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Au sujet de Abdussamatov, vous avez totalement raison, le chef (Head of) est son supérieur hiérarchique même s'il ont un grade (Dr. Sci.) équivalent. Il est l'un des 4 directeurs de recherche de cette équipe.
Aucune source sérieuse sur le net ne prouve qu'il est le chef du Laboratoire d'études spatiales de l'Observatoire principal (de Poulkovo) de l'Académie des sciences russe.
Vous reconnaissez l'évidence d'une baisse de la température entre 1940 et 1975 et comme réponse vous m'expliquez qu'à l'échelle du millénaire c'est baisse passe inaperçue ! Cette explication n'est pas digne de vos autres démonstrations.
La baisse est bien réelle et reste inexpliquée donc d'autres phénomènes interviennent. Le réchauffement climatique est un sujet capital pour l'humanité et avoir ignoré cette période à tout simplement instauré le doute dans la tête de million de personnes.
Vous n'imaginez même pas le nombre d'experts qui ont présenté la courbe de crosse en passant sous silence ces 35 années comme si cette période n'existait pas ... c'est simple tous !
Lord69 Modérateur
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Posté le:
Sam Sep 22, 2007 1:02 pm
La baisse observée entre 1940 et 1975 était réelle mais.... d'une ampleur bien plus faible que la hausse moyenne constaté sur 100 ans. Et elle n'est pas ignorée cette période, elle ne fait juste pas baisser significativement les courbes car elle est très faible.
On se brule moins avec de l'eau à 99 ° qu'a 100° pourtant, les deux sont très dangereuses.
C'est comme de prendre les période de grand froids sous Louis 14 et de dire "ben vous voyer, on peut se refroidir"
Le phénomène se mesure sur la durée, et non sur de courte période, et on ne peut pas nier cela.
_________________ L'exemple n'est pas le meilleur moyen de convaincre, c'est le seul (Gandhi)
alain b Koala
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Posté le:
Mar Sep 25, 2007 1:25 am
Laurent,
Pour la période de 1940 à 1975, je crois que Lord répond en partie à cette question.
Lorsque je disais "inaperçue", cela ne voulais pas dire inexistante.
Maintenant, il existe des explications ne remettant pas en cause l'effet de serre, j'y reviendrai en détail par la suite.
Mais peut être peux tu déja en avoir un aperçu en étudiant un autre phénomène d'origine humaine lui aussi et qui pourrait expliquer cette baisse. L'obscurcissement planétaire (Global dimming)
http://fr.wikipedia.org/wiki/Obscurcissement_global
Pour le reste, je continue avec:
Richard Lindzen
Richard Lindzen est Physicien atmosphérique, il a 67 ans (Né en 1940)
Il est incontestablement le pilier de tous les sceptiques du réchauffement climatique et de ses conséquences, Richard Lindzen est un de ceux qui jouissent du plus de crédibilité. Il faut dire qu'il s'exprime du haut de la chaire Alfred Sloane du Massachusetts Institute of Technology (MIT), une des plus grandes facultés américaines, et que beaucoup de scientifiques, y compris ceux qui sont très inquiets des conséquences du réchauffement climatique, respectent certains de ses travaux. Cela ne veut pas dire qu'il ne provoque pas beaucoup d'agacement dans la communauté scientifique. « Il énonce des contre-vérités », estime ainsi Kevin Trenberth, responsable du département d'analyse du climat au Center for Atmospheric Research (NCAR), dans le Colorado, et un des experts les plus reconnus aux Etats-Unis sur la question.
Curieusement, Lindzen fut d’abord membre du GIEC et participa notamment à l’élaboration du rapport de 2001, donc supposé en accord avec les conclusions de ce rapport.
C’est ensuite qu’il démissionna du GIEC avec une argumentation pour le moins « soudaines » et non issue d’une découverte qu’il aurait fait en la matière.
Son changement de camp coïncide étrangement avec la période Bush qui devient Président en janvier 2001.
Lorsque l’on voit la position du gouvernement Bush face à Kyoto, il n’y a qu’un petit pas à franchir pour comprendre que ce gouvernement ait fait un recrutement de scientifiques pour contrer l’impact du GIEC.
C’est en effet à partir de 2001 que le mouvement sceptique émerge et prend une ampleur jusque là absente ou très faible.
Les raisons invoquées par Lindzen pour son revirement sont pour le moins très peu fondées et beaucoup plus empreintes de littérature que de véritables certitudes scientifiques.
Mais laissons parler Lindzen lui-même pour mieux comprendre.
Voici des questions posées par un journaliste du journal « Les echos » à Lindzen lui-même et les réponses de l’intéressé.
http://www.fahayek.org/gazette/imagesup/Effet%20de%20serre.pdf
Citation:
Pourquoi n'admettez-vous pas que l'activité humaine ait un effet dangereux sur le climat ?
Il faut mettre les choses en perspective. Selon la théorie, les modèles et les observations, les gaz à effet de serre produits par l'homme ne contribuent qu'à un tiers de la hausse de la température à la surface de la Terre. Comment les scientifiques du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC) peuvent-ils conclure que le gros du réchauffement observé depuis cinquante ans est dû aux gaz à effet de serre des activités humaines ? Il faut aller voir dans le document, et la réponse est qu'ils ne voyaient pas ce que cela pouvait être d'autre. Ce n'est pas scientifique. Si donc l'effet de serre ne contribue qu'à un tiers du réchauffement et si la température augmente de 0,13 degré par décennie comme on l'observe, nous pourrions être responsables d'une hausse de 0,4 degré en 2100. Qui peut croire que c'est un désastre ?
Lindzen reconnaît donc bien ici, l’influence des émissions humaines sur le climat qu’il estime ne contribuer qu’à un tiers du réchauffement actuel. Il reconnaît donc de surcroit le Réchauffement en cours, et à lui seul, il déclare tenir la bonne équation lui permettant de conclure que la température augmentera de manière constante de 0.13°C par décennie.
Je trouve cela très fort pour un homme qui prétend que les scénarios sont impossible à réaliser.
Citation:
Le GIEC donne une fourchette de réchauffement de 1,5 degré à 4,5 degrés d'ici à 2100...
Une hausse de 4,5 degrés est virtuellement impossible. Cela voudrait dire que la vitesse de réchauffement est 10 fois plus rapide qu'aujourd'hui, alors que l'impact du CO2 par unité supplémentaire dans l'atmosphère décroît. Nous sommes déjà aux trois quarts de ce doublement de l'effet de serre dont on nous prédit qu'il aurait des conséquences catastrophiques. Or, nous n'avons observé qu'une hausse de quelques dixièmes de degré. Pourquoi ? Le GIEC avance quelques raisons, mais elles ne sont pas très convaincantes. Une d'entre elles est que les aérosols ont jusqu'à maintenant annulé une partie de l'effet de serre. L'autre est que cela prend du temps pour que la mer se réchauffe. Mais sait-on quoi que ce soit sur les aérosols ? Non. Le résumé du rapport du GIEC de février était assez honnête sur le sujet. Quant aux retards de réchauffement des océans, ils sont également exagérés dans nos modèles.
On remarquera ici que Lindzen se dit lui-même incapable de réfuter les hypothèse du GIEC concernant les raisons d’une accélération du réchauffement d’ici 2100 :
« Le GIEC avance quelques raisons, mais elles ne sont pas très convaincantes »
Très peu convaincantes : donc pas impossible, ce qu’il dirait s’il était certain de ses affirmations.
Il dit aussi que le résumé du GIEC est « assez honnête » concernant l’influence probable des aérosols. Tout n’est donc pas si mauvais !
« Quant aux retards de réchauffement des océans, ils sont également exagérés dans nos modèles. »
Sur quelle base Lindzen affirme t’il cette exagération ? Des impressions, des convictions ?
Citation:
Vous avez l'air de penser que la science du climat est très imparfaite. Or les scientifiques du GIEC estiment que toutes leurs prévisions se sont confirmées.
Nous avons des connaissances, mais la science du climat est immature. Il y a encore vingt ou trente ans, personne ne voulait être climatologue. La vérité est que le climat change en permanence, sans que l'homme n'en soit la cause ni ne comprenne pourquoi. La Terre a connu de nombreux phénomènes : l'âge des glaces, la période interglaciaire dans laquelle nous sommes, le réchauffement au Moyen Age, le petit âge des glaces, etc. Nous n'avons aucune explication convaincante pour aucun d'entre eux et aucun de nos modèles ne peut les répliquer. Quand vous avez travaillé sur le sujet pendant quarante ans et que, tout d'un coup, un tableau se dessine qui ne ressemble en rien à ce que vous voyez, c'est blessant...
Tout d’abord, l’on remarquera ici une contradiction flagrante, si Lindzen sous entend que le problème climatique actuel ne préoccupe que depuis « 20 ou 30 ans », lui, il s’en occupe depuis 40 ans, et à l’en croire, il devait être un des seuls.
Il reconnaît aussi qu’aucune explication n’est fiable concernant les phénomènes climatiques du passé, tels le petit age glaciaire et le réchauffement du moyen âge, pourtant beaucoup de sceptiques utilisent ces éléments comme une bible.
Curieuse conclusion aussi pour un spécialiste du climat que de comparer le passé et le présent.
Il est certain que les fluctuations du passé soient d’ordre naturel, mais peut on nier aujourd’hui, l’influence humaine sur la composition de l’atmosphère ?
Ses œillères de sceptique sont elles si grandes qu’il n’est pas capable de comprendre la différence Passé- Présent et Avenir ?
Mais peut être que l’orgueil de Lindzen lui fait nier tout en bloc, car il le dit lui-même :
« Quand vous avez travaillé sur le sujet pendant quarante ans et que, tout d'un coup, un tableau se dessine qui ne ressemble en rien à ce que vous voyez, c'est blessant... »
Citation:
Tout de même, il y a des éléments incontestables dans le rapport de février du GIEC : le niveau des océans a crû de 3,3 millimètres par an entre 1993 et 2006, les glaciers de l'Arctique ont fondu de 11 % depuis 1978, les extrêmes climatiques sont de plus en plus nombreux et 11 des dernières années ont été les plus chaudes jamais enregistrées...
Rien de cela n'est correctement mesuré et ces éléments fluctuent. Dire que 11 des dernières années ont été les plus chaudes ne signifie pas qu'il y ait une tendance. Si c'était le cas, chaque année serait la plus chaude jamais enregistrée. En fait, l'année la plus chaude a été 1998 et, depuis, les températures ont baissé. Quant au niveau de la mer, cela n'a pas de sens de prendre une période si courte que 1993-2006. Les niveaux des océans ont monté en moyenne d'environ 2 millimètres par an, avec des fluctuations, au cours des 200 dernières années. Et c'est probablement ce qui s'est produit depuis la fin du dernier âge des glaces. Par ailleurs, comment mesurions-nous le niveau des océans avant les satellites ? Avec des repères en fonction des marées, c'est-à-dire des bâtons qui permettent de comparer le niveau de la terre et celui de la mer. Mais les deux niveaux changent. Et beaucoup de fluctuations étaient dues à la Terre en raison de la tectonique, de la charge des constructions... Enfin, s'agissant de la fonte des glaciers, quelle est la valeur de cette donnée sans contexte ? Nous ne savons pas combien de glace il y avait dans l'Arctique l'été pendant les années 1930. Il faisait plus chaud à l'époque. Les mesures sous-marines des icebergs peuvent en outre être biaisées. C'est difficile à mesurer. Même les mesures des surfaces émergées sont récentes. Est-ce que vous pouvez expliquer pourquoi les glaciers avançaient du XVe siècle à la fin du XVIIIe siècle. Si on avait une réponse, cela aiderait. En fait, les glaciers ont commencé à décroître depuis le début du XIXe. Et, vers 1970, beaucoup s'étaient stabilisés. Et certains avancent en Scandinavie. Al Gore, dans son film, montre des glaciers s'écroulant. Mais qu'est-ce qui a coulé le « Titanic », si ce n'est un glacier s'étant écroulé. En général, on fait tirer des larmes du public avec des chiffres en milliards : le milliard de tonnes de glaces s'étant écroulés dans les océans, les milliards de tonnes de CO2 rejetés par les avions, etc. Que veulent dire ces chiffres ? Il faut une base de comparaison. Savez-vous par exemple qu'il y a dans l'atmosphère 385.000 tonnes de CO2 par personne pour 6 milliards de personnes sur la Terre (rires) ?
Voilà ce que j’apelle une très belle tentative pour tenter d’embrouiller les esprits.
La logique de Lindzen me semble aussi sur ce coup ébranlée, car d’après lui, si une « réelle » tendance au réchauffement était en cours, je cite : «chaque année serait la plus chaude jamais enregistrée ». Pourtant, il est le premier à crier qu’une tendance s’observe sur une plus longue période.
Mieux que nous il devrait savoir que même si le climat se réchauffe, cela ne veut pas dire pour autant que chaque nouvelle année serait plus chaude que la précédente.
Selon lui aussi, depuis 1998, année la plus chaude, les températures baissent, c’est peut être cela qui lui fait penser que nous nous dirigeons vers un refroidissement. Il s’agit donc plus d’une intuition que du résultat d’une véritable étude scientifique.
Toutefois, Lindzen ferait bien de se documenter correctement, car l’année la plus chaude est bien 2005 et 1998 est reléguée en deuxième position, de quoi mettre à plat son argumentation.
http://www.notre-planete.info/actualites/actu_838_temperature_record_annee_2005.php
On remarquera également que Lindzen critique la fiabilité des mesures du niveau des Océans avant l’ère des satellites, ce qui ne l’empêche cependant pas d’affirmer ce qui suit :
« Les niveaux des océans ont monté en moyenne d'environ 2 millimètres par an, avec des fluctuations, au cours des 200 dernières années »
Comme quoi, ce qui n’est pas fiable pour les autres, l’est bien plus pour lui.
Pour embrouiller encore plus le lecteur “non averti”, Lindzen va encore plus loin, il mélange la derive des icebergs avec la fonte de la banquise qui sont deux phénomènes totalement différents.
Il utilise pour cela la catastrophe du Titanic de 1930 :
« Mais qu'est-ce qui a coulé le « Titanic », si ce n'est un glacier s'étant écroulé »
Pourtant, il serait peut être bon pour lui de mettre ses déclarations à jour, car cela vient d’être publié par le NSIDC (National Snow and Ice Data Center) :
http://nsidc.org/
La fonte estivale des glaces arctiques a été sans précédent cette année. Elle a fait disparaître plus de 4,13 millions de km2 de banquise, soit dix fois la superficie du Royaume-Uni.
Cette superficie de banquise fondue dépasse le précédent record de l'été 2005.
Depuis, la glace se reforme et s'étend de nouveau sous l'effet du grand froid arctique qui s'installe alors que le soleil se couche pendant six mois au pôle Nord et ce partir de vendredi. La retraite des glaces arctiques a été particulièrement frappante cet été, libérant du côté de l'Alaska des milliers de km2 d'eau. Le fameux Passage du Nord-Ouest à travers l'archipel canadien qui relie l'Atlantique au Pacifique a ainsi été navigable pendant des semaines.
Pourquoi toute la communauté scientifique aurait-elle intérêt à noircir le tableau ?
Toute la communauté scientifique ? L'isolement des sceptiques a été un mythe depuis 1988. Je pourrais nommer 70 ou 80 scientifiques de renom qui sont sur la même longueur d'onde que moi. On obtient des pétitions avec des milliers de signatures. Le public devrait réaliser que la science ne se caractérise pas par de tels consensus. Ce serait très mauvais signe.
Lindzen pourrait nommer 70 ou 80 scientifiques de renom qui sont sur la même longueur d’onde que lui.
Mais de quelle longueur d’onde s’agit il, puisqu’il semble que les prévisions sceptiques soient assez semblables dans la forme, un refroidissement, mais plutôt divergentes quant à la cause (Soleil, Gulfstream,….) ?
Selon lui la science ne se caractérise pas par un consensus de plus de 2500 chercheurs, par contre, 70 ou 80 scientifiques sceptiques (sans consensus) devraient être pris au sérieux.
Etrange science aussi, que nous présente Lindzen, même si pour l’ampleur on y rajoute des pétitions nébuleuses de plusieurs millier de scientifiques ( Eux aussi spécialisés ?)
Citation:
Passons aux aspects politiques du réchauffement climatique...
Alors je ne suis plus dans mon domaine d'expertise. Je parle en tant que citoyen. Sauf sur un aspect : Kyoto ne sert à rien, tout le monde le sait. Le plus que Kyoto va faire sera de retarder un changement de température, petit ou grand, de un ou deux ans, peut-être trois, c'est tout. En plus, cela conduit à des dérives regrettables, de la corruption... on voit déjà que les dangers de cette politique sont plus grands que ceux du réchauffement.
Peut être le seul point sur lequel on pourrait être d’accord, Kyoto, tel qu’appliqué actuellement ne sert à rien. Et surtout s’il n’est pas mondialement ratifié. L’on ne diminuera en rien les émissions avec le principe de la bourse de CO2, tout au plus, nous aurons des pollueurs-payeurs, permettant quelque peu de renflouer les caisses des pays peu industrialisés.
Citation:
Pensez-vous que nous devrions faire quelque chose pour parer un éventuel réchauffement ?
Oui, mais pas ce que nous faisons maintenant. Le climat va changer, quoi que nous fassions, même sans l'effet de serre dû aux hommes. Il faut se préparer. Et c'est la raison pour laquelle il faut augmenter la prospérité dans le monde. La prospérité fait que, lorsque vous avez un tremblement de terre à Los Angeles, personne ne meurt. Quand il s'en produit un à Téhéran, il y a des dizaines de milliers de victimes. fait exactement l'inverse : il dit : « Nous devrions tous être plus pauvres. » Il nous fait perdre de vue les vraies priorités. Deux milliards de personnes n'ont pas encore l'électricité. C'est immoral.
Bizarre que Lindzen réponde par l’affirmative à cette question. Il pense donc que nous devrions faire quelque chose pour parer le réchauffement.
C’est pourtant lui qui déclare plus haut :
« La vérité est que le climat change en permanence, sans que l'homme n'en soit la cause ni ne comprenne pourquoi. » Dans ce cas, nous ne pouvons rien y faire.
Mais Lindzen, en grand scientifique, connaît la parade aux fluctuations climatiques, la prospérité !
Il fallait y penser, mais tout de même, je suis sceptique, qu’en pensent les habitants de la Nouvelle Orléan ?
Pourtant considérés prospères, les Etats-Unis, non ?
Et j’avoue que Lindzen arrive même à me faire rire, lorsqu’il traduit Kyoto a sa manière :
« Kyoto dit : « Nous devrions tous être plus pauvres. » »
De toute façon, si Kyoto disait réellement cela, je ne suis pas sur que la vie en serait moins agréable, sauf pour les gros capitalistes, et ce qui est certain, c’est que c’est justement eux que Kyoto dérange.
Citation:
N'a-t-on pas un devoir de prudence, surtout aux Etats-Unis, qui émettent un quart des gaz à effet de serre rejetés dans l'atmosphère alors qu'ils ne représentent que 5 % de la population mondiale ?
Dire « que va-t-il arriver à mes petits-enfants ? » est une question idiote. C'est plutôt pour s'être posé la question que nous passerons pour des imbéciles auprès d'eux. Est-ce que vous les imaginez se retourner vers notre époque et voir que nous nous sommes mis à délirer pour quelques dixièmes de degrés que personne ne pouvait sentir. Ce que nous faisons n'aura pas d'impact. Vous me dites : « Pourquoi ne pas commencer, pourquoi pas ne plus émettre de carbone, pourquoi pas se passer de pétrole ? » Mais si nous ne pouvons pas ? C'est fou. On ne peut même pas respecter Kyoto en Europe. Quels pays respectent ces règles ? De toutes les menaces contre le monde, le climat est en bas de l'échelle.
Une question idiote de s’interroger sur le sort de ses petits enfants ???
Voilà un avis bien étrange qui nous confirme bien que Lindzen ne maîtrise pas toute la problèmatique environnementale.
Il oublie qu’il n’y a pas que le problème du réchauffement en lui-même, mais aussi les problèmes capitaux de la biodiversité, de la pollution, des ressources en eau potable, et de la qualité de vie en général.
Et rajouter encore que : « De toutes les menaces contre le monde, le climat est en bas de l'échelle. », c’est je pense s’avancer un peu vite, et cela suppose que les problèmes climatiques soient connus et maîtrisés par ce cher Lindzen.
Cela démontre une fois de plus que scientifiquement, Lindzen ne dispose d’aucun élément pouvant sérieusement remettre en cause les résultats du GIEC, sinon, il ne se lancerait pas dans une telle « démonstration ».
Et par la même occasion, il pourrait peut être s'intéresser de plus près au phénomène d'obscurcissement planétaire (Global dimming), de quoi faire froid dans le dos et peut être renforcer l'inquiétude que nous avons pour nos petits enfants.
Citation:
Etes-vous inquiet de vous retrouver dans vingt ans dans la situation d'avoir eu tort ?
La perspective que quelque chose de grave se produise dans les vingt ans à venir est éloignée. Le plus probable est que, dans les trente prochaines années, il y aura eu un refroidissement et la communauté scientifique dira : nous le savions dès le début. Les mêmes gens qui s'inquiétaient du refroidissement il y a trente ans, s'inquiètent maintenant du réchauffement.
Bien que Lindzen soit opposé au fait que l’on puisse établir des scénarios pour le futur en matière de climatologie, il ne se gène personellement pas pour en faire un, il prédit un refroidissement dans les 30 prochaines années ! Sur quelles bases ? Mystère !
Et lorsque le scientifique James Annan, lui propose un pari sur ses prédictions, Lindzen recule et ne donne plus alors qu’une chance sur deux à sa propre prédiction.
De toute manière, Lindzen ne risque vraiment plus rien sur ses affirmations d’une situation climatique dans 30 ans. Il a déjà 67 ans, et la probabilité qu’il atteigne l’age de 97 ans est à mon avis beaucoup plus faible que la probabilité de la responsabilité humaine dans les gaz à effet de serre.
En fait, suite à cette analyse, je doute fort que Lindzen s’inquiète réellement de la validité ou non des scénarios, il semble qu’il cherche là plutot une manière de se mettre au premier plan de l’actualité, il est maintenant très connus du public grâce à sa position de sceptique d’envergure dans la problèmatique du Réchauffement.
Me concernant, je n’aurais peut être jamais connu Lindzen, si je ne m’étais pas interessé au climat.
En fait, ce qui aurait été intéressant, et LA question que j’aurais probablement posée à Lindzen dans cette interview, c’est de savoir les raisons pour lesquelles il a démissionné du GIEC en 2001.
En cherchant sur le net, j’ai trouvé deux réponses contradictoire.
Un avis sceptique :
Citation:
Richard Lindzen, un spécialiste de l'atmosphère, titulaire de la chaire Alfred Sloan de météorologie au MIT (Gus, c’est pas un Cegep), a démissionné du GIEC en 2001, dont il désapprouvait les conclusions finales qui ne reflétaient pas les recherches courantes
Nous ne connaîtrons sûrement jamais le fin mot de l’histoire, mais connaissant Lindzen et toute la polémique qu’il a lancé, il est fort à penser que son départ du GIEC était lié à une question de fierté.
Lindzen est à mon sens assez rusé pour savoir que sa position sceptique (si elle était vraiment fondée) aurait pu être mieux entendue et défendue, s’il était resté au sein du GIEC
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