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Mer Mar 14, 2007 1:00 am
Il y a une question que je me pose à propos de l'éthanol.
Le vin contient de l'éthanol alors pourquoi ne pas utiliser la sur-production de vin français pour l'utiliser dans la fabrication de carburant.
Cela pourrais être un nouveau débouché pour les viticulteurs français qui ont du mal à vendre leur vin.
J'ai trouvé cet article du Courrier International datant de 2005 (repris en entier sur ce forum).
Qu'en pensez-vous ? Faisable ou pas ?
DELAIR Eléphant
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Mer Mar 14, 2007 11:13 am
Le problème est qu'il faut que cela entre dans une réglementation et sans cela on ne pourra pas.
Ce qui est dommage, en France, c'est que tout ce qui touche à l'automobile doit être homologué par l'U.T.A.C. http://www.utac.com/fr/index.asp ou par le C.N.R.V. http://www.ile-de-france.drire.gouv.fr/vehicules/homolo/cnrv/rolecnrv.htm
Ce qui veut dire, qu'il y a la main mise sur toutes les initiatives privées. Et que l'Etat attaque toutes personnes qui veut rouler ou faire rouler des véhicules non conformes à la réglementation. C'est loyal, dans un cadre sécuritaire, mais c'est injuste lorsque l'on fait du bien à l'environnement.
Mais, il faut bien protéger l'intérêt de quelques un, puisque nous sommes tous égalitaire non ?
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Mer Mar 14, 2007 4:51 pm
« Admin » a écrit:
« Narduccio » a écrit:
« Lord69 » a écrit:
Si on prend 1.2 de pétrole pour faire 1 litres de bioethanol, on ne diminue pas les rejets de CO2.....
Le bilan global est mauvais.
Pas tant que cela, actuellement, il faut entre 2 et 3 litres de pétrole pour faire un litre de carburant auto.
Moi, j'avais compris qu'il fallait 1,2 de carburant auto pour 1 litre de bioéthanol ...
Pour l'hydrogène, cela demande beaucoup d'énergie aussi ...
C'est pas simple de bien choisir ...
Ce qui est le plus simple pour le moment, c'est de diminuer ses trajets et d'augmenter ses trajets en transports collectifs !! Au moins là, pas de questions à se poser, ou de calculs savants, on sait que c'est efficace ...
A propos de l'éthanol il faut 0.8 litre de pétrole pour produire 1 litre d'éthanol (source du magazine Que Choisir sur les biocarburant)
A savoir que l'éthanol francais n'a rien a voir avec celui du Brésil:
Pour vanter les mérites de l'E 85 (ou superéthanol, c'est de l'éthanol a 85% et de l'essence a 15%), on parle beaucoup du brésil ou les voitures flex-fuel et les pompes a éthanol sont noubreuses. Mais les situations n'ont rien a voir . Le Brésil fait son éthanol a partir de la canne a sucre, une culture pérenne qu'on replante seulement tou les 10 ans et qui réclame peu d'engrais. En termes de consommation d'énérgie, c'est un avantage colossal sur nos cultures de blé, de batteraves ou de colza renouvellée chaque année et poussée a coup d'engrais et de phytosanitaire.
Cette premiére différence rend la comparaison impossible, mais il en est une autre, encore plus déterminante.
La distillation du sucre de canne qui fournit l'éthanol nécessite beaucoup d"énérgie mais pas une goutte de pétrole. C'est la canne a sucre qui fournit le combustible, les distilleries carburent a la bagasse, ce qui retse de la plante un fois qu'on a récupéré le jus sucré. La production d'éthanol brésilien ne consomme pas d'énergie fossile, ce qui en fait une alternative intéressante aux carburants pétroliers. L'avantage est énorme en termes d'effet de serre, mais aussi sur le plan économique, le cout de revient de l'éthanol ne dépend nullement du cours du pétrole, il repose entiérement sur la canne a sucre, ce qui le rend trés compétitif.
"Le fort intérêt économique et environnemental" de l'éthanol brésilien est incontestable, a tel point que le directeur de l'Agence international de l'énergie, le francais Claude Mandil, déclarait lors du récent colloque Factuer 4 sur la réduction des emission de CO2 que la France ferait mieux d'importer de l'éthanol du Brésil que d'en produire au prix fort! "En fabriquer a partir du mais ou de la betterave est une des plus mauvaises facons de faire de l'éthanol, c'est celle qui coute le plus cher au contribuable et qui réduit le moins les émission de CO2"
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Lord69 Modérateur
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Mer Mar 14, 2007 7:58 pm
Ha ben si c'est que choisir qui le dit
Plus sérieusement c'est vraiment pas une solution et surtout pas la panacée. C'est de la poudre aux yeux.
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Econo-Ecolo Animateur
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Mer Mar 14, 2007 10:36 pm
Merci beaucoup Mr ecologie pour ses explications.
J'avais déjà lu que l'on devrait importer du Brésil mais je n'avais pas compris pourquoi.
Merci.
Une partie d'un article de Le Monde en ce qui concerne le poids des lobbies dans la nouvelle donne des agro-carburants :
""LE POIDS DES LOBBIES"
La multiplication, de cinq à sept fois selon les scénarios de l'Agence internationale de l'énergie (AIE), de la production mondiale de "carburants verts" attendue d'ici à 2030, devrait bouleverser l'économie des productions et des échanges agricoles et énergétiques mondiaux dans les dix à quinze prochaines années. La cartographie de cette "nouvelle économie agricole", pour reprendre l'expression de l'agronome Michel Griffon, est loin d'être fixée. La compétitivité de chaque filière (maïs, canne à sucre, colza etc.) et donc de chaque région du monde dépend à la fois de son rendement énergétique - qui doit être supérieur à l'énergie consommée pour produire, transporter, etc. -, de ses coûts de production, de la capacité de ses acteurs à profiter - ou à se protéger - de la concurrence mondiale et du prix du pétrole. Des récentes études de l'Institut national de la recherche agronomique (INRA) ont montré que la plupart des biocarburants existants ne sont compétitifs, sans subventions, qu'au-delà de 80 dollars le baril de pétrole. Distilleurs et agriculteurs proposent d'autres calculs. "En la matière, le poids des lobbies est tel qu'il est quasi impossible d'obtenir des données fiables", note avec amertume un chercheur. L'INRA, pour ne pas froisser sa tutelle, le ministère de l'agriculture, a ainsi renoncé à communiquer publiquement sur ces sujets.
Une étude de la Federal Reserve Bank of Kansas City, l'une des douze composantes de la Fed, la banque centrale américaine, met aussi en garde contre l'espoir démesuré des "farmers" du Middle-West. Au fur et à mesure que les distilleries grandissent et se multiplient, les investissements deviennent si lourds que leur propriété passe des mains des coopératives (100 % de la production en 1999) à celles des compagnies pétrolières, jusqu'à ne détenir que 10 % de la production en 2006. Les agriculteurs, même regroupés, ne sont pas non plus en mesure de supporter les fortes variations des cours de l'éthanol, liés à ceux du pétrole. La concentration de la production dans les zones agricoles pose aussi des problèmes de transport : l'éthanol ne passe pas dans les oléoducs, il faut l'acheminer par rail et par route jusqu'aux raffineries de pétrole.
Celles-ci étant situées dans les ports, près des terminaux pétroliers, les majors du pétrole peuvent être tentées d'importer l'éthanol des pays du Sud, dont l'agriculture est plus compétitive. "Toute la question est de savoir comment va se répartir la rente des biocarburants", observe au final Vincent Gitz, chercheur au Centre international de recherche sur l'environnement et le développement (Cired).
Le commerce de l'éthanol - plus facilement transportable que le biodiesel - est déjà un enjeu des négociations commerciales internationales : les Etats-Unis, l'UE, le Brésil, la Chine, l'Inde et l'Afrique du Sud ont ouvert, le 2 mars, des discussions sur ce sujet dans le cadre des Nations unies. "Il y a un énorme non-dit dans tout cela, remarque Michel Colombier, chercheur à l'Institut du développement durable et des relations internationales (Iddri), on nous affirme qu'il y a adéquation entre la politique énergétique et la politique agricole, alors que la préoccupation énergétique pousserait à importer massivement, et que la politique agricole consiste à protéger notre agriculture de la concurrence mondiale sur ces nouveaux débouchés." Avant de se ruer sur les biocarburants de première génération, aux rendements et à la compétitivité incertains, ne faudrait-il pas s'interroger sur le choix des filières à développer, et sur le rythme de leur croissance ? Mais pour M. Tillous-Borde, "on en est encore au b.a.-ba pour la deuxième génération, il reste à franchir d'énormes seuils technologiques : rien ne se passera avant au moins dix ans. Et l'on ne peut pas attendre".
Antoine Reverchon"
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Posté le:
Mer Avr 18, 2007 11:07 am
Bonjour, (et oui me revoilà )
Un sommet ce déroule au Vénuzuéla:
Citation:
Pétrole contre éthanol, enjeu du sommet sud- américain de l'énergie.
Le sommet s'est ouvert pour deux jours sur l'île de Margarita au Vénézuela. Le premier du genre, qui est l'occasion de constater que les avis divergent quand il est question d'énergie. Deux grandes stratégies devraient s'opposer lors des débats. D'un côté, la production de bio-éthanol, promue par le Brésil, une alternative au pétrole, (le président Lula da Silva s'est d'ailleurs rapproché des Etats-Unis autour de ce biocarburant), et de l'autre, une plus grande solidarité pétrolière et gazière défendue par le Vénézuela, cinquième exportateur mondial de brut. A l'occasion du sommet, le vénézuelien Hugo Chavez rêve aussi de cimenter une union anti- américaine en Amérique du sud.
Source: euronews
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grenouille Koala
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Posté le:
Sam Mai 05, 2007 7:07 pm
Le débat sur les biocarburants est toujours faussé dans un sens ou dans un autre.
Il faut voir le problème d'une manière globale et non regarder le volume d'éthanol sortant du tuyau. A partir de là, on comprend les différences dans les rendements annoncés et les coûts de revient en pétrole.
Tout d'abord, nous en sommes au début pour ces cultures. La sélection agronomique s'est fait en plusieurs siècles pour obtenir des variétés de plantes et des techniques performantes. Laissons quelques années aux producteurs pour améliorer les rendements !
Ensuite, distinguons dans notre réflexion la production d'éthanol et celle des diesthers.
Enfin, que l'on cultive du maïs, du blé, du colza ou de la betterave pour obtenir un biocarburant, il reste un volume de résidus parfois considérable qui peut être valorisé par carbonisation, traitement chimique ou nourriture animale. Il convient alors d'être honnête intellectuellement et d'intégrer cette production accessoire au bilan environnemental.
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