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Mer Avr 04, 2007 12:43 pm
Petit détour dans le nucléaire avec Greenpeace disant que le nucléaire n'est pas la bonne solution pour sauver le climat:
Citation:
L'Oxford Research Group, un organisme indépendant de réflexion sur les questions de sécurité internationale, estime que la promotion de l'énergie nucléaire comme solution au réchauffement climatique est peu judicieuse et pourrait aboutir à des conséquences extrêmement dangereuses pour la sécurité mondiale.
Dans un rapport intitulé "Energie sûre ? Nucléaire civil, sécurité et réchauffement climatique", l'Oxford Research Group affirme cependant que l'uranium nécessaire à ce processus n'est pas disponible en quantité suffisante sur la planète et que les puissances nucléaires seront donc tentées de retraiter du combustible nucléaire pour obtenir du plutonium.
« Une multiplication des activités de retraitement et le commerce international de matériau à usage militaire qui en résulterait augmenteraient les occasions pour les Etats, les organisations criminelles et les terroristes d'acquérir du matériau à usage militaire » souligne ce rapport.
Dans une préface à ce document, l'ancien ministre allemand de l'Environnement et de la Sécurité nucléaire Jürgen Trittin écrit que le développement de l'énergie nucléaire conduira automatiquement à une prolifération menaçant la sécurité internationale.
« L'une des pires idées, largement répandue dans le débat international, est l'appel en faveur d'un développement de l'énergie nucléaire comme moyen de préservation du climat », écrit Trittin. « Cette recommandation est un exemple parfait de lutte contre un risque par le biais d'un risque encore plus élevé. Les risques liés à la prolifération et au terrorisme nucléaire aussi bien par des Etats que par des acteurs non étatiques sont tout simplement incontrôlables ».
Des risques incontrôlables.
Outre cet aspect, l'extraction et la purification de l'uranium contribuent à l'émission de dioxyde de carbone dans l'atmosphère, même si les centrales nucléaires en émettent peu elles-mêmes, et il faudrait construire des milliers de réacteurs pour obtenir un effet significatif sur le changement climatique, relève l'Oxford Research Group.
Les énergies renouvelables comme l'éolien, le solaire ou l'hydraulique sont moins polluantes, notamment au regard du danger posé à très long terme par les déchets nucléaires, et moins risquées en terme de sécurité.
Seuls quelques pays, notamment la France, la Grande-Bretagne et le Japon, retraitent actuellement du combustible nucléaire. Une explosion de la demande d'énergie nucléaire pourrait cependant entraîner un brusque développement de ces activités dans le monde et déborder les procédures de contrôle, prévient le rapport de l'Oxford Research Group.
Parallèlement, le réchauffement climatique risque de provoquer des inondations, des famines et d'autres perturbations favorisant l'instabilité politique dans les zones les plus vulnérables.
« L'énergie nucléaire ne peut pas apporter une contribution importante à la réduction mondiale des émissions de dioxyde de carbone, tandis que ses effets sur l'insécurité mondiale et les risques de conflits catastrophiques et de terrorisme sont parfaitement connus » conclut ce rapport.
« C'est exactement ce que nous répétons à longueur de temps : le nucléaire est la mauvaise solution pour lutter contre les changements climatiques. Nous avons d'ailleurs publié un scénario [R]évolution énergétique, qui démontre qu'il est possible de réduire les émissions planétaires de CO2 de 50% d'ici 2050, tout en tenant compte de la croissance économique mondiale. Ce scénario est basé sur la sobriété et l'efficacité énergétique. Il substitue aux énergies fossiles des énergies renouvelables, évite les fausses solutions technologiques et utopiques comme le nucléaire ou le charbon prétendument " propre " mais aussi les technologies de capture et de séquestration de carbone » explique Karine Gavand, chargée de campagne climat à Greenpeace.
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Lord69 Modérateur
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Nous avons d'ailleurs publié un scénario [R]évolution énergétique, qui démontre qu'il est possible de réduire les émissions planétaires de CO2 de 50% d'ici 2050
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Ven Avr 06, 2007 10:35 am
« Admin » a écrit:
« Greenpeace » a écrit:
Nous avons d'ailleurs publié un scénario [R]évolution énergétique, qui démontre qu'il est possible de réduire les émissions planétaires de CO2 de 50% d'ici 2050
Estce que tu aurais ce rapport Mr Ecologie ?
Tout à fait Admin il se trouve en format PDF à cette adresse:
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Jeu Mai 03, 2007 3:14 pm
Bonjour à tous,
Voici un article AFP en date du 03/05/07:(j'aurai pu aussi le mettre dans le rubrique réchauffement climatique mais bon)
Citation:
Climat: le nucléaire, solution controversée contre le réchauffement
Le nucléaire continue d'enflammer les débats entre partisans et adversaires de cette énergie qui figure parmi les options discutées entre experts mondiaux à Bangkok pour lutter contre le réchauffement planétaire.
L'énergie nucléaire présente l'avantage par rapport aux énergies fossiles - pétrole, gaz, charbon - de ne pas émettre de gaz à effet de serre dans l'atmosphère et de ne pas contribuer au réchauffement.
Pour les délégués du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) réunis depuis lundi en Thaïlande, le nucléaire est une des options pour réduire les émissions de dioxyde de carbone (CO2).
"Nous avons eu une très longue discussion sur le nucléaire. Il y a des pays qui y sont farouchement opposés et cela ne leur plaît pas trop qu'on dise que le nucléaire est une des options pour lutter contre le changement climatique", a indiqué Renaud Crassous qui fait partie de la délégation française à Bangkok.
"Jusqu'alors, ils ont eu tendance aussi bien au Giec que (dans les négociations sur le protocole de Kyoto) à évacuer la question du nucléaire, mais ils ne pourront pas le faire éternellement", estime Malcolm Grimston, un expert nucléaire de l'observatoire Chatham House basé à Londres.
Pour Stephan Singer, responsable climat et énergie du Fonds mondial pour la nature (WWF) pour l'Europe et qui participe à la réunion de Bangkok, le nucléaire ne peut constituer une alternative durable et efficace aux énergies fossiles.
Greenpeace affirme également son opposition au nucléaire mais les frontières entre courants pro et anti-nucléaire ont tendance à devenir poreuses.
Un certain nombre de gourous de l'écologie, parmi lesquels Patrick Moore, cofondateur de Greenpeace, et James Lovelock, figure de proue des défenseurs de l'environnement, se déclarent ouvertement favorables au nucléaire.
"Certaines personnalités parlent maintenant en bien du nucléaire et je pense que ce n'est plus le même débat qu'il y a trois ou quatre ans", estime Richard Tarasofsky, responsable du programme énergie et environnement à Chatham House.
Selon Greenpeace, 441 centrales nucléaires sont actuellement en service dans 31 pays, parmi lesquels figurent en tête les Etats-Unis, la France et le Japon, suivis par l'Inde et la Chine.
"L'énergie nucléaire a dû être largement financée par les gouvernements pour être économiquement viable", fait cependant remarquer M. Tarasofsky, dénonçant les coûts de cette technologie.
En outre, "il n'y a pas un seul dépôt dans le monde pour les déchets radioactifs qui soit accepté par les géologues", affirme Stephan Singer.
Selon Charles Ferguson, scientifique associé au Council on Foreign Relations de New York, l'administration Bush est favorable à la solution du nucléaire pour lutter contre le changement climatique.
Mais, dans le même temps, elle dénonce les positions de l'Iran et de la Corée du Nord sur le nucléaire.
La Maison Blanche veut "classer certains pays parmi les 'bons' qui peuvent avoir accès à la technologie nucléaire ... et d'autres parmi les 'mauvais' auxquels on refuse tout accès à cette technologie", fait-il remarquer.
Pour David Warrilow, chef de la délégation britannique à la réunion de Bangkok, "le message qui en ressort est qu'il n'y a pas une solution, (mais) toute une série de technologies et de méthodes différentes" pour atténuer le réchauffement.
Mouais ... ça va pas nous faciliter la tache pour appréhender l'avenir donc de cette technologie !!
Si même les experts entre-eux ne sont pas d'accord, cela prouve donc bien que c'est un sujet délicat à prendre très au sérieux car il est très compliqué ... et aussi qu'il n'y a pas de décisions simples et donc que ces décisions doivent, au moins, être prise sans pressions sur les scientifiques ...
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Mer Oct 24, 2007 1:47 pm
Tiens y'a t'il un avenir donc pour le nucléaire ?
Citation:
Etats-Unis : Sans eau, pas d'énergie
mardi 23 octobre 2007, 21:57:33 | Romrom
Cet été, plusieurs centrales nucléaires américaines devant faire face à une réduction de la disponibilité en eau (température élevée ou baisse de niveau des cours d'eau les approvisionnant) ont dû réduire leur activité.
Dans le même temps la demande en électricité atteignait des sommets du fait de l'usage intensif des systèmes d'air conditionné. Ce schéma, diminution des ressources en eau et demande accrue en électricité, risque de devenir de plus en plus fréquent dans un contexte d'évolution du climat et d'augmentation de la population.
L'eau est une composante importante dans la majorité des systèmes de production d'énergie : nucléaire, carburant fossile, biocarburant, solaire thermique, géothermie et bien sûr hydroélectricité.
L'eau est utilisée au cours de diverses phases de production : extraction des carburants fossiles et de l'uranium, conversion des carburants (éthanol, charbon), refroidissement et transport de chaleur (carburant fossile, éthanol, nucléaire, solaire thermique, géothermie) et irrigation (éthanol).
Les quantités utilisées et la qualité des eaux rejetées varient selon le mode et le lieu de production d'énergie. Selon l'Electric Power Research Institute, mis à part l'hydroélectricité, les centrales nucléaires et les centrales à charbon sont les installations utilisant le plus d'eau (environ 3000 litres/MWh produit). Une part importante de cette eau est ensuite rejetée dans le réservoir qui sert de source mais les procédés d'extraction et les pertes par évaporation entraînent une consommation encore trop importante.
La demande en énergie est appelée à augmenter, tandis que la disponibilité en eau est de plus en plus problématique du fait de la croissance urbaine, de l'irrigation et de mesures environnementales de plus en plus restrictives.
De plus, selon les prévisions, les vagues de chaleur et de sécheresse pourraient s'intensifier dans les régions arides. Ces considérations sont à prendre en compte pour le développement des nouvelles centrales. Certains modes de production d'énergie, tels que l'éolien ou le solaire photovoltaïque, ont des besoins en eau très faibles.
Les chercheurs travaillent également sur le perfectionnement de systèmes qui permettraient de diminuer les besoins en eau dans les circuits de refroidissement. Ainsi depuis les années 80, les circuits fermés de refroidissement ont remplacé les circuits ouverts humides, ce qui permet de diminuer considérablement les prélèvements d'eau. En revanche, la quasi totalité de l'eau prélevée est désormais perdue par évaporation. Les chercheurs étudient les possibilités pour récupérer cette eau évaporée. Des systèmes de refroidissement à l'air sont également à l'étude. Enfin l'utilisation d'eau de moindre qualité, par exemple les eaux usées de certaines industries, est également envisagée.
La relation entre énergie et eau est d'autant plus complexe que la relation de dépendance n'est pas à sens unique puisque l'approvisionnement en eau de la population nécessite de l'énergie produite par les centrales.
[Ref : Department of Energy, Energy demands on water resources, reports to Congress on the interdependency of Energy and water, décembre 2006 ;
Le dossier: The Water-Energy Nexus, Southwest Hydrology, septembre/octobre 2007, 6(5): 16-32]
J'ai vraiment peur pour l'avenir quand je vois le nombre de centrales en france.
En effet on pose des centrales nucléaires de partout sans savoir ou mettre les déchets qui vont avec ! ! ! ! !
De plus quand on voit ce qu'il c'est passé à tchernobyl imaginez ça x58! ! ! ! !
la france est une véritable bombe a retardement poour toute l'Europe en cas de guerre ! ! ! ! !
Narduccio Eléphant
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Mar Mar 18, 2008 6:58 pm
« kidmyp » a écrit:
En effet on pose des centrales nucléaires de partout sans savoir ou mettre les déchets qui vont avec ! ! ! ! !
C'est sur qu'il vaut mieux produire des MW à partir du charbon, à la place de quelques centaines de tonnes de déchets, on en a des milliards de tonnes. QUand au gaz, bonjour les rejets en CO2. C'est pourtant cela que l'on cosntruit en nombre en Europe, sans fanfares ni trompettes ...
« kidmyp » a écrit:
De plus quand on voit ce qu'il c'est passé à tchernobyl imaginez ça x58! ! ! ! !
Ça n'a rien a voir. Aucune comparaisons possibles. Ce n'est pas la même technologie et on a des organismes de surveillance dignes de ce nom en France. Autrement avec 50 réacteurs, ça fait un moment qu'il y aurait déjà eu un accident grave.
« kidmyp » a écrit:
la france est une véritable bombe a retardement pour toute l'Europe en cas de guerre ! ! ! ! !
Parce que tu crois qu'il existe beaucoup de missiles capables de trouer un bâtiment réacteur ? Pour un militaire, bombarder une centrale nucléaire est très contre-productif, il y a bien plus efficace, comme arroser de poussières de carbone les postes de distributions électriques. On est a peu près assuré que pendant 3 jours la France est dans le noir ...
DELAIR Eléphant
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Posté le:
Mer Mar 19, 2008 11:36 am
Tu as raison Narduccio... faut pas pousser mémére dans les orties... enfin pas trop fort !!! Merci !
Les gens en fonction de leur croyance choisissent leur énergie...
Bizarrement, le nucléaire me fait moins peur que le charbon....
Il va falloir concentrer l'énergie au niveau d'un Etat. Et il y en a un qui a compris hier, dans son remaniement ministériel. Je parle notre Président ! Il a donné le Secrétariat de l'énergie à... BORLOO !!!!
C'est signe, d'une part qu'il va falloir agir pour développer l'énergie et l'environnement !
Que l'Etat prend en charge la notion d'énergie..
L'avenir nous diras la suite (tain Lapalisse)
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