devienne une ressource suffisamment rare - et donc chère - pour inciter les industriels à réduire leurs émissions et à investir dans des technologies propres. Mais, avec un quota à moins d'un euro, ils n'ont aucun intérêt à faire des efforts. " Le système a en partie échoué dans la mesure où il n'a pas conduit à autant de réductions d'émissions qu'espéré", reconnaît Henrik Hasselknippe, un des responsables de la société d'études norvégienne Point Carbon.
"DÉVELOPPEMENT PROPRE"
L'effondrement du prix de la tonne de CO2 est lié, selon les experts, aux attributions de quotas beaucoup trop laxistes en 2005. A l'exception des énergéticiens, la plupart des industriels ont reçu plus de permis qu'ils n'ont émis de CO2 cette année-là. Pour 2006 et 2007, les calculs de conformité site par site (vérification des quantités émises par rapport aux quotas alloués) n'ont pas été encore réalisés. Mais nombre d'observateurs s'attendent au même constat, vu que les quotas alloués pour ces années ont été les mêmes qu'en 2005.
La douceur exceptionnelle de cet hiver et la faiblesse relative du prix du gaz en Europe (il a été divisé par dix en un an), expliquent aussi en partie cette chute de la valeur du quota. Les énergéticiens, principaux intervenants sur le marché du CO2, n'ont de fait pas été incités à acheter des permis d'émettre, étant donné qu'ils ont pu assurer une bonne partie de leur production d'électricité via l'énergie hydraulique ou le gaz, peu émetteurs de CO2.
Pourtant, sur Powernext Carbon, les quantités de quotas échangés restent à des niveaux records, en raison de la présence de spéculateurs qui, misant sur un printemps froid et un été caniculaire, parient sur un rebond des prix. "Jusqu'à il y a peu, nombre d'industriels hésitaient à vendre leurs quotas, de peur d'en manquer. Aujourd'hui, ils les cèdent avant qu'ils ne valent plus rien", explique Emmanuel Fages, analyste à la Société générale.
La phase "2" du marché du carbone, entre début 2008 et fin 2012, fonctionnera-t-elle mieux, avec un prix du quota suffisamment élevé ? Tout dépendra de la capacité de la Commission européenne à imposer aux Etats des plafonds de quotas plus bas pour leurs industriels respectifs.
Jusqu'à présent, elle a fait preuve de détermination. Elle a notamment obligé la France à revoir sa copie : les quelque 1 500 sites français concernés ne pourront pas émettre plus de 132,8 millions de tonnes de CO2 par an au total, entre 2008 et 2012. Le ministère de l'écologie rouvre une consultation à partir du 23 février afin de déterminer comment répartir ces quotas entre industriels.
Les intervenants sur le marché du CO2 semblaient parier, ces derniers temps, sur la fermeté de la Commission. En effet, le prix du contrat à terme pour livraison d'une tonne de CO2 en décembre 2008 restait élevé (environ 18 euros au début 2007). Mais il a perdu près de 30 % en un mois et demi. "Le fait que des sociétés européennes commencent à aller chercher des permis d'émissions de CO2 à l'étranger, puis à les échanger, peut compter", suggère M. Hasselknippe.
De fait, un certain nombre d'entreprises européennes ont commencé à utiliser un des principaux mécanismes du protocole de Kyoto, celui "pour un développement propre". Elles ont investi dans des projets réducteurs d'émissions dans des pays en développement, et ont été - ou sont en passe de l'être - créditées d'autant de permis (quotas) que de tonnes d'émissions évitées. Quelque 1 800 projets ont été déposés sur les bureaux des Nations unies, correspondant à 2 milliards de permis.
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