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Les ministres de l'Environnement des 25 ont vivement critiqué jeudi la politique européenne d'autorisation des OGM, qu'ils ont eux-même mise en place, en demandant plus de transparence dans les évaluations de risques faites par les scientifiques de l'UE. Farouchement opposé aux organismes génétiquement modifiés, l'Autriche, qui assure la présidence de l'Union jusque fin juin, veut durcir la politique européenne sur les OGM, pourtant déjà la plus stricte du monde et contestée au sein de l'Organisation mondiale du commerce par les pays exportateurs d'OGM. "Il ne s'agit pas d'un non catégorique aux OGM, mais certaines questions doivent être résolues pour rétablir la confiance dans les prises de décisions", s'est défendu le ministre autrichien, Josef Pröll, soulignant que ce "thème émeut fortement les populations européennes". Lors d'un premier débat public jeudi à Bruxelles, les ministres ont abordé les méthodes de travail de l'Autorité européenne de sécurité des aliments (EFSA), installée à Parme (Italie) et qui conseille la Commission européenne sur les questions de sécurité alimentaire. De nombreux pays lui reprochent de délivrer des opinions systématiquement positives sur les OGM, sans tenir compte de certains avis négatifs des agences scientifiques nationales. "L'AFSA ne répond qu'avec beaucoup de réticences aux objections des Etats membres", s'est ainsi plaint le ministre allemand, Sigmar Gabriel. Autre reproche fait à l'agence, celui de ne travailler que sur des études de toxicité faites par les sociétés demandant d'une autorisation, des études qui restent en outre confidentielles. "Il faut que tout soit clairement publié et que le citoyen puisse suivre de A à Z le processus décisionnel", a plaidé la ministre danoise, Connie Hedegaard. Une polémique avait éclaté en 2004 lorsque des scientifiques avaient jugé que l'EFSA ne tenait pas assez compte d'une étude montrant des effets négatifs sur des rats nourris à un maïs de la firme américaine Monsanto. L'association Greenpeace avait dû porter l'affaire en justice en Allemagne pour contraindre Monsanto à publier ces études.
Face à ces critiques, le commissaire à l'Environnement, Stavros Dimas, a répondu que l'EFSA, créée seulement en 2002, était "encore en train de trouver sa façon de travailler". La Commission est en train de faire procéder à un audit de l'agence et décidera d'améliorations pour que le "processus d'évaluation soit aussi complet et transparent que possible", a-t-il assuré. Autre question soulevée jeudi par Vienne, la prise de décision au niveau politique sur les autorisation des OGM, qui fonctionne très mal. Après l'avis rendu par l'EFSA, la Commission soumet en effet une proposition de mise sur le marché aux 25. De fait, sur les dix cas d'OGM soumis aux ministres depuis la levée du moratoire européen en 2004, ceux-ci ne sont jamais parvenus à dégager la majorité qualifiée requise pour approuver ou rejeter une autorisation, laissant la Commission endosser la responsabilité du feu vert. Vienne souhaiterait que les décisions puissent se prendre à la majorité simple, ce qui permettrait aux pays anti-OGM de bloquer plus facilement les autorisations. Mais cette proposition a peu de chances de recueillir un consensus, étant donné que cette procédure fonctionne efficacement dans d'autres secteurs de l'Union. "Si nous résolvions déjà les inquiétudes sur l'évaluation des risques, alors la question de la prise de décisions deviendrait moins polémique", a estimé le commissaire Dimas. Avant de revenir sur ce débat au niveau ministériel en juin, l'Autriche va organiser en avril deux conférences d'experts, portant notamment sur la question très controversée de la coexistence des cultures traditionnelles et OGM dans l'Union
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Il serait peut-être temps qu'ils se posent la question, depuis le temps qu'on leur dit ! En Europe nous ne sommes pas faits pour ingurgiter ce genre de trucs, alors que nous ne sommes pas demandeurs on en trouve sournoisement dans le lait et dans la viande.... Les OGM plus on les fiche à la porte, plus ça rentre par les fenêtres
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Lord69 Modérateur
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Sam Mar 11, 2006 10:15 pm
Enfin ..... juste 10 ans trop tard !
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Nimzegin Eléphant
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Sam Mar 11, 2006 10:44 pm
« Lord69 » a écrit:
Enfin ..... juste 10 ans trop tard !
Pour l'Europe ? non tu oublies le moratoire
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Lord69 Modérateur
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Mer Mar 15, 2006 3:12 pm
« Nimzegin » a écrit:
« Lord69 » a écrit:
Enfin ..... juste 10 ans trop tard !
Pour l'Europe ? non tu oublies le moratoire
Non je n'oublie rien : le moratoire aurait du s'accompagner d'une campagne de test. C'est dommage de pas l'avoir fait.
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Nimzegin Eléphant
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Mer Mar 15, 2006 4:10 pm
Les tests ont été fait et commandés par Greenpeace, car nos gouvernants n'en ont fait réaliser aucun, ou sinon quand ils l'ont fait c'était à travers les sociétés qui les fabriquent, et il a été demandé que ces études restent secrêtes. Le grand public ne sait donc rien à leur sujet, ce qui est assez scandaleux, surtout si des études ont été effectuées par des labo étrangers - comme en Australie - et où elles s'avèrent négatives pour l'emploi des OGM. L'Etude de Seralini est postée quelque part sur le forum, c'est un des rares chercheurs qui n'aient jamais été sollicité par les privés producteurs d'OGM
Voici une interview
http://jeunesverts.org/sciences-po/index.php?2005/03/01/47-lentretien-gilles-eric-seralini-professeur-de-biologie-moleculaire-a-caen
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L'entretien: Gilles-Eric Séralini, Professeur de biologie moléculaire à Caen
Gilles-Eric Séralini est l’un des rares spécialistes des OGM en France a n’avoir pas été financé ou promu à un moment où un autre par les producteurs de pesticides et autres… Jonathan Morice, des Jeunes Verts de Sciences Po, l’a rencontré pour nous.
M. le professeur Séralini, vous dénoncez ceux qui, membres la communauté scientifique ou non, prétendent détenir la vérité sur les OGM, au prix d’une vision réductrice de la complexité génétique et des écosystèmes. Grosso modo, ce n’est pas parce qu’on a pas prouvé tous les risques potentiels des OGM qu’on a prouvé qu’ils n’existaient pas ?
Bien sûr. Et on a parfois prouvé qu'ils existaient, avec plusieurs nouveaux tests de nutrition de rats avec des OGM pendant 90 jours, lesquels montrent des différences significatives par rapport à un groupe comparable de rats nourris sans OGM. Ces tests sont commandités par les firmes elles-mêmes qui n'admettent ces résultats cependant que confidentiellement, et ne veulent pas les rendre publics dans leur intégralité, comme nous le demandons au CRIIGEN. Il y a deux types de risques sanitaires : ceux qui sont liés à la technique de transgenèse elle-même, pouvant avoir des effets inattendus, et ceux liés au caractère que l'on veut transmettre à l'OGM, tolérer ou produire des pesticides par exemple pour les principaux OGM commercialisés et cultivés dans l'environnement.
Voici le début de l'interview très intéressante !!
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Mer Mar 15, 2006 4:48 pm
« Nimzegin » a écrit:
Les tests ont été fait et commandés par Greenpeace, car nos gouvernants n'en ont fait réaliser aucun, ou sinon quand ils l'ont fait c'était à travers les sociétés qui les fabriquent, et il a été demandé que ces études restent secrêtes. Le grand public ne sait donc rien à leur sujet, ce qui est assez scandaleux, surtout si des études ont été effectuées par des labo étrangers - comme en Australie - et où elles s'avèrent négatives pour l'emploi des OGM. L'Etude de Seralini est postée quelque part sur le forum, c'est un des rares chercheurs qui n'aient jamais été sollicité par les privés producteurs d'OGM
Voici une interview
http://jeunesverts.org/sciences-po/index.php?2005/03/01/47-lentretien-gilles-eric-seralini-professeur-de-biologie-moleculaire-a-caen
Encpore une fois, merci les groupes comme Greenpeace !
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pipoune Dinosaure du Forum
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Mar Avr 11, 2006 11:58 am
j'ai trouvé ça aussi, c'est pas mal :
Citation:
L'Association Française des Ingénieurs Ecologues (AFIE) insiste sur la nécessité d'études écologiques préalables propres à mettre en évidence les impacts environnementaux de l'utilisation de ces variétés végétales.
Elle s'inscrit ici exactement dans la même ligne que le rapport sénatorial PASTOR (2003) qui déclarait clairement " les écologues n'ont sans doute pas été assez entendus ".
Il n'y a pas consensus au sein de la communauté scientifique, faute d'études scientifiquement étayées, et d'un recul historique suffisant, relativement aux impacts des cultures génétiquement modifiées sur l'ensemble des écosystèmes.
Le développement durable implique l'application rigoureuse des concepts dits de précaution tels que définis dans le Protocole de Carthagène (2000) en son article premier (" assurer un degré adéquat de protection pour le transfert, la manipulation et l'utilisation sans danger des organismes vivants modifiés résultant de la biotechnologie moderne qui peuvent avoir des effets défavorables sur la conservation et l'utilisation durable de la diversité biologique, compte tenu également des risques pour la santé humaine, en mettant précisément l'action sur les mouvements transfrontières ").
Assurer un degré adéquat de protection impose au préalable d'évaluer les risques, notamment environnementaux.
Cette évaluation est urgente, et nécessite des moyens financiers importants, actuellement inexistants.
Alors même que le ministère de l'Ecologie et du Développement Durable vient d'insister à juste titre sur la nécessité d'étudier les nouveaux impacts sur la qualité de l'eau (perturbateurs endocriniens, médicaments, toxines algales, etc.), il apparaît également indispensable de s'interroger sur l'ensemble des atteintes modernes aux écosystèmes, et de proposer des moyens adaptés pour que ces travaux puissent être réalisés.
L'AFIE, qui regroupe des spécialistes de terrain de haut niveau, s'inquiète de cette situation à une époque où la politique de recherche en France est de plus en plus affaiblie et où la levée du moratoire européen sur la commercialisation des OGM est toujours d'actualité.
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Lord69 Modérateur
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Mar Avr 11, 2006 1:46 pm
C'est bien mais... les lois vont être vôté au nom de la survit économique de l'europe.....
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pipoune Dinosaure du Forum
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Mar Avr 11, 2006 3:30 pm
ça va leur faire une belle jambe! ils vont se retrouver comme des cons avec leur loi pour la survie économique de l'europe, quand nous serons tous sur les lits d'hopitaux à cause de leurs OGM
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