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Ven Déc 07, 2007 3:42 pm
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Le bâtiment doit se mettre en 4 pour réduire sa consommation
04/12/2007 13:54
Le bâtiment, principal émetteur de gaz à effet de serre en France, devra faire beaucoup d’efforts pour atteindre le fameux facteur 4, soit une réduction de 75% de ses émissions par ce chiffre, d’ici 2050. Le chantier est non seulement technique, mais aussi réglementaire et financier. Pour l’existant, la facture s’élève entre 700 milliards et 1.400 milliards d’euros en 40 ans.
Gouvernerpar Victor Roux-Goeken
«Il ne devrait pas y avoir de difficultés pour arriver au facteur 2 dans le bâtiment, mais le facteur 4 va demander un gros effort», diagnostique Alain Mongon, membre fondateur de l’Académie des technologies, lors d’un colloque organisé par l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe) et le Conseil national des ingénieurs et des scientifiques de France (CNISF) lors du salon Pollutec, mercredi 28 novembre. «Il n’y a pas de rupture technologique à faire mais il faut de la volonté et une réglementation thermique plus stricte.»
Pour l’habitat neuf, «celle-ci est suffisante, estime Marie-Christine Roger, chef du bureau de la qualité technique et de la prévention à la Direction générale de l’urbanisme, de l’habitat et de la construction. La réglementation thermique (RT) 2010 imposera une consommation maximale comprise, tous climats confondus, entre 80 et 90 kilowattheures équivalent pétrole par mètre carré et par an (kWh/m²/an), et 35% des nouveaux bâtiments au moins devront atteindre une basse consommation (50 kWh/m²/an). Cette dernière consommation deviendra maximale avec la RT 2012, qui supprimera le chauffage électrique et imposera l’eau chaude sanitaire par énergie renouvelable. Le but étant d’arriver, avec la RT 2020, à la construction de bâtiments à énergie positive. Or, selon Jean Carassus, directeur du département économie et sciences humaines au Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB), le taux annuel de construction neuve du parc se situe entre 1 et 1,5%... une goutte d’eau par rapport à l’existant.
C’est justement du côté de l’existant que l’effort à fournir est le plus grand. La consommation énergétique du bâtiment est en croissance constante depuis 30 ans. A lui seul, le secteur a représenté 42,5% de l’énergie finale totale en 2005, soit 160,6 millions de tonnes équivalent pétrole, et a émis 23% des émissions nationales, soit 534 millions de tonnes équivalent CO2. «Le plus gros défi, selon Pierre Herant, chef du département bâtiment et urbanisme de l’Ademe, est d’opérer les modifications sur la durée pour que l’investissement ne pèse pas trop.»
Bien qu’étalée dans le temps, la somme à régler est plutôt salée. L’ensemble du parc totalise 3,5 milliards de mètres carrés, soit 2,6 milliards pour les logements et 850 millions pour le tertiaire. Il faut compter entre 200 à 400 € de travaux au mètre carré pour atteindre le facteur 4 dans l’existant, d’où une facture totale comprise entre 700 et 1.400 milliards €. Pour la financer, le ministre chargé de l’environnement, Jean-Louis Borloo, a annoncé la création dans le cadre du Grenelle d’un prêt à taux d’intérêt inférieur aux économies d’énergie réalisées, qui reste maintenant à concrétiser.
Les obstacles sont nombreux et connus. Il y a d’abord «l’émiettement de la profession du bâtiment», selon Alain Mongon. Plus de la moitié des entreprises du bâtiment – soit 276.000 – comprennent de 1 à 10 salariés, qu’il va falloir convertir en très peu de temps à l’efficacité énergétique. Les embauches à réaliser seront de l’ordre d’une centaine de milliers, dans un secteur longtemps perçu comme une voie de garage pour élèves en faillite. Vient ensuite le gros retard français: 41% du parc est équipé de fenêtres à simple vitrage et plus de la moitié n’a fait l’objet d’aucun travail d’isolation de toiture depuis 20 ans. Et le tiers des résidences principales a été construit «à la va-vite» entre 1950 et 1974, au moment où l’énergie était très bon marché.
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Ven Déc 07, 2007 3:49 pm
NO POSSIBLE ?
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Facteur 4: affrontement deux ans après son adoption
15/10/2007 11:58
Le point de vue du haut fonctionnaire Jean Syrota, qui conclut dans un rapport à l’impossibilité pour la France de respecter le facteur 4 et à l’absence d’obligation dans ce sens, a fait l’objet de nombreuses critiques de la part des ONG, mais aussi de l’Ademe.
Analyserpar Claire Avignon
Les critiques portent sur deux plans: les modèles à partir desquels Jean Syrota et sa commission énergie ont montré que la France ne pourrait pas aller au-delà d’un facteur 2,6 en termes de réduction d’émissions de gaz à effet de serre (GES) d’ici 2050 (1), mais aussi l’analyse selon laquelle la France n’aurait pas à respecter la réduction de 75% des émissions carboniques d’ici la moitié du siècle, dit facteur 4.
Selon la loi sur l’énergie de 2005 (1), «cette lutte [contre le changement climatique] devant être conduite par l'ensemble des Etats, la France soutient la définition d'un objectif de division par deux des émissions mondiales de gaz à effet de serre (GES) d'ici 2050, ce qui nécessite, compte tenu des différences de consommation entre pays, une division par 4 ou 5 de ces émissions pour les pays développés.» Pour Jean Syrota, cette déclaration ne signifie pas que la France doive respecter le facteur 4. «Ce n’est pas ma lecture», déclare le haut fonctionnaire. D’après lui, la France étant dans les bons élèves européens en termes d’émissions de GES par habitant -du fait du parc de production d’électricité d’origine nucléaire-, elle n’a pas à faire autant d’efforts que ses voisins, notamment l’Allemagne. «J’ai eu l’occasion de parler avec des parlementaires qui m’ont dit ne pas avoir eu le sentiment de voter l’obligation du facteur 4» lors du vote de la loi de 2005.
Pour Michèle Pappalardo, présidente de l’Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie (Ademe), la loi «n’est pas forcément écrite de manière très précise», mais l’important est que les hommes politiques, de Jean-Pierre Raffarin, Premier ministre de 2002 à 2005 à Nicolas Sarkozy, actuel président de la République, se soient «approprié» cet objectif. «La loi n’aura de toute façon aucun sens en 2050, mais donner dès aujourd’hui cet objectif permet de donner de la visibilité.»
En outre, rappelle Michèle Pappalardo, qui a présidé le groupe de travail de la commission Syrota sur les «enseignements du passé», «les modèles, jusqu’à présent, n’ont jamais prévu ce qu’il s’est réellement passé, ni en termes d’émissions, ni en termes de solutions, car ils ne font que prolonger les tendances. Or, aujourd’hui, comme dans les années 1970, nous sommes dans une période de rupture.» Jean Syrota en est bien conscient, de même qu’il reconnaît les limites des simulations dans lesquelles il n’a «pas trop confiance». Pourtant, il persiste et signe: «Pour aller au-delà du facteur 2 à 2,5, il serait nécessaire d’adopter des mesures qui ne nous paraissent pas plausibles, comme la délocalisation des industries très consommatrices d’énergie, ou le stockage de CO2, qui pose des problèmes d’acceptabilité et qui concerne surtout les pays produisant de l’énergie à partir de charbon.»
Une analyse que ne partage pas l’association Négawatt qui dénonce pêle-mêle «trop peu d'efficacité énergétique et d’énergies renouvelables, aucune politique territoriale décentralisée de l’énergie et le nucléaire, dogme intangible, considéré comme seul moyen sérieux de lutte contre le changement climatique.» Le scénario «tout électrique tout nucléaire» fait également bondir les énergéticiens Benjamin Dessus et Bernard Laponche: ils dénoncent dans une note commune publiée dans le cadre de l’association Global Chance «ce scénario très intense en électricité» qui condamne la France à utiliser du gaz ou du charbon «pour gérer les pointes» auxquelles les centrales nucléaires ne peuvent faire face, et «ceci d’autant plus qu’on a besoin de plus d’électricité».
L’Ademe est, bien entendu, beaucoup moins critique sur le choix nucléaire, mais rappelle par la voix de Michèle Pappalardo que les modèles utilisés pour les scénarios n’ont pas pu tourner très longtemps, et que le stockage de CO2 peut être utilisé en France en dehors de l’application liée au charbon, «pour les industries lourdes type sidérurgie, et même pour la production de biocarburants.»
41% du parc est équipé de fenêtres à simple vitrage et plus de la moitié n’a fait l’objet d’aucun travail d’isolation de toiture depuis 20 ans
C'est dingue ça
« Delair » a écrit:
Le point de vue du haut fonctionnaire Jean Syrota, qui conclut dans un rapport à l’impossibilité pour la France de respecter le facteur 4 et à l’absence d’obligation dans ce sens, a fait l’objet de nombreuses critiques de la part des ONG, mais aussi de l’Ademe.
Le genre de personne qui a envi de bouger
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D’après lui, la France étant dans les bons élèves européens en termes d’émissions de GES par habitant -du fait du parc de production d’électricité d’origine nucléaire-, elle n’a pas à faire autant d’efforts que ses voisins
Décidément, lui c'est moins j'en fais, mieux je me porte C'est la porte qu'il devrait prendre...
9A doit être quelqu'un qui à les moyen et ne s'occupe pas des économies chez lui...
« Delair » a écrit:
L’Ademe est, bien entendu, beaucoup moins critique sur le choix nucléaire
C'est ça le problème quand il n'y a pas d'indépendance vis à vis de la politique...
N'empêche, 2050 faut pas être pressé... en dix ans les entreprises on bien les moyens de s'adapter.
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DELAIR Eléphant
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Ven Déc 07, 2007 8:40 pm
Tu rigoles ? Dans l'ancien c'est une galère innomable !!!!! En plus, ce n'est pas les plus riches qui habitent dans l'ancien à rénover !!!
Je n'ai jamais parlé de prix, mais de volonté de la personne qui est défaitiste et veut affirmer la défaite aux autres. Sans oublier son côté mauvais élève sous prétexte que la France est bien placée, pas la peine d'en faire plus
Avec des personnes comme ça on va pas aller loin.
Quand au mitigeur je ne sais pas combien ça coûte y'en a à tous les prix et comme je suis bricoleur, j'aurais économiser le coup d'installation. Le mitigeur n'est pas écologique en lui même : il peut être aussi gaspilleur qu'un robinet classique voir même plus car bien souvent il n'est pas mis sur l'eau froide mais entre les 2, hors on utilise le plus souvent l'eau froide. A moins que tu ne souhaitais parler de régulateurs (ça coûte 8€ de bonne qualité )?
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Dernière édition par Ptit_loupo le Sam Déc 08, 2007 2:07 am; édité 1 fois
Loupo, ce que je veux dire c'est qu'un facteur 4 dans le batiment ancien ne se fera pas par des incantations ou du bricolage , c'est un problème d'argent , ça coute une fortune pour un retour sur investissement très lointain.
A part qq réalisations récentes, TOUT le parc de logement et a rénover pour atteindre un facteur 4 . Ça va prendre des dizaines d'années......... Si le Peak-Oil nous en laisse le temps , ce dont je doute .
"Le mitigeur, souvent il n'est pas mis sur l'eau froide mais entre les 2"
Belle Lapalissade ......280€ttc , t'imagine une maison du sol aux combles. Dans le pire des cas c'est moins cher de reconstruire HQE
Pour le coût je suis d'accord et l'État pourrait y aider grandement en enlevant la TVA sur les produits et services destinés à cette politique ce qui ne devrait pas pas trop ce remarquer dans son budget mais beaucoup aider les particuliers.
Mais il n'y a pas que l'argent qui joue mais la volonté : l'homme est capable de déplacer des montagnes et pas forcément dans un but économique ou avec de l'argent : simplement pour du social ou de l'écologie (le film inspiré d'une histoire vraie "L'homme qui gravit une Colline mais descendit une Montagne" est un bon exemple). Déjà en agissant sur les gestes de tous les jours (veilles, recyclage, gaspillage, clim etc), en baissant la température à 20-21°C au lieu de 24°C etc et ces efforts peuvent avoir un impact considérable.
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Pour le coût je suis d'accord et l'État pourrait y aider grandement en enlevant la TVA sur les produits et services destinés à cette politique ce qui ne devrait pas pas trop ce remarquer dans son budget mais beaucoup aider les particuliers.
L'état a déjà fait le maximum depuis plusieurs année et jusqu'en 2010 la TVA est réduite a 5.5% . Comment faire plus alors que les caisses du trésor sont vide ?
« Ptit_loupo » a écrit:
Mais il n'y a pas que l'argent qui joue mais la volonté : .
La volonté sans budget , ce sont des incantations , tout passe par l'argent . Les solutions que tu propose c'est bien pour gratter 20% de conso pas pour les 75 % du facteur 4 , pour l'atteindre il faut des investissement lourds à un point que tu ne soupçonne apparemment pas.
Les économies je les aient déjà faites , maintenant j'en suis aux investissement lourds , ce n'est pas la volonté qui me bloque c'est l'argent .
Pour une autonomie électrique pour 2 dans une petite maison du Nord, il me faut 20M² de panneaux solaire photo +/- 20 000€ et 4 M² de solaire thermique +/- 6000 € ttc fourni/posé , moins environ 7000 € d'aide fourni par l'état !!!!!!!
Tu vois le problème ? Et je te parle même pas de l'isolation etc......
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