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Je pense que vous avez suivi ces dernières semaines l'affaire du porte-avion Clemenceau? L'état français a donc joué à l'autruche en décidant d'envoyer cette énorme carcasse bourrée d'amiante en Inde car les coûts liés au démantèlement de bateaux y sont très très compétitifs et de plus l'amiante qui est retirée des coques... va bourrer les bronches des ouvriers indiens... avant d'être stockée de façon totalement anarchique on ne sait où!
Depuis, Greenpeace et quelques associations on pris le relais en Inde pour arriver à faire douter l'état indien.
Je vous laisse juger par vous mêmes, en espérant qu'ils refusent le Clémenceau et "remettent" la France face à ses obligations!
---> http://fr.news.yahoo.com/06012006/290/l-inde-pourrait-s-opposer-au-transfert-du-clemenceau.html
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GREDAY Invité
Posté le:
Sam Jan 07, 2006 12:06 am
Bonjour,
On voudrait que ce soit une fausse réalité et c'est une réalité de plus qui s'impose.
Refiler le m...... à d'autres...
Le problème crucial, le travail et que des gens acceptent pour un bas salaire. Au détriment de leur santé mais c'est un travail ou rien et l'errance, des moyens de survie encore plus limités même si le travail revêt un danger, celui de trouver la mort à brève échéance au contact de l'AMIANTE.
Apparemment, le bateau n'est pas arrivé à destination.
Mais que deviendra t-il ?
Geenpeace entre l'homme et le poison et les institutions qui doivent mieux se responsabiliser ...
Exact ... j'ai vu cela aux informations tout à l'heure ... honte à la France !!
Mais voici ce que j'ai trouvé sur le site de GREENPEACE
Citation:
Bombay, Inde Rebondissement juridique dans l'histoire du Clemenceau. La Commission spéciale de la Cour Suprême indienne chargée d'examiner ce jour l'acceptabilité du porte-avion Clemenceau sur le chantier de démantèlement d'Alang vient d'émettre une recommandation négative. Et le message envoyé aux autorités françaises n'est pas tendre. Selon le porte-parole de cette commission de la Cour suprême, l'importation du Clemenceau est illégale car elle viole la Convention de Bâle relative aux exportations de déchets toxiques. Toujours selon ce porte parole, les estimations fournies par la France sur les quantités d'amiante encore à bord sont "incomplètes, inutiles, non transparentes et variables". Dans ces conditions, "le Clemenceau n'est pas autorisé dans les eaux indiennes et devra rester en dehors des 200 miles nautiques". Le porte-parole a même indiqué que c'était là une question de moralité. La France a maintenant deux semaines pour apporter de nouvelles informations qui pourraient retourner cette décision.
Je ne suis pas certain que l'idée d'envoyé le Clemenceau en Inde, soit une si mauvaise idée que çà.
C'est un sujet que je suis, du coin de l'oeil depuis plusieurs années, car ayant une passion pour les navires de guerres (mais pas pour la guerre, je precise) et connaissant bien Toulon et sa rade.
Je m'explique :
Il existe en Inde plusieurs entreprises spécialisées dans le desamiantage. Trois entreprises sont reconnues mondialements pour être des entreprises de qualités avec un niveau de securité maxi.
Et le gouvernement français a choisit une de ces trois entreprises.
En effet il l'a choisit pour sa grande réputation et biensur pour ses prix trés concurencielle du fait du cout tres bas de la main d'oeuvre la bas On ne peut pas reprocher à la France de vouloir faire des économies du moment que l'entreprise choisit est clean, quand bien même elle soit en Inde.
_________________ La sagesse c'est d'avoir des rêves suffisamment grands pour ne pas les perdre de vue lorsqu'on les poursuit.
Pour répondre à mon petit Seb
Voici ce que j'ai trouvé sur France2.fr :
Citation:
Des risques pour les travailleurs indiens
Michel Parigot, président du Comité anti-amiante et vice-président de l'Andeva a affirmé jeudi qu'il fallait empêcher le désamiantage du porte-avions Clemenceau en Inde, ce pays ne respectant pas les règles de sécurité, ce qui fait encourir "un risque grave" aux ouvriers indiens.
"En Inde, il n'y a absolument aucune réglementation pour les chantiers de désamiantage et les mesures de sécurité minimales ne sont pas respectées", a expliqué M. Parigot sur Europe 1 jeudi.
"Cela veut dire que c'est un risque grave pour les ouvriers indiens qui seraient amenés à faire ce travail et je crois que c'est notre responsabilité d'éviter que ce soit le cas", a-t-il ajouté, demandant que l'opération soit réalisée en France, où les règles de sécurité sont respectées.
A cette demande, a-t-il souligné, le gouvernement répond qu'il a été incapable "de trouver des entreprises qui fassent à la fois le désamiantage et la démolition", un argument que M. Parigot réfute.
Il assure notamment que le gouvernement a refusé il y a deux ans une proposition d'une entreprise qui aurait permis de mettre en place, sur un chantier naval, "une filière pour le traitement des navires en fin de vie". "Car le problème ne se pose pas que pour le "Clemenceau". Il n'y a pas que de l'amiante à enlever, il y a aussi beaucoup de produits toxiques dans les navires", a-t-il fait valoir.
Selon lui, après le désamiantage partiel du "Clemenceau", "il y a encore énormément" de cet isolant cancérigène sur le bâtiment. Officiellement, dit-il, 115 tonnes d'amiante ont été retirées du porte-avions, "cela cela veut dire qu'on en a retiré en gros la moitié".
Et pour répondre à cela :
« Seb » a écrit:
Trois entreprises sont reconnues mondialements pour être des entreprises de qualités avec un niveau de securité maxi
Je t'invite à lire cet extrait d'un article de de Libération.Fr
Citation:
... Pour l'heure, un autre navire abandonne sa coque aux chalumeaux des ouvriers du groupe Shree Ram Vessels (SRV). Avec quatre enclos différents, SRV est l'un des plus importants ship breakers d'Alang. L'un des plus sérieux, aussi, de ce cimetière marin longtemps réputé pour ses accidents mortels et son insouciance vis-à-vis de l'environnement. (...) A Alang, les accidents mortels étaient monnaie courante il y a quelques années, les mesures de sécurité inexistantes et les déchets toxiques brûlés en plein air ou jetés en mer. Mais si la situation s'est nettement améliorée depuis 2003, les ouvriers, des migrants payés entre 1,4 et 2,6 euros la journée, ne disposent toujours pas de logement, ni d'eau courante. «Certains ship breakers ne se préoccupent absolument pas des nouvelles directives», avoue un responsable gouvernemental...
Effectivement, ils ont fait des progrès depuis quelques temps mais je ne crois pas que l'on puisse dire que ce sont des sociétés réputées au niveau international pour leur sécurité maxi
La Shree Ram Vessels est peut être la plus sérieuse d'Inde, il n'empêche qu'elle reste une entreprise qui est loin d'être à la hauteur de prestations d'un pays comme la France ...
De plus, selon la personne citée ci dessus par France2.fr, il resterait la moitié de l'amiante sur le bateau et donc ce n'est pas 90 % de l'amiante qui aurait été enlevée ...
Citation:
"Le recours (1) que nous déposons aujourdhui devant le Conseil dEtat français va également dans ce sens, analyse Annie Thébaud, porte-parole de Ban Asbestos. Le cas spécifique du Clemenceau est symptomatique : lEtat se croit tout puissant et se permet toutes les irrégularités mais derrière les chiffres ce sont des vies humaines, des conditions de travail indigne et des environnements qui sont en jeu. Il est absolument impératif de développer des filières propres de démantèlement. Alors que le ministre du travail français a annoncé la tolérance zéro pour les chantiers de désamiantage français, de quel droit le Gouvernement français se permet-il dexporter son amiante vers lInde ? Le Clemenceau doit être le premier bateau symbolisant de nouvelles pratiques de coopération loyale nord-sud."
Ban asbestos étant une organisation internationale luttant pour le bannissement de l'utilisation de l'amiante dans tous les pays ... Nord ET Sud ...
Quelques communiqués pris dans la presse Toulonnaise ou venant de communiqués ministériels :
Je cite :
Selon le ministère, un désamiantage plus poussé nécessiterait de cisailler la carcasse du navire, ce qui rendrait impossible son transport. "Son traitement en Inde sera assuré dans de bonnes conditions", affirme-t-on au ministère.
En début de semaine, les ONG ont déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris, qui a annoncé vendredi 30 décembre avoir rejeté les requêtes des quatre associations qui demandaient la suspension du départ du Clémenceau pour l'Inde, afin d'achever son désamiantage. "Aucun des moyens présentés par les associations requérantes n'est propre à créer (...) un doute sérieux quant à la légalité des décisions contestées", a déclaré dans son ordonnance le juge Stéphane Brotons. Cette décision met un terme au conflit qui oppsait les ONG au gouvernement français sur la quantité d'amiante restante ainsi que sur la qualité du porte-avions.
Ancien fleuron de la marine française, désarmé en octobre 1997, le porte-avions Clemenceau a été vendu en avril 2003 pour permettre la récupération des métaux de sa structure.
Une opération de désamiantage a permis, selon les pouvoirs publics, de débarrasser le bâtiment de 90% de son amiante.
"Toute l'amiante friable, visible et accessible a été supprimée", ont affirmé l'officier de communication de l'arsenal, le commandant Emmanuel Dinh et Richard Moisy, directeur technique de la société SDI (Ship Decommissioning Industry Corporation), acquéreur du bateau.
"Le reste n'a pas été enlevé parce que cela aurait remis en question la structure générale du bateau et sa solidité", ont-ils ajouté. "Or pour être remorqué où que ce soit, le bateau doit demeurer résistant".
Les chantiers navals de Toulon ont retiré du navire tout l'amiante possible, friable ou accessible, soit 115 tonnes", a déclaré M. Bureau au cours d'un point de presse.
Qui croire ?
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cilou Koala
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Dim Jan 08, 2006 1:01 am
Salut,
Il y a plusieurs choses que je ne comprends pas :
- je croyais que la convention internationale sur les déchets toxiques (signée par la France) interdisait l'exportation de déchets toxiques lorsque le pays producteur avait les capacités de le traiter. Ce qui est le cas pour la France.
- le producteur de déchets est responsable de son élimination jusqu'au bout, même s'il confie la destruction à une entreprise spécialisée. Comment la France va-t-elle assurer cette responsabilité ?
La seule réponse me semble que la France a dû réussir à faire classer le clémenceau non comme un déchet, mais comme un navire. C'est là que, juridiquement, le bât blesse : un navire qui vogue uniquement pour aller être démantelé n'est clairement plus un navire, mais un déchet flottant.
- je croyais que la convention internationale sur les déchets toxiques (signée par la France) interdisait l'exportation de déchets toxiques lorsque le pays producteur avait les capacités de le traiter. Ce qui est le cas pour la France.
Et c'est bien pour cela que la justice en Inde a émis un avis défavorable car elle considère que la France viole les accords de la conférence de Bâle ... alors qu'elle l'a signée ...
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