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Bonjour à tous,
Voici une alerte provenant de Greenpeace sur son site de greenpeace.fr:arrow:
Citation:
Perpignan, France Le 3 janvier 2006 une enquête publique portant sur la demande d'autorisation pour la création d'une ferme d'élevage de thons rouges en cages sur la commune de Port Vendres a été ouverte.Placer la première "ferme" française de cages à thons au coeur de la plus belle façade littorale du Languedoc Roussillon face aux plages de Banyuls, Paulilles et de la réserve marine naturelle de Banyuls serait une menace toute particulière pour l'environnement et pour une espèce déjà en danger. Greenpeace souligne 3 raisons de s'opposer avec vigueur au projet :
1 - Les fermes à thons : une menace pour le thon rouge
Bien que la communauté scientifique s'accorde à reconnaître les menaces qui pèsent sur les stocks de thon rouge, le développement de l'élevage en cage est loin de constituer une alternative sérieuse. Parler de ferme à thons semble aujourd'hui fallacieux puisque ces fermes sont approvisionnées en thons capturés à l'état sauvage pour être mis en cage et être engraissés quelques mois. Le développement de ces fermes accentue la disparition des stocks sauvages avec la capture de thons souvent immatures voire de taille inférieure à la maille autorisée. Les quotas fixés internationalement sont d'ailleurs violés depuis plus de 10 ans, et le phénomène s'est amplifié avec le développement des fermes à thons en Espagne, Libye, Croatie, Malte, Tunisie, Turquie, etc..
2 - Des projets français similaires,
en Corse et sur la Côte d'Azur ont été clairement rejetés par les élus et la population pour risques de pollution intense. En effet les milliers de thons encagés consomment annuellement plusieurs milliers de tonnes de poissons qui sont convertis en grande partie en excréments, déchets dissous et bactéries fécales. C'est l'équivalent d'une ville de plus de 10.000 habitants qui rejetterait directement et en permanence ses égouts dans la mer.
3 - Le projet de cage à thons à Port Vendres porterait atteinte à l'ensembledes acteurs de la mer notamment à la pêche artisanale côtière.
En effet l'emprise des cages et des zones périphériques les priveront très directement de territoires de pêche parmi les plus poissonneux de la région.
Pour Frédéric Castell , chargé de mission Océans à Greenpeace France, "tout nouveau projet de ferme à thons à Port Vendres ou ailleurs est inacceptable. Aujourd'hui, il est urgent de renforcer la protection de la mer Méditerranée et plus particulièrement celle du littoral particulièrement menacé de la Côte Vermeille. La création d'un réseau de réserves marines s'impose afin de protéger les écosystèmes marins et de favoriser le renouvellement des ressources halieutiques".
Plus particulièrement, la zone franco-espagnole allant de Collioure à Estartit mérite une vigilance exceptionnelle. En effet, elle intègre sur moins de 100 kilomètres trois réserves importantes : Cerbère-Banyuls, le cap Creus et les Iles Medes ce qui en fait un cas unique en Méditerranée. Avec les sites désignés Natura 2000 d'Argelès à Cerbère (comprenant le Cap Bear), des fonds coralligènes exceptionnels et de magnifiques herbiers de posidonies, il y a là l'esquisse d'un parc international dont la protection et l'extension devraient être une priorité absolue.
Greenpeace demande donc aux élus et aux services de l'Etat comme la préfecture, l'environnement et les services vétérinaires de prendre leurs responsabilités et de refuser ce projet de "ferme" à thons qui sous couvert de fausse opportunité économique conduirait à menacer l'intégrité des plages, de la mer et des activités traditionnelles. Dix ans exactement après l'adoption de la loi littoral, la création de la première ferme d'élevage porterait une nouvelle atteinte à sa protection. Greenpeace demande un moratoire immédiat interdisant la création de nouvelles fermes d'engraissement des thons car elles favorisent une activité de pêche illégale, sont un moyen de camoufler un commerce "hors quotas" et occasionnent des dégâts irréversibles sur l'environnement.
Cette pèche au thon rouge est cause d'une vraie mafia, la demande est tellement grande, qu'une seule chose compte, en pécher un maximum ... et maintenant produire ?
_________________ Il y a pire que le bruit des bottes : le silence des pantoufles !
Le ministère de l'agriculture souhaite t'il occulté un débat sur le problème de l'avenir de la pêche au thon rouge en France ?
« Greenpeace » a écrit:
International — Le 20/11/06 - Du 17 au 26 novembre, c'est tout simplement l'avenir de la pêche au thon et la survie de l'espèce qui vont se jouer à Dubrovnik (Croatie) à l'occasion de la réunion de la Commission Internationale de Conservation des Thonidés en Atlantique (CICTA).
Malgré l’enjeu de cette conférence, aucune consultation n'a pu voir le jour en France, en dépit de la demande répétée des associations.
L'opinion se rappelle encore que le débat public n'avait pas été initié à l'issue du rapport du WWF constatant la pêche illégale pratiquée notamment par les flottes européennes ; qu'il n'eut pas davantage lieu à Marseille, suite à la venue du Rainbow Warrior II. Le WWF, Greenpeace et la FNH demandaient alors au Ministre de l'Agriculture et de la Pêche , Monsieur Dominique Bussereau, de tenir une table ronde avec les professionnels de la pêche, les organismes scientifiques et les associations environnementales.
En réponse au déni de démocratie qui avait agité sans lui faire honneur la métropole méditerranéenne, il était alors urgent d'adopter des attitudes constructives pour préserver la survie du thon rouge. « De l'affrontement, nous devons passer à la confrontation des idées », assurait alors Serge Orru, Directeur général du WWF France.
Une table ronde se réunissait finalement le 17 octobre dernier, mais les professionnels de la pêche claquèrent la porte sans que la discussion n'ait pu être engagée.
Depuis, rien n'a filtré de la position française, les échanges sont restés confinés. L'opacité du dossier est totale. Et, personne ne sait aujourd'hui quel avenir le Ministre réserve au Thon rouge et à la filière qui en dépend. Il faut en effet rappeler que la loi d'orientation sur la pêche maritime et les cultures marines de 1997 précise dans son article premier que la politique nationale des pêches a pour objectif « de permettre d'exploiter durablement et de valoriser le patrimoine collectif que constituent les ressources halieutiques auxquelles la France a accès (...) »
Faut-il comprendre que l'Etat réserve à quelques-uns les bénéfices de ce patrimoine collectif ? Et quel sens donner, dans ces conditions, à l'exploitation actuelle de ce "bien commun" ?
A l'heure de l'ouverture de cette conférence, le WWF, Greenpeace et la Fondation Nicolas Hulot demandent expressément au Ministre de l'Agriculture et de la Pêche la mise en place de la nécessaire gouvernance de cette ressource et de ce bien commun.
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