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biocarburant en France!

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Mr.ecologie
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MessagePosté le: Mer Mar 14, 2007 5:43 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Bonjour,

Les biocarburants: Quel intérêt environnemental ?
A priori , un biocarburant c'est tout bon pour l'environnement. Le gaz carbonique (CO2) rejeté par les voitures s'équilibre avec celui qui a éte consommé par la plante pendant sa croissance. Mais les choses ne sont pas aussi simples. Les biocarburants proviennet des zones de grandes cultures. Semer, produire et employer de l'engrais, traites, récolter, transformer ensuite les betteraves, le blé ou le colza en carburant, toutes ces opérations demandent de l'énergie. Il faut, par exemple 1.5 tonne de pétrole pour produire 1 tonne d'engrais azoté.
Pour déterminer objectivement l'interêt environnemental, rien de tel que de réaliser un écibilan. De la culture jusqu'a la pompe, il tient compte de tous les paramétres et de tous les impacts. L'Adema (Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'energie) s'y est collée en 2002 avec la Direction des ressources de l'Industrie (DIREM°. Résultats: l'éthanol a un rendement énergétique 2 fois supérieur a celui de l'essence et émet 2.5 fois et demie moins de gaz a effet de serre; le biodiesel est encore mieux placé avec un rendement 3 fois supérieur au gazole et avec 3.5 fois moins de contribution au réchauffement climatique. Depuis, la messe est dite les biocarburant sont réputés excellents.

Quel bilan écologique ?
L'ennui c'est qu'on peut faire dire a peu prés ce qu'on veut a un écobilan, tou est question de pomdération entre les paramétres. Ici c'est l'énergie consommée tou au long du processus de fabrication qui compte. Trois approches sont possibles, On peut l'imputer en totalité au produit qu'on veut fabriquer, en laissant de coté les coproduits obtenus (qui serviront a l'alimentation animal, par exemple) piuisque la finalité n'est pas de les produire. C'est le chois de certains experts. Dans ce cas, le biocarburant ne présente aucun intérêt, le gain énergétique est nul, tant sa production consomme d'énergie.
Mais ces coproduits sonts
utiles car ils servent d'aliment dans les élevages. Une aure approche, la plus rigoureuse, consiste a leur affecter l'impact énergetiquedes rations alimentaires qu'ils remplacent dans les mangeoires, a savoir des tourteaux de soja importés. C'est la méthode retenus par l'écobilan européen de 2004 et par les recherches de l'Inra (Institut national de la recherche agronomique), dans une publication de 2005. Le bilan du biodiesel reste positif (rendement énergetique de 2), alors que l'éthanol présente peu d'intérêt (1.2 pour le blé, 1.3 pour la betterave).
Enfin, la troisiéme approche possible, consiste a répartir la consomation d'énergie nécessaire a leur production entre les quantités obtenues en coproduits et en biocarburant. L'énergie consommée est alors affectée a 57% aux coproduits et a seulement 43% a l'éthanol. Cette méthode trés favorable a l'E85 est celle qu'a retenue l'écobilan francais. Rien de trés étonnat puisque le comité de pilotage était majoritairement composé de représantants de l'agro-industrie et des grandes cultures, deux secteurs ayant un intérêt trés direct au développement de la filiére.

Quel intérêt économique ?
Le biodiesel devient compétitif si le prix du baril de pétrole dépasse 65 voire 75 dollars selon les sources, l'éthanol seulement s'il atteint 100 dolars, ce qui ne s'est encore jamais produit, même au plus fort des tensions internationales. En deça, il s'agitd'une charge financière pour l'Etat. Pour atteindre l'objectif 2008 de 5.75% de carburants distribués, la dépense publique budgétaire et fiscale va s'élever a 3.7 milliards d'euros! Le cout de la seule défiscalisation est de 1.3 milliard d'euros. Ce que l'automobile gagnera peu être en faisant son plein, il le perdra a coup sur en tant que contribuable.

A combien la réduction de l'effet de serre ?
En se basant sur la réduction de gaz a effet de serre calculée par l'écobilan francais, le cout budgétaire de la tonne de CO2 évitée s'éléve a 110 euros pour le biodiesel et a 330 euros pour l'éthanol. Comme le note le rapport du Conseil général des Mines de l'inspection générale des finances et du Conseil général du génie rural des eaux et forét sur l'optimisation du dispositif de soutien a la filière biocarburant remis au gouvernement en 2005, "c'est sensiblement supérieur au cout de 30 euros généralement admis par tonne de CO2 évitée"
Et les auteurs d'indiquer que "d'autres moyens, notament l'utilisation de la biomasse a des fins thermiques", en clair les chaufferies bois, aboutiraient a la même réduction de gaz a effet de serre que les biocarburant pour 5 a 10 fois moins cher.

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Dernière édition par Mr.ecologie le Mar Mar 27, 2007 11:27 pm; édité 1 fois
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MessagePosté le: Mer Mar 14, 2007 8:00 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Merci de citer vos sources Smile

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Mr.ecologie
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MessagePosté le: Mer Mar 14, 2007 8:22 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Embarassed Embarassed désolé cela vien de l'article sur les biocarburant du magazine de l'U.F.C Que Choisir du mois de janvier 2007
(je suis abonné et je travail pour eux Ultra heureux )

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MessagePosté le: Ven Mar 16, 2007 1:10 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Puisqu'il faut des sources Wink , voyons l'avis aussi de la Confédération Paysanne !

Citation:
Bilan du salon de l’agriculture : Agrocarburants - La Confédération Paysanne alerte les agriculteurs
Communiqué de presse - 14 mars 2007

L’édition 2007 du Salon International de l’Agriculture a été l’occasion d’une opération de communication sans précédent de la part des tenants des filières industrielles de production d’agrocarburants. Seule, la Confédération Paysanne délivrait un message différent, alertant le public sur les bilans énergétiques très médiocres de ces filières, et par voie de conséquence, leur coût durablement élevé pour la collectivité, mobilisant des ressources considérables qui pourraient être beaucoup plus judicieusement utilisées pour développer d’autres projets plus efficaces pour réduire à la fois nos émissions de Gaz à Effet de Serre, et notre dépendance énergétique par rapport au carbone fossile.



Pour l'instant, seule la filière Ester Méthylique d'Huile Végétale (Diester) permet de rémunérer correctement les producteurs agricoles. Mais à quelles conditions? L’automobiliste supporte un sur-paiement de 30% pour le même volume et le contribuable paie une défiscalisation de 0,25 € par litre qui devient une subvention pour l’industriel.


La filière éthanol, dont le bilan énergétique est encore plus mauvais bénéficie aussi d’une forte défiscalisation. L’E85, en particulier, utilisable uniquement dans les véhicules flex-fuel, devra nécessairement être compétitif par rapport à l’essence pour que les automobilistes investissent dans ces nouveaux véhicules. Ce sera donc aussi aux contribuables de supporter le surcoût de ce carburant. Parallèlement, les producteurs agricoles ne seront toujours pas rémunérés... En effet, si l'E85 est vendu comme cela a été annoncé 0,80 €/litre TTC à la pompe, il manquerait 32 € par tonne de blé, et 9 € par tonne de betterave par rapport au projet initial (Plan Villepin).


Si les agrocarburants ne représentent ni un intérêt environnemental pour la collectivité, ni un intérêt en termes de revenus pour les agriculteurs, qui risquent en plus d’être accusés de percevoir des subventions supplémentaires, il est légitime de se demander à qui profite le crime…



La Confédération Paysanne engage donc tous les agriculteurs à la plus grande prudence vis à vis de ces "nouveaux débouchés" et à travailler plutôt sur les économies d'énergie et la définition de systèmes de production plus autonomes.

Un dossier de presse accompagnant ce communiqué est disponible sur demande à lmillon(at)confederationpaysanne(point)fr ou lmillon@confederationpaysanne.fr

Contact :
Patrick Sadones,
Responsable du dossier « Agrocarburants » de la Confédération Paysanne : 02 35 37 35 08
Jean-Jacques Bailly,
Secrétaire national de la Confédération paysanne: 06 80 13 44 41


Et on sort des étiquettes !

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et http://fr.youtube.com/watch?v=jQRKWSRfF0w
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Lord69
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MessagePosté le: Sam Mar 17, 2007 1:04 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Je sais pas pourquoi mais j'aurais parié que j'allais être d'accord avec la confédération !

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MessagePosté le: Dim Mar 18, 2007 12:22 am Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Un article du site internet RISAL (réseau d'information et de solidarité avec l'Amérique Latine)
Qui tire profit du commerce des biocarburants ?

Citation:
Il y a dans le monde près de 800 millions d’automobiles, qui consomment plus de 50 % du total de l’énergie produite. Ainsi, la voiture individuelle est la première cause de l’effet de serre. Bien que tout le monde soit d’accord que le changement climatique est une réalité, personne n’a sérieusement l’intention de modifier le style de vie qui le provoque. Au contraire, on cherche des solutions technologiques pour que les entreprises qui profitent de ce modèle y gagnent toujours autant.

C’est dans ce contexte que l’on a commencé, ces dernières années, à préconiser les biocombustibles comme solution de rechange au réchauffement de la planète.

Poussés par leur désir de remplir les obligations contractées en vertu du Protocole de Kyoto, les pays européens veulent à tout prix remplacer leurs systèmes énergétiques à base de combustibles fossiles par d’autres utilisant des biocombustibles, mais la production de ces derniers ne leur suffit pas. Quant aux États-Unis, s’ils disposent de terres agricoles en quantité suffisante, leur consommation d’énergie est si élevée qu’ils dépendront eux aussi des importations pour satisfaire la demande.

D’où viendront ces biocombustibles ? Eh bien, de l’Amérique latine, de l’Asie et de l’Afrique. Dans toutes ces régions on affectera des terres à vocation agricole ou des écosystèmes naturels à la plantation de cultures appropriées pour la fabrication de biocarburants.

Ainsi, en raison de la voracité énergétique qui existe au monde, les biocarburants aggraveront les problèmes que suscitent déjà les monocultures de soja, de palmier à huile et de canne à sucre, sans résoudre pour autant les problèmes écologiques et sociaux de fond.

Mme. Dilma Roussef, chef du cabinet civil brésilien, a dit que les biocarburants sont l’expression du « mariage de l’industrie agricole avec l’industrie pétrolière ». Il faudrait inclure dans cette alliance l’industrie biotechnologique.

L’exemple le plus clair en est peut-être la nouvelle association créée par la société pétrolière BP et la société biotechnologique DuPont. Ensemble, elles vont développer, produire et commercialiser une nouvelle génération de biocarburants pour accroître la demande mondiale de carburants renouvelables pour les transports. Les deux entreprises y travaillent depuis 2003 et vont introduire sur le marché britannique un nouveau produit, le biobutanol, en tant que bio-composant de l’essence.

Les entreprises en question sont en train de tirer parti des compétences biotechnologiques de DuPont et de l’expérience et l’expertise de BP en matière d’élaboration de carburants. Elles espèrent devenir des leaders mondiaux dans le développement de biocarburants avancés qui pourraient atteindre 20 % dans la composition de carburants pour les transports dans certains marchés-clés.

L’industrie biotechnologique a vu dans les biocarburants une occasion d’élargir son champ d’action et, surtout, de rester longtemps en affaires, en dépit de l’opposition des consommateurs du monde entier qui ont refusé les produits transgéniques dans leur nourriture.

L’utilisation de cultures transgéniques dans l’élaboration de biocarburants permettra à l’industrie biotechnologique de redorer son image, qui s’est considérablement détériorée ces dernières années. Après les nombreuses promesses qu’elle n’allait jamais pouvoir tenir, cette industrie propose aujourd’hui de développer de nouvelles variétés transgéniques mieux adaptées à la production d’énergie.

Le soja RR sera la principale matière première pour la production de ‘biodiesel’ dans le Cône Sud et peut-être aussi dans d’autres pays de la région. Cette culture couvre déjà de vastes étendues en Argentine, au Paraguay, en Uruguay et au Brésil.

L’utilisation du soja transgénique pour la production de biocarburant a été présentée par le président Lula comme une solution à la polémique sur le soja transgénique au Brésil : au lieu de le manger, on en fera du biodiesel et la voiture ne va pas s’y opposer.

Le principal bénéficiaire de cette affaire sera la société Monsanto, qui percevra des redevances sur la vente de ses semences transgéniques brevetées et sur le produit de la récolte (dans ce cas, le biocarburant), comme elle le fait déjà dans le cas de l’huile de soja produite avec du soja RR. D’autres bénéficiaires seront, par exemple, Cargill, Bunge et ADM, qui se chargeront de la commercialisation.

En outre, la plupart du maïs utilisé aux États-Unis pour la production d’éthanol est sans doute d’origine transgénique. Chaque litre d’éthanol vendu grossira les recettes des entreprises biotechnologiques détentrices des brevets sur les semences de maïs transgénique, telles que Monsanto, Syngenta, Bayer et Dupont.

Un autre oléagineux utilisé pour la fabrication de biocarburants est le colza. La Confédération des industries agro-alimentaires de l’Union européenne (CIAA) a demandé à la Commission européenne d’autoriser l’importation de nouvelles variétés de colza génétiquement modifié pour l’industrie du biodiesel.

D’autre part, on commence à essayer des variétés transgéniques spécifiquement conçues pour la production de biocarburants. Ainsi, la société Syngenta a mis au point un enzyme alpha-amilase exprimé dans le maïs 3272 qui, mélangé à du maïs traditionnel, est destiné à la production d’éthanol. Or, l’enzyme alpha-amilase a été identifié comme un allergène important. Si les gènes qui le synthétisent réussissent à s’introduire dans la chaîne alimentaire, nous nous retrouverons devant une protéine susceptible d’avoir sur la physiologie humaine des effets inattendus.

Les entreprises alimentaires nord-américaines se sont opposées à l’introduction dans l’environnement de cultures transgéniques non destinées à l’alimentation, parce qu’elles craignent une éventuelle contamination génétique de leurs produits.

L’industrie pétrolière est encore un secteur qui tirera profit des biocarburants. Les sociétés pétrolières, en Europe surtout, ont décidé de s’engager dans l’affaire des produits « respectueux de l’environnement » pour répondre à la demande de leurs clients et s’adapter aux nouveaux objectifs de la Commission européenne en matière d’énergies renouvelables. Parmi celles qui ont le mieux diversifié leurs activités figurent Total, BP et Shell.

La société française Total obéit aux politiques de son pays, fortement favorable aux énergies renouvelables. La France est le deuxième producteur de biodiesel et d’éthanol de l’Europe. Total possède dans ce pays 4 500 stations-service et elle a une place importante en Espagne et en Italie, où elle exploite respectivement 1 740 et 1 400 stations-service. Elle prévoit aujourd’hui d’ouvrir de nouvelles usines en Afrique et en Amérique du Sud.

Les cas de BP et de Shell sont différents car, quoique le Royaume-Uni et les Pays-Bas ne s’efforcent pas de promouvoir les biocarburants, ces sociétés ont des stations-service dans des pays où les consommateurs les demandent. Par exemple, BP exploite 2 700 stations-service en Allemagne (premier producteur de biodiesel de l’Europe) ; Shell en a 2 200 en Allemagne et 1 000 en France.

Royal Dutch Shell vise à développer une deuxième génération de biocarburants, et elle a fait des essais de raffinage de bioéthanol à partir de lignine et de cellulose en coopération avec l’entreprise canadienne Iongen. Un autre associé stratégique de Shell est l’entreprise allemande Choren Industries, avec laquelle elle travaille à la production de carburant à partir de la biomasse forestière.

Pour ce qui est des entreprises nord-américaines, Chevron a créé une unité d’affaires en technologies avancées pour profiter des opportunités de production et de distribution d’éthanol et de biodiesel aux États-Unis. Cette unité sera située à Galveston, Texas, et aura une capacité de production annuelle de 100 millions de gallons de biodiesel par an. Chevron produit 300 millions de gallons d’éthanol par an aux États-Unis.

En Amérique latine, le Venezuela, malgré les grandes réserves de pétrole qu’il possède, s’apprête à rejoindre l’Argentine et le Brésil dans le développement de combustibles d’origine végétale pour la production d’énergie. La recherche de technologies pour la production de carburants de remplacement, dont le biodiesel, fait partie également d’un accord récemment passé par le Venezuela et treize autres pays des Caraïbes, qui a donné lieu à la création de Petrocaribe. Au Brésil, la moitié des carburants qui contiennent de l’alcool à l’état pur ou mélangé sont produits par les raffineries de Petrobras, l’entreprise pétrolière étatique.

La société espagnole Repsol, qui fabrique déjà du biodiesel en Espagne, investira 30 millions de dollars dans sa première usine de biodiesel en Argentine, dont la construction commencera en 2007. Au départ, la capacité de production sera de 120 000 mètres cubes par an, qui seront intégrés au gazole dans la proportion de 5 %.

Et finalement, il y a l’industrie automobile, responsable de la plupart de la consommation de combustibles fossiles et de l’effet de serre au niveau mondial, mais elle aussi commence à suivre la nouvelle vague des biocarburants.

Au Brésil, toutes les grandes marques internationales d’automobiles se sont adaptées à la production de véhicules qui utilisent de l’alcool. La moitié des voitures vendues au Brésil en 2004 sont faites pour fonctionner à l’alcool pur ou mélangé à de l’essence.

Ailleurs, ces entreprises se sont associées à d’autres dans des projets conjoints afin d’améliorer leur image de marque, de se transformer du point de vue technologique et de continuer dans les affaires pendant longtemps encore. La société allemande Volkswagen AG, par exemple, a annoncé qu’elle allait augmenter la période de garantie des voitures qui fonctionnent avec du biodiesel (B5) mélangé au carburant. Cette annonce fait partie d’un projet conjoint de deux ans avec la transnationale de l’alimentation Archer Daniels Midland Company (ADM), que les deux sociétés ont entrepris après avoir évalué ce biocarburant pendant un an.

De son côté, la société Toyota a annoncé une coopération stratégique avec BP pour produire de l’éthanol avec de la cellulose extraite des déchets au Canada.

D’autres entreprises ont suivi la même voie. Ce n’est pas qu’elles s’inquiètent de l’avenir de la planète : elles doivent s’adapter aux nouveaux besoins des consommateurs et aux obligations internationales que certains pays ont contractées en vertu du Protocole de Kyoto.

Dans le monde entier on préconise l’utilisation de biocarburants et plusieurs pays ont commencé à mettre en oeuvre des programmes nationaux, ont approuvé des lois et ont créé des comités consultatifs à ce sujet. Les arguments utilisés sont, parmi d’autres, que la prolifération de cultures énergétiques telles que la canne à sucre, le palmier à huile, le soja et d’autres peut être un facteur de développement rural important, et que la substitution des combustibles fossiles par des biocombustibles va contribuer à diminuer le réchauffement de la planète.

Or, l’affaire des biocombustibles contribuera plutôt à mieux positionner l’industrie biotechnologique, à renouveler les industries pétrolière et automobile et à augmenter les profits des entreprises qui commercialisent les biocarburants.

Cela ne veut pas dire que ce qui précède s’applique à l’utilisation d’huiles végétales, de bagasse de canne à sucre ou d’autres déchets agricoles ou forestiers pour satisfaire la demande en énergie de petites communautés locales. Il s’agit d’une question d’échelle : nous parlons des problèmes qui se posent lorsqu’il faut répondre à la demande de consommateurs qui veulent maintenir leur niveau de vie fondé sur le gaspillage, et qui ont bonne conscience lorsqu’ils mettent dans le réservoir de leur véhicule 5,75 % de biocarburant, sans regarder s’il provient des forêts amazoniennes du Brésil, des terres paraguayennes d’où les paysans ont été violemment expulsés ou de leurs propres terres agricoles.

À moins de changer le modèle de développement et de nous engager sur la voie d’une transition vers une société post-pétrolière où les modes de consommation de l’énergie seront différents, les biocarburants ne seront pas le moyen d’enrayer le changement climatique.

Devant cette situation, nous devons continuer de lutter pour une société qui encourage et respecte la souveraineté alimentaire et énergétique de tous les peuples.

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MessagePosté le: Ven Mar 23, 2007 12:24 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Bonjour,

Voici une vidéo sur les Biocarburants fait par bien sur: C'est pas sorcier Wink

http://www.dailymotion.com/visited/search/c%27est%2Bpas%2Bsorcier/video/x134xq_biocarburant

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MessagePosté le: Mer Oct 03, 2007 2:04 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Réchauffement climatique : les biocarburants sont de grands producteurs de GES
Selon Paul Crutzen, lauréat du prix Nobel de chimie en 1995, la production et l'utilisation de biocarburants pourraient aggraver le réchauffement climatique. D'après les résultats de ses travaux sur la dégradation de la couche d'ozone stratosphérique publiés dans la revue "Atmospheric Chemistry and Physics Discussions", les biocarburants émettraient deux plus de gaz à effet de serre (GES) que les carburants fossiles. ENVIRO2B, 27/09/07 A consulter sur http://www.enviro2b.com/environnement-actualite-developpemen

L'essor des agrocarburants pourrait aggraver le réchauffement climatique.
LE MONDE, 24/09/07 http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3244,36-958734@51-
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MessagePosté le: Mer Oct 03, 2007 4:42 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Comme quoi les doutes se confirment. C'est, je l'espère, une des raison qui a pousser la France à revoir son idée de biocarburant à grande échelle.... on me souffle dans l'oreillette que non... dommage.

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MessagePosté le: Mer Oct 03, 2007 9:10 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

je voulais en parler mais je vois que j'ai été devancé ... cool !

En effet, je me suis fait la remarque l'autre jour alors que j'entendais parler de ce rapport que ENFIN, ce qui se disait sur des sites Internet ou Forum spécialisés sur l'environnement se retrouve maintenant dans les actus pour porter ce vrai grave problème des agro-carburant aux yeux du grand public !

Et pour rajouter du l'eau à votre moulin ... Le Brésil et maintenant les US utilisent maintenant pas mal de leur maïs pour produire des agro-carburants ... Ajouter à cela la demande toujours plus grande des pays en voie de dévelloppement pour manger correctement ... comme nous ( plus de pain, plus varié, plus de viande aussi ) ... et ce sont les cours au niveau de l'agriculture mondiale qui s'affole ! On arrive plus à produire suffisamment pour tout ce que l'on veut faire, à tel point que l'Europe autorise la mise en culture des 10% de jachère ...

Rouler ou manger ... faudra t'il choisir ??

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