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Lun Juil 02, 2007 7:37 pm
(A une phrase prêt, issu de mon blog)
L’Europe rend ses avis sur tout, c’est logique c’est ce que l’on attend d’elle. Elle se doit d’être l’expression des peuples qui la compose. Mais elle s’appuie aussi sur la commission européenne qui prépare l’avenir et se penche sur des problèmes concrets, pour mieux appréhender demain.
C’est ce qu’a fait la commission en rendant un rapport sur le changement climatique et ses conséquences sur l’avenir. Et le rapport d’une trentaine de pages (http://ec.europa.eu/environment/climat/eccp_impacts.htm ) définit les enjeux face auxquels nous nous trouvons.
D’un côté une économie de marchée, qui n’a d’autre initiative que de promouvoir le statut de l’Europe en étant la plus compétitive possible. De l’autre, un dérèglement climatique certain, qui nous arrive sur le coin du nez dans les années à venir.
La commission européenne fait un constat : le réchauffement climatique ne sera pas sans conséquence sur l’Europe, donc sur les populations et donc sur le marché. Je vois déjà se lever les drapeaux des antis libéraux qui vont me dire « c’est la faute au marché ». Ben non, le réchauffement, c’est la faute de l’activité humaine, et que l’on soit ou non sous une économie libre et non faussée comme aujourd’hui, ou sous un régime autre demain ne changera rien au fait qu’il faut se préparer.
Et c’est de cela que la commission européenne parle. De l’adaptabilité de nos nations face aux défis de demain. Le rapport balaye largement les choses : des digues à remonter, à l’agriculture à réformer, tout y passe. Mais on notera qu’elle souligne que « le marché seul ne suffira pas à faire cela ». C’est bien là la phrase la plus importante. Non pas parce qu’elle fait plaisir aux antis mondialisation, mais plus parce qu’elle est symptomatique d’un fait : l’Europe doit se politiser ! Il est temps de sortir du simple marché et d’entrer dans l’air des politiques communes et consenties par tous.
C’est bien là tout le défi de demain : choisir justement nos dirigeants et faire pression sur eux pour qu’ils réussissent ensemble, tous les peuples comme un gigantesque ensemble, le grand défi de l’avenir !
Les élections sont passés, mais ne baissons pas la garde ! Interpellons nos élus pour qu’enfin le réchauffement climatique sorte des mots et devienne une réelle priorité, avec des actes !
Aux élections européennes, sachons envoyer des représentants réellement soucieux de l’écologie, du social, de l’avenir du monde et foncièrement européens.
Et surtout n’oublions pas que l’Europe, c’est nous !
Le rapport dont tu parles est en Anglais. En cliquant sur le lien, on ne tombe que sur une seule page et quelques généralités. Par contre, des liens pointent vers de nombreux documents. C'est l'ensemble qui fait trente pages?
Trente pages en Anglais, tout le monde n'y aura pas accés.
Je me contenterai donc de commenter ce que tu en dis et que tout le monde peut lire.
« Lord 69 » a écrit:
La commission européenne fait un constat : le réchauffement climatique ne sera pas sans conséquence sur l’Europe, donc sur les populations et donc sur le marché.
Quelle est donc la préoccupation de la Commission Européenne: les populations ou le marché? On dirait que c'est le marché, mais peut-on le lui reprocher, compte tenu des buts de l'UE?
« Lord 69 » a écrit:
Ben non, le réchauffement, c’est la faute de l’activité humaine, et que l’on soit ou non sous une économie libre et non faussée comme aujourd’hui, ou sous un régime autre demain ne changera rien au fait qu’il faut se préparer.
Pourquoi "ou non"?
Nous sommes dans "une économie libre et non faussée ", comme tu dis et c'est précisément pour cela qu' il y a des problèmes.
C'est cette "liberté" de tout transformer en marchandise et en déchets (Le CO2 est un déchet, par exemple) qui est à l'origine du Réchauffement Climatique et de bien d'autres problèmes écologiques (destruction de la biodiversité, pollution, déchets, érosion etc).
Cette "liberté" qui appauvrit la liberté de vivre dans un environnement "vivable".
Mais je pense que le problème dont tu parles n'est pas, tel quel, un problème d'environnement.
Il s'agit seulement de se protéger (autant qu'on le peut) des conséquences du Réchauffement Climatique (RC) en Europe.
Il faudrait peut être s'interroger sur les conséquences écologiques des mesures proposées par la Commission Européenne.
Pourquoi?
On peut en effet et par exemple lutter contre l'inconfort ou la nocivité de la chaleur pendant les étés caniculaires plus fréquents (qu'annoncent les scientifiques) en développant la climatisation, elle même émettrice de GES et source de réchauffement.
C'est à dire "résoudre" le problème des effets en aggravant les causes ou en créant de nouveaux problèmes.
« Lord 69 » a écrit:
D’un côté une économie de marchée, qui n’a d’autre initiative que de promouvoir le statut de l’Europe en étant la plus compétitive possible. De l’autre, un dérèglement climatique certain, qui nous arrive sur le coin du nez dans les années à venir.
C'est paradoxal. Tu dis plus haut que l'Europe a vocation à donner des avis sur tout et ici qu'elle n'a d'autre initiative que d'être la plus "compétitive" possible. Nous sommes clairement dans le domaine économique, où elle est nettement plus « compétente »...et pourtant le problème est écologique: c'est celui du Réchauffement Climatique (RC).
Concernant l'économie on voit concrètement ce que fait et décide l'Europe. Concernant l'Environnement, c'est moins "lisible". Les avis concernant le Réchauffement Climatique se traduiront-ils en directives contraignantes? Rien n'est moins sûr.
Après tout, dire que le RC va avoir des conséquences (alors qu'il en a déjà, rappelons nous au moins les 15 000 morts de la canicule de 2003) n'est pas un gage de responsabilité. Tout le monde le sait.
Enfin, tous ceux qui veulent savoir, savent.
La nouveauté, c'est peut être de commencer à imaginer les équipements nécessaires pour s'adapter aux conséquences...
Et là, il y a plusieurs problèmes:
1) Comme toujours: celui des causes. Le risque est grand, en se protégeant des effets (je ne dis pas qu'il ne faut pas le faire), de se dire qu'après tout, puisqu'il existe des moyens technologiques de SE protéger égoïstement, et bien, on peut négliger et abandonner la lutte contre les causes du RC.
2) La réponse au RC ne peut être purement technique.
En effet, en améliorant les machines, la technologie pour rejeter moins de GES (gaz à effet de serre), on ne résoud pas un problème: celui de la croissance.
Je prends un exemple: celui des performances "écologiques" des moteurs de véhicules. Il est indéniable que des progrès ont été faits, notamment grâce à des normes. A puissance, cylindrée et masse égales, un véhicule moderne rejette moins de GES qu'un véhicule (équivalent, donc) datant par exemple des années 70...
Mais les "atteintes" (ces "normes") à la liberté des constructeurs et des consommateurs se sont arrêtées là.
Le problème est que ce progrès a été annulé et même dépassé par les augmentations de la masse des véhicules, de la puissance de leurs moteurs, et surtout de leur nombre. L'augmentation des émissions de GES a continué...en accélérant.
Il est indiscutable que la principale source des émissions de GES est l'ensemble des activités humaines, toutes intégrées dans l'économie.
Que l'on s'éclaire, que l'on se chauffe, que l'on se déplace, que l'on se nourrisse, même pendant ses loisirs, tout est échange marchand et émission plus ou moins importante de GES...
Alors, si on améliore les perfiormances énergétiques de nos voitures, maisons, appareils électro-ménagers, il reste DEUX problèmes à résoudre, sur lesquels j'attends encore de voir "l'Europe" se prononcer:
Celui de l'augmentation de l'activité économique, souhaitée par elle: la croissance. Plus d'activité économique, même avec de meilleures économies d'énergie, c'est à terme des émissions de GES qui continuent d'augmenter (certes moins vite que sans ses économies) au lieu de décroïtre.
Celui de la croissance démographique, ne serait-ce qu'en Europe. Ce facteur se conjugue (pour l'accentuer) à la croissance économique...
Il y aurait aussi beaucoup à dire sur les insuffisances des engagements pris à Kyoto et je suppose que les écocitoyens sont informés des controverses à ce sujet...
Ensuite il y a le problème du coût des aménagements et des équipements envisagés par la Commission Européenne. Et là le problème se transforme de manière "inattendue" en problème purement politique et social.
N'oublions pas que dans l'économie "libre", comme tu la nommes si joliment, Lord 69, ces aménagements sont constitués d'objets matériels produits et vendus: ce sont des marchandises...
Qui va payer? Les Etats bien sûr, soit directement, soit à travers leur contribution au budget de l'Europe.
Le coût de ces équipements est facturé au contribuable par des entreprises privées...
Qui établit le prix? On oublie souvent ce petit "détail", notamment quand on parle de déficit budgétaire et de "dette"...
L'entreprise établit "librement" le prix et le contribuable "librement" paye...
La faisabilité de ces adaptations dépend donc bien sûr de la politique fiscale de l'Europe.
L'orientation dans ses principes de l'Europe est de réduire les dépenses des Etats.
Ca tombe donc très mal...
« Lord 69 » a écrit:
Il est temps de sortir du simple marché et d’entrer dans l’air des politiques communes et consenties par tous.
C’est bien là tout le défi de demain : choisir justement nos dirigeants et faire pression sur eux pour qu’ils réussissent ensemble, tous les peuples comme un gigantesque ensemble, le grand défi de l’avenir !
Les élections sont passés, mais ne baissons pas la garde ! Interpellons nos élus pour qu’enfin le réchauffement climatique sorte des mots et devienne une réelle priorité, avec des actes !
Aux élections européennes, sachons envoyer des représentants réellement soucieux de l’écologie, du social, de l’avenir du monde et foncièrement européens.
Et surtout n’oublions pas que l’Europe, c’est nous !
C'est encore paradoxal.
Ce que tu dis de la Commission Européenne semble aller dans le bon sens...Celui de la reconnaissance de la situation réelle.
Elle dit qu'il faut se préparer et que le marché n'y suffira pas…
Sur ce point, qui peut ne pas être d'accord?
De l'autre, tu dis qu'il faut une autre politique...et envoyer au Parlement Européen:
« Lord 69 » a écrit:
des représentants réellement soucieux de l’écologie, du social, de l’avenir du monde et foncièrement européens.
N'est-ce pas déjà le cas? Il faudrait savoir.
L'Europe sans ces représentants dont tu parles est-elle une mauvaise Europe?
J'utilise une image pour mieux me faire comprendre: à l'époque des rois, que valait-il mieux?
Un "bon" roi ou la république?
Est-ce que cette Europe là (avec ses buts et ses institutions) peut vraiment aider à résoudre les problèmes écologiques réels?
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Mer Juil 04, 2007 8:52 pm
Désolé de lire l'anglais.... mais oui les documents sont en anglais. Dès que je trouve ne français, je le mets ici.
répondre point par point je vais essayer parce que bon.... c'est beaucoup de questions !
Citation:
Quelle est donc la préoccupation de la Commission Européenne: les populations ou le marché? On dirait que c'est le marché, mais peut-on le lui reprocher, compte tenu des buts de l'UE? Wink
Sont but est de faire avancer les décisions prises et orientations fixées par le conseil de l'Europe (soit la réunion des 27 chefs d'états). Elle n'a pas réellement de pouvoir suf celui d'être garante des institution et de la bonne marche européenne.
Citation:
Pourquoi "ou non"?
Nous sommes dans "une économie libre et non faussée ", comme tu dis et c'est précisément pour cela qu' il y a des problèmes.
C'est cette "liberté" de tout transformer en marchandise et en déchets (Le CO2 est un déchet, par exemple) qui est à l'origine du Réchauffement Climatique et de bien d'autres problèmes écologiques (destruction de la biodiversité, pollution, déchets, érosion etc).
Cette "liberté" qui appauvrit la liberté de vivre dans un environnement "vivable".
Mais je pense que le problème dont tu parles n'est pas, tel quel, un problème d'environnement.
Il s'agit seulement de se protéger (autant qu'on le peut) des conséquences du Réchauffement Climatique (RC) en Europe.
Il faudrait peut être s'interroger sur les conséquences écologiques des mesures proposées par la Commission Européenne.
Pourquoi?
On peut en effet et par exemple lutter contre l'inconfort ou la nocivité de la chaleur pendant les étés caniculaires plus fréquents (qu'annoncent les scientifiques) en développant la climatisation, elle même émettrice de GES et source de réchauffement.
C'est à dire "résoudre" le problème des effets en aggravant les causes ou en créant de nouveaux problèmes.
Si tu avais quoter l'ensemble, tu aurais vu que le "ou non" faiait rférence au fait que maintenant, le mal est fait, le constat est là et il faut avancer voilà tout.
Et pour ton analyse, je doute : Cuba emets aussi desGES, les ex pays soviétique aussi, pourtant c'était un autre système qui générait tout de même de l'activité humaine.... la prise de conscience environnemtale est récente, le système économique quelqu'il soit aurait entrainé les même cause, les scientifiqus n'auraient pas été plus écouter sous un autre type de régime, c'est tout ce que je voulais dire par le "ou non".
Maintenant oui : les recomendations européennes (insufisantes car non contraignantes) et les directives existente sur l'environnement me semble une bonne piste pour avancer contre le phénomène et préparer l'avenir. Mais ce n'est pas non plus la panacée, c'est un fait : il y a encore tant à faire !
Citation:
C'est paradoxal. Tu dis plus haut que l'Europe a vocation à donner des avis sur tout et ici qu'elle n'a d'autre initiative que d'être la plus "compétitive" possible. Nous sommes clairement dans le domaine économique, où elle est nettement plus « compétente »...et pourtant le problème est écologique: c'est celui du Réchauffement Climatique (RC).
Aucun paradoxe : l'Europe n'est plus simplement économique, une bonne part de l'écologie lui revient depuis 1999. Donc... simplement je souligne deux extrême à concilier .... Qui en théorie ne le sont pas sans volonté politique.
Pour le reste, pour moi, ta grille d'analyse est faussée. Ce qui est important c'est de voir que la commission européenne infléchit sa position face à cela. Et donc se rend plus "étatiste" sur l'intervention.
je ne dis pas que tout est réglé loin de là, mai juste que l'Europe change et surement dans le bon sens. et que c'est à nous de faire en sorte qu'elle infléchisse réellement, de la pousser à aller plus loin.
Et tu fais un raccourcit : l'Europe ne demande pas de réduire les dépenses de l'Etat, mais de stabiliser à 3%... pas pareil : la répartition peut être envisager autrement ! Moins de budget militaire, plus de budget environnementaux. C'est juste un exemple.
Citation:
N'oublions pas que dans l'économie "libre", comme tu la nommes si joliment, Lord 69, ces aménagements sont constitués d'objets matériels produits et vendus: ce sont des marchandises...
Qui va payer? Les Etats bien sûr, soit directement, soit à travers leur contribution au budget de l'Europe.
Le coût de ces équipements est facturé au contribuable par des entreprises privées...
Qui établit le prix? On oublie souvent ce petit "détail", notamment quand on parle de déficit budgétaire et de "dette"...
L'entreprise établit "librement" le prix et le contribuable "librement" paye...
La faisabilité de ces adaptations dépend donc bien sûr de la politique fiscale de l'Europe.
L'orientation dans ses principes de l'Europe est de réduire les dépenses des Etats.
Je ne la nomme pas ainsi, c'est sa définition européenne. Pas la mienne, ni n jugement de valeur.
Citation:
C'est encore paradoxal.
Ce que tu dis de la Commission Européenne semble aller dans le bon sens...Celui de la reconnaissance de la situation réelle.
Elle dit qu'il faut se préparer et que le marché n'y suffira pas…
Sur ce point, qui peut ne pas être d'accord? Wink
De l'autre, tu dis qu'il faut une autre politique...et envoyer au Parlement Européen:
« Lord 69 » a écrit:
des représentants réellement soucieux de l’écologie, du social, de l’avenir du monde et foncièrement européens.
N'est-ce pas déjà le cas? Il faudrait savoir.
L'Europe sans ces représentants dont tu parles est-elle une mauvaise Europe?
J'utilise une image pour mieux me faire comprendre: à l'époque des rois, que valait-il mieux?
Un "bon" roi ou la république?
Est-ce que cette Europe là (avec ses buts et ses institutions) peut vraiment aider à résoudre les problèmes écologiques réels?
Et bien non ce n'est pas le cas. La commission européenne n'étant que l'émanation du conseil de l'Europe. Donc il faut renforcer le parlement (élus directement) et mieux voter dans nos états pour avoir les deux côtés couvert par des pro environnement.
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Mer Juil 04, 2007 8:57 pm
Et voici le texte traduit (en fait il était en court de traduction)
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