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Lun Avr 30, 2007 12:33 pm
Bonjour,
Encore une très bonne nouvelle du G.I.E.C qui se réuni encore une fois à Bangkok.
Voici l'article de l'A.F.P en date du 30/04/07:
Citation:
Le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) a entamé lundi à Bangkok des travaux à huis clos sur les moyens d'atténuer le réchauffement climatique, avec l'ambition de surmonter ses divergences et de parvenir à une synthèse vendredi.
"Nous pouvons espérer des jours très fructueux devant nous, de sorte qu'à la fin de la semaine, nous pourrons déclarer que nous faisons partie de la solution, et non pas partie du problème", a déclaré Ogunlade Davidson (Sierra Leone), co-président du groupe de travail du Giec, en ouvrant la conférence.
Les experts doivent peaufiner un "résumé à l'intention des décideurs" politiques, synthèse en une vingtaine de pages de leur rapport sur "les mesures d'atténuation" du réchauffement en cours, qui constitue le troisième volet du 4e rapport d'évaluation du Giec.
Ce résumé doit être négocié ligne à ligne avant d'être adopté par consensus pour être présenté lors d'une conférence de presse prévue vendredi dans la capitale thaïlandaise.
Le président du Giec, Rajendra Pachauri (Inde), n'a pas caché la difficulté de la tâche: "La nature du sujet est telle que nous allons avoir beaucoup de débats intenses mais je suis sûr que nous serons capables de résoudre les sujets délicats sans accroc majeur", a-t-il estimé.
Les experts estiment qu'il est possible de lutter contre le réchauffement climatique en utilisant les technologies disponibles pour enrayer la croissance des émissions de gaz à effet de serre (GES), à condition que les Etats investissent suffisamment.
Des frictions sont probables entre Européens d'une part, Américains et Chinois d'autre part, plus gros pays pollueurs et qui craignent que des contraintes sur les émissions de GES n'entravent leurs économies.
"J'espère que cette conférence sera en mesure de produire des positions équilibrées", a déclaré à l'AFP Sun Guoshun, haut responsable du ministère chinois des Affaires étrangères, juste avant le début des travaux.
La réunion de Bangkok, à laquelle participent quelque 400 scientifiques et diplomates du monde entier, "ne devrait pas seulement (représenter) les vues des pays développés, mais aussi celles des nations en développement", a-t-il averti.
"Les Chinois craignent qu'on pointe du doigt leurs émissions", a commenté un délégué occidental.
"Au début, ce sera un peu tendu", a indiqué un autre délégué occidental. Mais "sur le fond, il n'y a pas tant de désaccords. C'est sur l'analyse entre les coûts des mesures de réduction à envisager et les bénéfices attendus pour justifier l'action qu'il peut y avoir des remous", a-t-il estimé.
"Il est clair qu'on peut réduire les émissions en dessous des niveaux actuels, en substituant des énergies propres à celles qui sont très polluantes comme le charbon", a pour sa part assuré Hans Verolme, directeur du programme changement climatique au Fonds mondial pour la nature (WWF).
"On s'attend à ce que le Giec dise qu'un changement vers une économie plus propre est possible, à un coût réaliste", a-t-il ajouté.
Toute référence à l'énergie nucléaire serait cependant mal reçue par les organisations écologistes: "ce n'est pas une option" dans la lutte contre le changement climatique, a prévenu Abigail Gay Jabines, de Greenpeace.
Deux groupes de travail du Giec ont déjà rendu leurs conclusions, respectivement le 2 février à Paris, sur le caractère "sans équivoque" du changement climatique, et le 6 avril à Bruxelles, sur les conséquences préoccupantes de ce phénomène provoqué par l'activité humaine qui oblige à repenser le développement et les modes de vie au XXIe siècle.
Le président du Giec Rajendra Pachauri fait son allocution d'ouverture de la semaine de travaux à huis clos sur le réchauffement climatique, à Bangkok le 30 avril 2007
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Lord69 Modérateur
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Posté le:
Mar Mai 01, 2007 1:36 pm
Quelle utilité ? Faire un tour du monde ? je ne vois pas en qui une autre réunion est utile .....
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Mr.ecologie Animateur
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Posté le:
Mar Mai 01, 2007 2:17 pm
« Lord69 » a écrit:
Quelle utilité ? Faire un tour du monde ? je ne vois pas en qui une autre réunion est utile .....
Pour ma part je trouve que c'est un très grand pas de voir toute ses réunions.
Cela veux dire et poussé les gouvernement à faire quelques choses, c'est quand même des réunions qui et je pense, est très médiatique, et appréciez peut être de l'opinion publique, les gens se rendent compte qu'il faut prendre cela à sérieux.
Enfin je crois
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alain b Koala
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Posté le:
Mer Mai 02, 2007 11:11 am
Bonjour,
ces réunion sont tout à fait normales et s'inscrivent dans la suite logique de la publication du quatrième rapport.
Pour y voir plus clair, voici un résumé concernant le GIEC et ses rapports.
Qu’est donc le GIEC ?
Le GIEC (Groupe d’experts Intergouvernemental sur l’Evolution du Climat) , dénommé en Anglais IPCC ( Intergouvernemental Panel on Climate Change) fut créé en 1988 sur demande du G7 (groupe des 7 pays les plus riches) par :
Les membres composant le GIEC sont des pays (Quasiment tous les pays du Monde), représentés par des personnes, identiquement comme pour l’ONU, dont dépend le GIEC.
Chaque pays choisit donc au moins un Scientifique le plus compétent sur le sujet et celui-ci sera chargé d’examiner toute la théorie Scientifique et au final approuver le rapport l.
Toutes les décisions sont prises à l’unanimité.
Ce n’est donc ni un laboratoire, ni les Scientifiques responsables des différentes études.
Le GIEC est donc chargé de synthétiser le travail de 2 500 chercheurs venus de 130 pays, afin de le rendre accessible aux dirigeants Politiques.
Il est divisé en plusieurs groupes de travail et une équipe spéciale:
Le Groupe 1 : http://ipcc-wg1.ucar.edu/
Les travaux concernant le fonctionnement physique et chimique du climat et les variations climatiques passées ou à venir
Le Groupe 2 : http://www.ipcc-wg2.org/
Les travaux concernant la vulnérabilité de la biosphère et de notre système socio-économique face aux risques du changement climatique
Le Groupe 3 : http://arch.rivm.nl/env/int/ipcc/
Les travaux concernant les scénarios d'émission de gaz à effet de serre et la manière de réduire nos émissions
Le NGGIP (National Greenhouse Gas Inventories Programme)http://www.ipcc-nggip.iges.or.jp/
Cette équipe spéciale est chargée de mettre en œuvre le Programme du GIEC pour les inventaires nationaux de gaz à effet de serre.
Comment se passe la réalisation d’un rapport ?
Chaque groupe de travail réalise une compilation et une analyse de toutes les publications Scientifiques concernant leur attribution. Il est donc clair que contrairement à ce que peuvent dirent les Sceptiques, ce travail est objectif.
Au vu de toutes ces études, leur travail consiste à en réaliser une synthèse, pour finalement en tirer des conclusions (fondées et objectives) concernant l’état et l’évolution du Climat.
Chaque rapport doit faire l’objet d’un consensus avant d’être définitivement accepté.
De tout cela, l’on peut retirer notion importante, c’est l’évolution constante et le réajustement pouvant survenir suite à de nouvelles études.
Un rapport du GIEC restera toujours une évaluation, puisque au sujet du climat, c’est l’évolution que l’on tente d’estimer.
En d’autres mots, l’on essaye de prévoir l’Avenir Climatique et d’identifier avec certitude son fonctionnement.
Depuis toujours, le Climat fut dirigé de façon naturelle, hors, depuis notre développement technologique, nous nous sommes rendu comptes que nous dégagions dans l’Atmosphère une quantité non négligeable de gaz à effet de serre, et notamment le CO2.
Ce forçage naturel existe bien sur toujours, mais il n’explique plus à lui seul la hausse des températures que nous connaissons aujourd’hui.
Et c’est là, le rôle du GIEC, comprendre, analyser, et, comme tout laisse supposer que ce que nous dégageons dans l’atmosphère soit responsable du dérèglement Climatique actuel, il faut bien tenter d’élaborer divers scénarios d’Avenir, en s’attaquant à ce qui semble en être la cause, c'est-à-dire, les émanations de notre mode de Vie moderne (CO2, CH4)
Ce sont justement ces scénarios qui dérangent les Sceptiques du Climat, pour qui l’économie est la seule chose à protéger.
C’est pour cette raison, que le GIEC continuera d’établir de nouveaux rapports à chaque fois basés sur les nouvelles découvertes Scientifiques, en affinant probablement leurs prédictions.
Plus de renseignements sur la réalisation des rapports, le GIEC, et les Sceptiques :
http://www.manicore.com/documentation/serre/GIEC.html
Qui sont les Scientifiques ?
Les véritables Scientifiques, ceux qui étudient le phénomène en laboratoire, ne sont pas ceux qui siègent au GIEC.
Les résultats d’études de laboratoires de la Planète entière sont pris en compte pour la réalisation des rapports de synthèse.
Beaucoup de disciplines différentes sont mises à l’épreuve pour l’analyse Climatique., dont, l’Astrophysique, l’Astronomie, l’Aérologie, l’Océanographie, la Biogéochimique, l’Hydrologie, la Météorologie, la Biologie, l’Agronomie, la Glaciologie, la Géologie, etc……
C’est dire si le problème est complexe, et qu’il serait présomptueux de croire que nous maîtrisons le système.
Ce qu’il faut aussi savoir, c’est que ces scientifiques ne sont pas forcément des « Ecolos », d’où leur impartialité, contrairement à ce que peuvent faire croire les sceptiques.
Plus de renseignements concernant les Scientifiques :
http://www.manicore.com/documentation/serre/scientifiques.html
Y voir plus clair concernant les rapports.
Comme dit en début d’article, le GIEC fut créé en 1988, ce qui représentera bientôt un travail d’une vingtaine d’année en la matière. Cela dénote tout de même une certaine expérience et connaissance du sujet.
Les dernières conclusions sont donc le fruit de 20 ans d’études scientifiques, ce qui n’est pas rien !
Un premier rapport fut rédigé en 1990
Le rapport dresse le bilan des connaissances scientifiques sur les changements climatiques et leurs possibles répercussions sur l’environnement, l’économie, la société. Ce rapport a servi de base scientifique à la Convention-cadre sur le climat (Rio, 1992).
Le deuxième rapport fut rédigé en 1995
Le rapport confirme l’influence des activités humaines sur les changements climatiques et prévoit un réchauffement moyen de 1 à 3, 5 degrés d’ici à 2100 ainsi qu’une augmentation du niveau de la mer de 15 à 95 centimètres.
Le troisième rapport fut rédigé en 2001
Le troisième rapport du GIEC, en 2001, s'appuyait sur de nouvelles preuves, mieux étayées qu'auparavant, pour affirmer que l'essentiel du réchauffement des cinquante dernières années est attribuable à nos émissions.
- Le rapport du groupe I "Changement climatique 2001 : les bases scientifiques"
Dont le résumé à l’intention des décideurs en français : http://www.ipcc.ch/pub/un/giecgt1.pdf
- Le rapport du groupe II « Changement climatique 2001 : impact, adaptation, et vulnérabilité »
Dont le résumé à l’intention des décideurs en français : http://www.ipcc.ch/pub/un/giecgt2.pdf
- Le rapport du groupe III « Changement climatique 2001 : mesures d’atténuation »
Dont le résumé à l’intention des décideurs en français : http://www.ipcc.ch/pub/un/giecgt3.pdf
Le quatrième rapport 2007 (En cours de présentation)
Le quatrième rapport est en cours de réalisation, il sera terminé fin de cette année.
Le rapport se compose de quatre conférences apportant chacune les conclusions d’un des groupes du GIEC.
Le Rapport du groupe I a eu lieu du 29 janvier au 02 Février à Paris.
Citation:
Le résumé pour les décideurs de la contribution du Groupe de Travail 1 (les bases scientifiques physiques) du Groupe Intergouvernemental d'Experts sur l'Evolution du Climat (GIEC) a été approuvé le 2 février 2007. Il contient les conclusions et nouveautés suivantes :
1/ Il est " très vraisemblable " (plus de 90% de chances) que l'homme soit responsable du réchauffement observé au XXème siècle.
2/ Il est " très vraisemblable " que la poursuite des émissions anthropiques mènera au cours du XXIème siècle à un réchauffement supplémentaire plus important que celui du XXème siècle. D'après les scénarios d'émissions " SRES ", le réchauffement des prochaines dizaines d'années sera d'environ + 0,2°C/décennie.
3/ Selon les scénarios et les modèles, la température à la fin du XXIème siècle aura augmenté d'entre 1,1°C et 6,4°C. Pour le scénario B1, les projections d'augmentation de température sont comprises entre +1,1 et +2,9°C avec une " meilleure estimation " de +1,8°C. Pour le scénario A1FI, les projections d'augmentation de température sont comprises entre +2,4 et +6,4°C avec une " meilleure estimation " de +4,0°C.
4/ L'augmentation des bornes supérieures par rapport au " Troisième Rapport " (publié en 2001) vient de la prise en compte de la rétroaction climat-carbone, qui ajoute près de 1°C de réchauffement dans les scénarios les plus pessimistes.
5/ La sensibilité du climat (réchauffement quand la concentration de gaz à effet de serre est le double de la concentration préindustrielle) est vraisemblablement comprise entre 2 et 4,5°C. Il est " très invraisemblable " que cette sensibilité soit inférieure à 1,5°C. On ne peut exclure des sensibilités supérieures à 4,5°C.
5/ Les modèles projettent une montée du niveau de la mer entre 19 et 58 cm, mais les processus dynamiques des glaces, dont l'importance est suggérée par des observations récentes, ne sont pas pris en compte. C'est donc une borne inférieure de la montée du niveau de la mer pour le XXIème siècle. A très long terme (plusieurs millénaires), on pourrait atteindre des élévations de l'ordre de 7m à la suite de la fonte du Groenland.
6/ Il y a " vraisemblablement " une augmentation de l'intensité des cyclones tropicaux (avec une certitude plus grande pour l'Atlantique Nord que pour les autres bassins). Cette augmentation a plus de chance de venir de l'influence humaine que d'autres facteurs. Au cours du XXIème siècle, il est " vraisemblable " que l'intensité des cyclones va augmenter. On a peu confiance dans nos projections concernant leur fréquence.
7/ Il est " vraisemblable " que certains événements extrêmes vont devenir plus fréquents et/ou plus intenses (en particulier pluies extrêmes, canicules et sécheresses). Les vagues de froid vont devenir plus rares.
8/ La glace de mer diminue dans tous les scénarios. Pour certains modèles et scénarios, la glace de mer disparaît complètement de l'Arctique en fin d'été dès la fin de ce siècle.
Le rapport du groupe II s’est déroulé à Bruxelles du 02 au 05 Avril
Citation:
- 75 à 250 milions de personnes pourront manquer d'eau en Afrique d'ici 2020.
- Les rendements agricoles pourront augmenter de 20% en Asie de l'Est et du Sud-Est, mais pourront décroître de 30% en Asie Centrale et en Asie du Sud.
- L'agriculture non irriguée pourra chuter de 50% dans certains pays africains d'ici 2020.
- 20 à 30% de toutes les espèces végétales et animales seront menacées d'exctinction si les températures s'élèvent de 1,5 à 2,5°C.
- Les glaciers et le couvertures neigeuses devraient se réduire, réduisant la disponibilité en eau douce des pays alimentés par l'eau des glaciers.
Le résumé de synthèse met en évidence que de nombreux milieux naturels seront particulièrement touchés par le changement climatique, pouvant engendrer un risque accru d’extinction irréversible d’espèces animales et végétales allant de 20 à 30% pour une augmentation des températures au-delà de 1,5 à 2,5°C. De même, quatre régions sont définies comme particulièrement sensible aux impacts du réchauffement climatique : l’Arctique, l’Afrique, les petits îles et les grands deltas africains.
Les scientifiques du GIEC dresse également une longue liste d’impacts économique et sociaux. Ils préviennent que les populations les plus pauvres seront les plus vulnérables au changement climatique et que celui-ci modifiera largement la répartition des ressources. Il reste maintenant au dernier groupe de travail du GIEC (groupe III) de trouver des solutions envisageables pour limiter les émissions de gaz à effet de serre ou atténuer de toute autre manière les changements climatiques.
Dans la petite Histoire concernant ce rapport du groupe II, un fait marquant est venu démonter avec force un des arguments principaux des Sceptiques, à savoir, que le GIEC subit la pression des lobbies écologiques alarmistes.
Citation:
La communication finale du GIEC (1), réuni cette semaine à Bruxelles, a été le fruit d'âpres discussions et a nécessité de prolonger les débats d’une quinzaine d’heures. L’Arabie Saoudite, la Chine, la Russie et les USA (2), à l'origine de ce retard, entendaient adoucir certaines formulations et en censurer d'autres dans le rapport final.
Au terme des débats, ces 4 pays sont parvenus à imposer leur vision de la transparence à adopter pour présenter les conséquences à venir du réchauffement climatique en cours. Des données quantifiant les impacts futurs de ce réchauffement ont ainsi été supprimées dans plusieurs tableaux,tandis qu'un graphique sur les effets des émissions dues à la combustion de pétrole, gaz et charbon a été éliminé.
Lors de la réunion, cette manœuvre aurait été décrite comme un 'acte de vandalisme scientifique' par un climatologue de renom, chargé d'émotion.
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Posté le:
Jeu Mai 03, 2007 10:53 am
Bonjour Admin,
Bien sur que tu peux l'utiliser, c'est d'ailleur à mon sens important d'expliquer ce qu'est en réalité le GIEC.
Au cours des recherches, j'ai pu constater que beaucoup de gens sont dépassés par la complexité de tous ce que cela représente.
A mon sens, lorsque l'on comprend le fonctionnement du GIEC, l'on ne tombe plus dans l'argumentation sceptique.
Le GIEC n'est pas une loi universelle, il éssaye de prévoir l'Avenir car il est necessaire de voir ou l'on se dirige, et l'objectivité en est assurée par la révision régulière des scénarios.
A la lumière des nouvelles découvertes(sérieuses) le GIEC s'aligne.
L'on peut donc en conclure qu'aucun des rapports ne constitue la version définitive, l'on s'approche de la Vérité, mais rien n'est jamais figé!
Une fois ces choses comprises, l'on ne peux que faire confiance aux conclusions du GIEC, et si l'on se permet de les discuter, il faudrait alors à mon sens apporter des contre conclusions fondées sur un processus identique au GIEC, ce qui n'est pas le cas.
Donc, la critique est facile, nier l'est aussi, mais argumenter de manière convaincante l'est beaucoup moins.
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Posté le:
Jeu Mai 03, 2007 11:03 am
Merci pour toutes ses infos Alain b
Voici l'article de l'AFP en date du 03/05/07:
Citation:
Les spécialistes mondiaux du climat réunis à Bangkok mettaient au point jeudi le message qu'ils devraient délivrer vendredi sur les moyens de lutter contre le changement climatique, en redoublant d'efforts pour surmonter certaines divergences, notamment sur les coûts.
Les délégués du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) peaufinent un "résumé à l'intention des décideurs", synthèse en une vingtaine de pages de leur rapport sur "les mesures d'atténuation" du réchauffement climatique en cours, qui constitue le troisième volet du 4e rapport d'évaluation du Giec.
"Les choses avancent pas trop mal. On aura terminé vendredi matin", a déclaré Marc Gillet, le chef de la délégation française à Bangkok.
"On a fait 60% du rapport", a précisé Renaud Crassous qui fait partie de cette délégation.
Une conférence de presse est prévue vendredi après-midi à Bangkok pour la présentation du texte.
"L'Arabie Saoudite n'est pas là, ça a permis d'accélérer les choses", a commenté un délégué d'un autre pays occidental sous couvert de l'anonymat, soulignant que les délégués de ce pays arabe étaient habituellement très actifs dans ce genre de réunions.
De son côté, la Chine a pesé sur la conférence de Bangkok depuis le début. "Les délégués chinois ont essayé de minimiser la portée des choses ... ils voulaient qualifier la connaissance des coûts comme peu sûre", a précisé ce délégué.
"La question des coûts est le point de blocage principal", a indiqué une autre source présente à ces discussions. "Certains pays y voient une menace sous-jacente, d'autres y voient au contraire une opportunité", a-t-elle précisé.
La Chine a placé plus d'une dizaine d'amendements dans un document préparatoire à la réunion de Bangkok que l'AFP a pu consulter, concernant les évaluations des coûts de la lutte contre le changement climatique et l'ampleur des moyens à mettre en place, tels que présentés dans le projet de résumé soumis aux délégués.
Les Chinois estiment que ces évaluations ne sont pas certaines, expliquent des délégués.
Selon plusieurs scénarios présentés dans le projet de résumé, il en coûterait entre 0,2% et 3% du Produit intérieur brut mondial (PIB) à l'horizon 2030 pour stabiliser les émissions de gaz à effet de serre.
Parmi les autres points de friction a figuré le rappel par les pays en développement de la responsabilité historique des pays industrialisés dans les émissions mondiales de CO2 et le nucléaire.
"Nous avons eu une très longue discussion sur le nucléaire. Il y a des pays qui y sont farouchement opposés et cela ne leur plaît pas trop qu'on dise que le nucléaire est une des options pour lutter contre le changement climatique", a indiqué Renaud Crassous.
"Pour arriver à un consensus, il faut parfois trouver des formulations plus vagues", a-t-il reconnu.
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Posté le:
Ven Mai 04, 2007 6:25 pm
Bonjour à tous,
Voilà la réunion du GIEC est fini depuis aujourd'hui voila les articles AFP, montrant quelques conclusions:
Citation:
Le monde a les moyens d'atténuer le réchauffement climatique, selon le Giec
Le monde a les moyens de faire face au réchauffement climatique à un coût modéré en utilisant les technologies actuelles, à condition de ne pas trop tarder, ont estimé vendredi les spécialistes mondiaux du climat à Bangkok.
"Si nous continuons à faire ce que nous faisons maintenant, nous aurons de sérieux problèmes", a averti Ogunlade Davidson, co-président d'un groupe de travail du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) qui a examiné cette semaine des solutions possibles au réchauffement.
Les 20 à 30 prochaines années seront cruciales dans les efforts pour atténuer le changement climatique, a indiqué le Giec dans un "résumé pour les décideurs" politiques, qui est une synthèse consensuelle de ses travaux.
Ce document, approuvé vendredi par les quelque 400 délégués du Giec réunis depuis lundi à Bangkok, "identifie clairement des mesures pour lutter contre le changement climatique à un coût relativement modéré", a estimé Rajendra Pachauri, président du Giec.
Selon ce rapport, les mesures visant à limiter la hausse des températures autour de +2°C (par rapport à 1980-1999) se traduiraient par une baisse de 0,12% du taux de croissance annuelle du PIB à partir de 2030.
Un arsenal de solutions technologiques et de mesures réglementaires permettraient de lutter efficacement contre le changement climatique.
Parmi les options retenues par le Giec figurent en bonne place les énergies renouvelables - éolien, solaire, géothermie - mais également le nucléaire, ce qui n'a pas manqué de provoquer quelques frictions parmi les délégués, certains pays y étant farouchement opposés.
"Nous ne faisons pas de recommandations, nous analysons simplement et nous présentons différentes options", a indiqué sobrement M. Pachauri qui était interrogé par la presse à ce sujet.
Les possibilités de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES), dont le principal est le dioxyde de carbone, jugés responsables du réchauffement, sont nombreuses.
"Il existe un potentiel important pour réduire les émissions dans les prochaines décennies", a estimé Bert Metz, co-président du groupe de travail.
"Et ce potentiel est tel qu'il permettrait de compenser la croissance des émissions de gaz à effet de serre avec les technologies actuelles", a-t-il ajouté, estimant que "tous les secteurs pourraient contribuer à la réduction des émissions, dans tous les pays du monde".
"Le secteur du bâtiment est celui qui offre le plus grand potentiel pour des actions à bas coûts", a précisé M. Metz, ajoutant: "Réduire la déforestation permettrait également d'apporter une contribution majeure à la réduction des émissions".
La question des coûts a dominé les cinq jours de discussions du Giec, suscitant des débats animés, notamment entre pays en développement et nations industrialisées.
Le résumé approuvé vendredi met en évidence des "coûts de réduction tout à fait abordables", a indiqué Marc Gillet, chef de la délégation française, ajoutant: "Je pense qu'on pourra utiliser beaucoup d'éléments de ce document (dans de prochaines discussions multilatérales)".
Selon le secrétaire d'Etat allemand Michael Müller, présent lors des négociations, "de grands maîtres de la dissimulation et de l'interprétation", comme la Chine, ont été à l'oeuvre à Bangkok.
La Chine a adopté une position de blocage, notamment en faisant pression pour que soit retiré un passage selon lequel l'utilisation de charbon est une des causes principales de l'augmentation drastique des émissions de CO2, a-t-il expliqué. Selon lui, les Etats-Unis, mais aussi des pays émergents comme l'Inde, se sont abrités derrière la position chinoise.
Mais le temps presse: les émissions mondiales de GES devraient commencer à décroître à partir de 2015 si on veut contenir la hausse de la température mondiale moyenne entre + 2°C et + 2,4°C, a estimé le Giec.
Dans un précédent rapport publié en février à Paris, il avait indiqué que la hausse des températures pourrait atteindre jusqu'à + 6,4°C d'ici 2100, dans le pire des cas, par rapport à la période 1980-1999.
Ce nouveau rapport du Giec montre qu'il est possible de contrer le réchauffement à moindre coût en s'y attelant "dès lundi", ont estimé plusieurs ONG environnementalistes parmi lesquelles le Fonds mondial pour la nature (WWF).
Pour Greenpeace, le texte appelle maintenant "une réponse politique sérieuse" de la part des dirigeants du monde.
Citation:
Changer son mode de vie pour lutter contre le changement climatique
Chaque individu a un rôle important à jouer pour lutter contre le réchauffement climatique qui n'est pas seulement l'affaire des gouvernements et des industriels, ont assuré des spécialistes mondiaux du climat vendredi à Bangkok.
Prendre le train pour aller au travail au lieu de sa voiture, réguler la température d'un bureau ou d'une maison climatisée, manger moins de viande sont quelques unes des options à prendre en compte pour participer à l'effort mondial contre le réchauffement.
Les changements de modes de vie font partie des solutions identifiées par le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) qui a rendu en Thaïlande son diagnostic sur les moyens d'atténuer le changement climatique.
"Les changements de modes de vie et de comportements peuvent contribuer à la réduction des émissions (de gaz à effet de serre) dans tous les secteurs", indique le "résumé à l'intention des décideurs" politiques, approuvé par quelque 400 délégués mandatés par environ 120 pays auprès du Giec.
Trois hauts responsables du Giec ont souligné, lors de la présentation du document devant la presse, que changer de mode de vie ne signifiait pas que les populations des pays riches ou pauvres allaient devoir faire des sacrifices.
"Ce n'est pas une question de sacrifice. C'est une question de changement. On peut faire du développement d'une façon bien plus durable que ce que nous avons fait jusqu'alors", a souligné Ogunlade Davidson, co-président d'un groupe de travail du Giec.
"Vous pouvez avoir un style de vie qui émette peu de gaz à effet de serre, tout en continuant à profiter d'une bonne situation économique", a-t-il estimé.
Le président du Giec, Rajendra Pachauri, a de son côté invité les individus à suivre le conseil de l'ancien président américain Jimmy Carter dans les années 1970 recommandant de baisser le chauffage à la maison en hiver et de porter un chandail plutôt qu'un T-shirt.
Il a également félicité l'ancien Premier ministre japonais Junichiro Koizumi qui a encouragé les cadres au bureau à renoncer à la cravate l'été pour pouvoir réduire un peu la climatisation.
Une autre option à prendre en considération est de devenir végétarien, a ajouté M. Pachauri, de nationalité indienne, tout en soulignant qu'il s'agissait d'un avis personnel et non pas d'une position officielle du Giec.
"Si les gens mangeaient moins de viande, ils seraient peut-être en meilleure santé. Et, en même temps, ils contribueraient à réduire les émissions générées par l'élevage des bovins", a-t-il fait remarquer.
Produire la viande, la transporter, la réfrigérer, l'acheminer dans les commerces de détail, tout cela contribue à émettre des gaz à effet de serre, a-t-il indiqué.
Selon Jean-Marc Jancovici, consultant français indépendant spécialisé dans les questions énergétiques, un kilo de boeuf, une fois arrivé dans l'assiette, correspond à 3,7 kilos de dioxyde de carbone.
Il va falloir changer au plus vite notre comportement !!!
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animalelectro Panda
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Posté le:
Ven Mai 04, 2007 7:44 pm
« Mr.ecologie » a écrit:
Il va falloir changer au plus vite notre comportement !!!
On est vraiment mal barré...
C'est fascinant quand même de savoir qu'on a été de capable de se détruire nous même!!! même si c'est pas cool du tout...
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