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Mar Fév 06, 2007 1:08 pm
Admin a bien résumé les buts de Kokopelli qui sont effectivement:
1) La conservation des variétés anciennes.
Pour conserver ces variétés il est nécessaire de les cultiver afin de renouveler le stock, en fonction de la durée du pouvoir germinatif des diverses semences; pour cela l'association fait appel à des jardiniers bénévoles qui ont la charge de maintenir quelques variétés.
2) De mettre à disposition des jardiniers amateurs des variétés répondant à leurs besoins qui ne sont pas des ceux des maraîchers professionnels .Pour cela kokopelli édite un gros catalogue de vente par correspondance.( Il ne sera plus édité car trop cher)
3) D'aider les paysans de pays en voie de développement, en leur fournissant des graines gratuitement.
Pour se faire une petite idée du problème, en dehors des polémiques habituelles entretenues par les divers lobby, il faut savoir que:
- les semences commercialisées sont de plus en plus des hybrides F1. C'est à dire issues de croisements non fixés. En d'autres termes, si vous semez le produit de votre récolte vous n'obtenez pas la même plante que celle d'origine. Ceci oblige donc les cultivateurs ( jardiniers, paysans ) à acheter chaque année leurs semences aux gros semenciers.
- Le but de l'inscription des semences est en fait de déposer des brevets afin d'en interdire la commercialisation par d'autres.
En conclusion, Kokopelli est une sévère épine dans leur pied et tous les moyens sont bons pour éliminer les gêneurs, vider leur porte-monnaie étant le plus efficace!
Que faire? Pour ceux qui le peuvent, adhérer à à l'association et verser une cotisation!
zouzou Animateur
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Mer Fév 07, 2007 12:04 pm
Citation:
Le but de l'inscription des semences est en fait de déposer des brevets afin d'en interdire la commercialisation par d'autres.
C'est de cela dont j'aimerais être sûre et certaine !
Je le croyais fermement au début (et si c'était ça, il serait effectivement anormal et scandaleux qu'on puisse s'approprier des espèces traditionnelles), mais ça me semble moins sûr aujourd'hui, et je ne trouve rien concernant ces fameuses inscriptions de légumes (le texte de loi, les modalités etc...)
D'autre part, oui, s'inscrire à kokopelli c'est bien.... Signer la vieille pétition pour ceux qui ne l'ont pas fait, c'est mieux que rien.... Mais si ce projet repose sur des bases vraiment injustes et lamentables, ça vaudrait le coup de mener une protestation spécifique !
CORWIN Koala
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Mer Fév 07, 2007 4:37 pm
Mes excuses Zouzou pour m'être mal exprimé!
Il ne s'agit pas de breveter les variétés anciennes qui n'intéressent pas les semenciers, mais de breveter des hybrides non reproductibles et de verrouiller le marché en interdisant la commercialisation, voire le simple usage, des semences non "officielles" . Pour cela tous les moyens sont bons: On fait croire que les semences non inscrites pourraient poser des problèmes et on tente d'imposer l'obligation de l'inscription en sachant que c'est impossible pour des raison de temps, de coûts...
C'est ce que j'appelle asphyxier financièrement la concurrence pour mettre le marché dans les mains des semenciers, à moins que tu y voie une autre explication? Moi pas.
C'est la reproduction de la démarche déjà utilisée contre le purin d'ortie.
zouzou Animateur
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Posté le:
Mer Fév 07, 2007 5:24 pm
Citation:
On fait croire que les semences non inscrites pourraient poser des problèmes et on tente d'imposer l'obligation de l'inscription en sachant que c'est impossible pour des raison de temps, de coûts...
Oui, c'est plutôt de cela qu'il s'agit....
Ce qui me semble particulièrement révulsant, c'est l'attitude de ses semenciers dont les méthodes sont ultra-aggressives et ne tiennent évidemment pas compte une seule fois le bien être de la nature et de l'humain (c'est tellement plus facile de vendre du F1 qu'il faudra repayer tous les ans, effectivement, plutôt que d'avoir des clients qui font eux-même leurs semences tous les ans !).
L'attitude de "sainte-nitouche" qu'ils ont eu dans leur mail de réponse (voir page précédente) mériterait une action greenpeace en bonne et due forme !!! :
Citation:
Il ne s'agit en aucun cas d'un procès contre les semences d'anciennes variétés auxquelles nous sommes tous attachés.
Quelle belle blague !!!!
A côté de ça, ils ont bien soin de descendre kokopelli en disant qu'ils ne "prennent pas toutes les précautions nécessaires" (comme si les variétés anciennes, c'était la même chose que les OGM !!! Et à côté, les OGM, ceux-là même veulent nous les imposer !!!!)
Je suis d'accord, c'est le même principe que pour l'ortie !
Si on lisait les "anti-ortie", ils avaient bel et bien le culot de signifier que "ça pouvait être un produit dangereux" !!!
Pendant ce temps, le Round-up a affiché "biodégradable" sur un deshérbant de jardin en toute impunité pendant des années !!!!!
CORWIN Koala
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Sam Fév 10, 2007 7:40 pm
Extraits du Communiqué de Kokopelli, suite au procès en appel perdu à Nîmes.
…
Nous allons reprendre point par point les assertions mensongères du GNIS et de la FNPSP mais tout d'abord, nous souhaitons remercier la FNPSP (Fédération Nationale des Professionnels des Semences Potagères et Florales, celle-là même qui s'est portée partie civile contre Kokopelli) pour son soutien inattendu, affirmé et fantastique à notre combat dans sa défense des variétés non-hybrides. Dans son communiqué de presse en date du 29 janvier 2007, elle déclare (sans doute motivée par la fébrilité écologique prévalant dans un climat de réchauffement!) que:
"Par ailleurs, les utilisateurs jardiniers ou professionnels ont toujours le choix entre semences hybrides et non-hybrides. Ces dernières étant plébiscitées par les utilisateurs pour leurs qualités particulières : meilleure résistances aux agressions, rendements supérieurs, régularité des fruits… on voit mal les semenciers aller a l’encontre des demandes de la majorité de leurs clients!"
Chassez le naturel, il revient au galop! Après de nombreuses années d'errance, la FNPSP vient de prendre conscience que les variétés non-hybrides sont plébiscitées par les utilisateurs.
…
De la réglementation.
La création de l'UPOV en 1961 a permis le rachat d'une grande partie des entreprises semencières de la planète par une poignée de multinationales. Les variétés reproductibles ont alors été inexorablement éradiquées et remplacées par des hybrides F1 générant un marché captif. Selon les experts de la FAO, nous avons perdu en Europe 98% de la biodiversité agricole en l'espace d'un siècle. Les réglementations françaises n'ont fait qu'aggraver ces processus d'érosion génétique. Le catalogue français créé en 1905 pour "protéger de nouvelles obtentions" a dérivé pour devenir un catalogue excluant la production et commercialisation de variétés non inscrites.
Pour reprendre l'exemple des carottes: dans le catalogue de 1977, il y avait 46 variétés inscrites dont 5 hybrides F1 et 19 anciennes variétés; dans le catalogue 2006, il y a 93 variétés enregistrées dont 81 hybrides F1 et 8 anciennes variétés. Les hybrides F1 représentent donc maintenant 87 %.
…
En conclusion, les réglementations ne sont pas protectrices de la biodiversité, elles créent l'érosion génétique. Dans 10 ans, il n'y aura plus que des variétés hybrides F1 dans le catalogue français.
Quant au fait que l'inscription soit gratuite dans le catalogue pour variétés amateurs, c'est un mensonge. Que le GNIS nous présente le nouveau décret de loi instituant cette gratuité…
Soulignons aussi que ces "variétés amateurs" sont interdites de vente aux paysans et maraîchers. Enfin, théoriquement, car nous avons retrouvé certaines de ces variétés dans certains catalogues professionnels et surtout depuis deux années, nous avons observé de très nombreuses variétés de courges (de la liste "amateurs") dans les supermarchés de la grande distribution!
…
En parlant de réglementation, la multinationale Syngenta (dont le chiffre d'affaire provient à 95 % de la vente de pesticides) a introduit à grands bruits une nouvelle variété de tomate brune-noire de marque déposée: la Kumato qui doit révolutionner les saveurs. (Dit en passant, Kokopelli a, dans sa gamme, 23 variétés de tomates noires succulentes, reproductibles et libres de droits, et bien sûr non issues de pipettes). Pourrait-on nous expliquer pourquoi cette Kumato n'est inscrite nulle part, ni dans le catalogue français, ni dans le catalogue européen? Cela fait un an que nous consultons désespérément la base variétale européenne du GNIS et d'information, point nous ne trouvons. Est-elle inscrite en Suisse ou bien alors sous un nom de code secret? Les tomates de marque déposée échappent-elles à la réglementation? Sommes-nous confrontés au privilège du prince (de la chimie)? La Kumato est distribuée en France par Monoprix, Auchan, Cora, Casino, etc.
Mais qu'attend le gouvernement pour créer une nouvelle brigade de choc contre les irréductibles producteurs de variétés potagères non inscrites qui ne respectent pas les lois républicaines? De la sécurité jusqu'au coeur du légume, c'est cela la démocratie!!
De la protection du consommateur.
Selon le GNIS, certaines variétés de Kokopelli "ne répondent pas aux critères scientifiques d'identification, ce qui sème un doute sur la qualité de la conservation de ces variétés". Les fonctionnaires du GNIS pourraient-ils nous éclairer quant aux critères scientifiques permettant d'identifier, pour une tomate, la saveur, le parfum, et l'appartenance à une culture et un terroir?
Le GNIS joue ensuite sur un registre très prisé à notre époque, la peur du méchant loup! "Infractions", "Ne pas abuser les acheteurs", "Mauvaise surprise", etc.
Il semblerait que les consommateurs soient très heureux d'acheter leurs semences bios chez Kokopelli car:
- nos ventes de semences ne cessent d'augmenter.
- certains des plus grands chefs français se fournissent chez Kokopelli.
- de très nombreuses collectivités nationales sont nos clients depuis de nombreuses années: des mairies (Paris, Poitiers, Besançon, Mulhouse, Montpellier, etc.), des conseils généraux (Rhône, Guadeloupe, Landes...) et autres structures telles que la Parc du Lubéron, le Château de Versailles, etc.
- le conservatoire de tomates du château de la Bourdaisière du Prince Louis-Albert de Breuil s'est créé grâce à notre collection.
Mais parlons encore de protection du consommateur. Toutes les variétés modernes mises sur le marché n'ont pas été sélectionnées pour la nutrition, pour la saveur, pour leur parfum, pour leur capacité à croître selon des méthodes agricoles respectueuses de l'environnement. Elles ont été strictement hybridées tout d'abord pour générer un marché captif, et ensuite pour pouvoir être véhiculées pendant des milliers de kilomètres, pour se conserver assez longtemps à l'étal des commerces et pour être adaptées aux conditions de l'agriculture toxique: fertilisants de synthèse, herbicides, fongicides, insecticides, irrigation à outrance. Et c'est bien pour cela que les multinationales qui ont racheté tous les semenciers sont aussi les entreprises de l'agro-chimie.
…..
Mais oui, "aujourd'hui, le temps est venu de la lucidité" et il faut "reconnaître que nous sommes parvenus au seuil de l'irréversible, de l'irréparable" (en direct de la Présidence de la République). La France se meurt de cancers, dont la majorité sont provoqués par l'empoisonnement alimentaire. Nos sols agricoles sont brûlés par la chimie. Selon les enquêtes publiées par l'IFEN, 96 % de nos cours d'eaux et 61 % de nos nappes phréatiques sont pollués par 230 pesticides différents: la molécule la plus présente étant l'atrazine qui génère cancers (du sein et des ovaires), maladies cardio-vasculaires, dégénérescences musculaires, lésions des poumons et des reins, etc. Que fait l'Etat Français?
…
On vit une époque formidable! Et ce d'autant plus, que le jour-même de l'annonce de cette proposition de Bruxelles, on apprend que la Cour de Cassation a confirmé les condamnations de José Bové (4 mois de prison ferme) et de sept autres militants qui avaient détruit quelques maïs chimériques en 2004.
Tout cela est hautement scandaleux. On a peine à imaginer quelles seront les réactions des générations futures (les enfants de nos enfants) face à la destruction systématisée de toute la chaîne alimentaire par une poignée de grands bandits qui ont pris l'agriculture et la planète en otages et qui sont les responsables du seul terrorisme qui existe vraiment: le terrorisme alimentaire.
Qui contrôle la semence?
Au jour d'aujourd'hui, 5 multinationales contrôlent 75 % de la semence potagère sur la planète, la première étant Monsanto. Ce même Monsanto, multinationale de la chimie, est à l'origine de l'agent orange (le défoliant utilisé durant la guerre du Vietnam et en ce moment en Amérique Latine), de l'aspartame (sans doute l'additif alimentaire le plus toxique), des hormones bovines de croissance, d'une majorité des OGM qui polluent notre planète, et bien sûr du très célèbre Round Up, un des produits les plus cancérigènes et mutagènes de l'agriculture. Monsanto vient d'ailleurs d'être condamné en France d'une somme symbolique pour publicité mensongère lors d'un procès qui aura duré 6 années. Monsanto prétendait en effet que le Round Up est biodégradable.
…
En fait, cette main-mise des multinationales de la semence (et de l'agro-chimie) est quasi-totale pour toutes les espèces potagères. Où se cachent donc les PME franco-françaises et les artisans-semenciers? Sont-ils petits et moyens à ce point qu'ils en deviennent invisibles?
Qu'en est-il de la "diversité" présentée dans le catalogue français?
- Pour les Tomates. En 2006, il y 401 variétés enregistrées dont 380 sont des hybrides F1, soit 95 %. Il y a 21 variétés fixées dont 4 anciennes variétés. Sur ces 25 variétés fixées, 8 sont radiées ou en cours de radiation. Les anciennes variétés représentent donc 1 % des variétés inscrites.
…
Concernant l'aspect non reproductible des hybrides F1, nous avons peine à croire que la FNPSP puisse proférer de telles âneries quand elle affirme (dans le communiqué du 29 janvier 2007) que "... les hybrides comme n'importe quelle autre plante fleuriront et produiront des semences. Ces semences, seront parfaitement viables et donneront une grande diversité de légumes, preuve que la bio-diversité n'a pas été perdue. Ainsi, un hybride de tomate à fruit moyen, qui résulterait du croisement d'un parent à gros fruit avec un parent à petit fruit. L'amateur qui ressèmerait sa récolte aurait à la fois des fruits moyens, des gros fruits et des petits fruits.
Prend-on les jardiniers pour des imbéciles ou est-ce une nouvelle tendance qui se profile à l'horizon: la vente de semences F2, de semences F3 et de semences F4, garante de la biodiversité?
Pour en revenir au catalogue national, que ce soit pour les tomates ou pour les autres espèces potagères, toutes ces inscriptions ne méritent pas le terme de variété: ce sont des clones dont la base génétique ne représente aucune diversité. Les 380 variétés de tomates F1 du catalogue 2006 ne représentent pas plus de 10 phénotypes. Et nous sommes sans doute très généreux!
De plus, ces hybrides F1 sont protégés par des brevets. Tout cela n'est qu'une vaste affaire de marketing!
Les fondements de l'Association Kokopelli.
Il a toujours été très clair que nous nous sommes engagés à protéger une collection planétaire de variétés potagères et à les distribuer. Cependant, nous n'insisterons jamais trop sur le fait que Kokopelli lutte pour redonner la liberté aux jardiniers de gérer leurs propres semences. Notre combat est tout aussi important pour la protection de la biodiversité alimentaire que pour la libération des jardiniers de l'emprise de la gangrène des multinationales qui détruisent notre planète.
…
Que distribue Kokopelli?
… en sus du millier de variétés que nous distribuons commercialement, nous avons une gamme "collection" de 520 variétés potagères et de céréales qui sont distribuées GRATUITEMENT à nos adhérents actifs et bienfaiteurs.
Le concept de gratuité est sûrement totalement étranger aux intérêts financiers qui se cachent derrière le GNIS. Mais c'est aussi un des fondements majeurs de notre association et c'est pour cela que l'an passé nous avons distribué GRATUITEMENT de très grandes quantités de semences bios à près de 300 communautés rurales dans tout le Tiers-Monde.
Nous sommes très fiers que notre petite association, sans subventions de l'Etat, puisse sauvegarder 463 variétés de tomates et en fait nous en sauvegardons encore plus que cela car des centaines de parrains et de marraines se sont engagés à en préserver des variétés dans leurs jardins.
Le GNIS: de l'argent public jeté par la fenêtre.
Dans son communiqué, le GNIS mentionne "ces variétés précieuses" …et ces "entreprises de semences, qui, aux côtés d'un certain nombre d'associations, se sont investies dans la conservation de milliers de variétés anciennes…."
Une telle abnégation des entreprises de semences (à savoir les trois multinationales qui contrôlent 80 à 85 % des variétés potagères dans le catalogue français). Au service de quoi? Au service de la biodiversité ou au service de leurs propres intérêts? Car les progrès technologiques ne permettent pas encore de créer des clones ou des chimères génétiques à partir de l'air du ciel. On subodore donc, qu'en effet peut-être, il existe une certaine conservation de variétés à partir desquelles sont créées les hybrides F1.
Cependant, les maraîchers n'y ont pas accès, les jardiniers n'y ont pas accès et Kokopelli n'y a pas accès non plus.
…
La fiche technique sur la déficience en vitamine A et le riz génétiquement modifié (http://www.gnis-pedagogie.org/pages/docbio/chap3/2.htm ) est admirable de construction logique à partir de fausses prémisses. Le GNIS présente le couplet habituel de la déficience en vitamine A sans préciser bien sûr les causes de cette déficience pour en arriver à la création d'un riz OGM augmenté en vitamine A tout en passant par l'IRRI qui conserve dans ses banques 80 000 variétés de riz. De la poudre aux yeux.
La réalité est toute autre. En Inde, par exemple, la grande farce de la révolution verte a détruit les systèmes d'alimentation traditionnelle diversifiée en imposant des monocultures de blé et de riz pour l'export. En Inde, il reste une cinquantaine de variétés de riz en culture (sur les 150 000 qui existaient avant la révolution verte) et les variétés modernes sont un échec total, complètement dépendantes des poisons agricoles et d'une irrigation forcenée et avec une moyenne nationale de productivité d'1,7 tonne par hectare.
La supercherie de ce riz génétiquement modifié avec un gène de jonquille a déjà été amplement dénoncée.
Les OGMs continuent de semer le chaos en Asie.Des dizaines de milliers de paysans-cotonniers se sont suicidés en Inde depuis quelques années. Ce sont les résultats spectaculaires de la première révolution verte et de la seconde révolution bio-technologique.
…
Du communiqué de la FNPSP (Fédération Nationale des Professionnels des Semences potagères et Florales).
… Selon la FNPSP, ce seraient 100 000 variétés de légumes qui seraient préservées dans les conservatoires Européens et "cultivables à tout moment". Nous en sommes fort aises que ces conservatoires ne soient pas des morgues car les études publiées aux USA avaient mis en valeur que 80 % des variétés conservées dans la banque de Fort Collins au Colorado (la plus grande banque de semences du monde) ne germaient plus.
Ces 100 000 variétés de légumes sont-elles accessibles aux maraîchers, aux jardiniers, aux associations? Kokopelli "revendique" seulement 1500 variétés mais elles sont accessibles aux jardiniers, aux maraîchers, aux paysans.
Selon la FNPSP, ce sont 400 nouvelles variétés (hybrides F1 évidemment) qui sont créées tous les ans en France et qui viennent "enrichir la biodiversité alimentaire disponible". Il s'ensuit que cette fédération considère les F1 comme de la biodiversité. Quel est donc le pourcentage des 100 000 variétés conservées (si tant est que ce chiffre ne soit pas totalement fantaisiste!) qui sont des hybrides F1?
- Selon la FNPSP, "Si le semenciers se félicitent du regain d’intérêt de nombreux jardiniers et cuisiniers pour les légumes anciens, il serait illusoire d’imaginer qu’un tel retour puisse concerner la totalité du marché des légumes. En effet, les variétés anciennes ne peuvent à elles seules nourrir 60 millions de français."
… cette fédération pourrait-elle nous expliquer comment une population de 42 millions de français en 1950 … a pu survivre alors que nous étions privés de variétés potagères hybrides F1? Cette fédération considère-t-elle que l'humanité a vécu dans un état de barbarie total avant l'introduction des clones et des chimères génétiques?
- Selon la FNPSP, "Enfin les semenciers n’ont jamais interdit aux utilisateurs de faire leurs propres semences et n’ont aucunement l’intention de s’opposer à cette pratique. Un jardinier passionné a donc parfaitement le droit de conserver une partie de sa récolte ou de chercher a sélectionner lui même les plantes qu’il préfère."
Tant mieux. La fédération pourrait-elle nous expliquer comment, au cas où l'on interdise définitivement à Kokopelli de distribuer des anciennes variétés non inscrites, les jardiniers pourront-ils obtenir ces anciennes variétés afin de les cultiver et d'en faire de la semence, en toute liberté, dans leur jardin. …
C'est bien gentil d'autoriser les jardiniers à faire leurs semences mais encore faut-il que les variétés reproductibles soient accessibles. En effet, nous tenons à souligner de nouveau que, contrairement à ce qu'affirme le publiciste de la FNPSP, les hybrides F1 ne sont pas reproductibles. Le travail de déshybridation d'un F1 demande de longues années de travail avant de pouvoir obtenir une variété digne de ce nom, et encore faut-il que le matériel génétique de départ représente un quelconque intérêt…
- Selon la FNPSP, "Entre le catalogue Vilmorin de 1900 et le catalogue actuel, beaucoup de nouvelles variétés (hybrides ou non) sont apparues, beaucoup de vieilles variétés ont été retirées (mais non perdues) et l’espérance de vie est passée de moins de 40 a plus de 80 ans. Toutes les études nutritionnelles démontrent que les légumes y sont pour quelque chose !"
Nous ne saisissons pas bien le lien entre l'apparition de variétés hybrides, l'éradication d'anciennes variétés et l'allongement de la durée de vie moyenne. Le publiciste de la fédération veut-il insinuer que c'est grâce à la création de nouvelles variétés hybrides F1 que la durée de vie aurait doublé en l'espace d'un siècle? Veut-il encourager la population à consommer encore plus de clones (ou de chimères génétiques) afin, de nouveau, de doubler la population et d'arriver à l'âge moyen de 160 ans en 2100?
Le publiciste de la fédération doit se tromper de planète ou bien trop lire de science-fiction de piètre qualité. En France en 1900, la durée de vie n'était pas de moins de 40 ans mais presque de 50 ans.
Nous sommes convaincus que la consommation de légumes ne peut que favoriser une vie saine et équilibrée, mais encore faut-il qu'ils ne soient pas pourris de pesticides ou de modifications génétiques allergisantes.
Nous attirons, de plus, l'attention de la FNPSP, sur l'étude très scientifique publiée par l'USDA (le ministère de l'agriculture des USA) sous la direction du Professeur Donald Davis de l'Université d'Austin au Texas et qui met en valeur une très forte baisse de la qualité nutritionnelle dans 43 espèces potagères aux USA entre 1950 et 1999, en particulier en ce qui concerne les protéines, la vitamine C, la riboflavine, le calcium, le fer et le phosphore.
Selon l'étude, les causes de cette baisse dramatique de nutriments sont de deux ordres: tout d'abord les conditions culturales, à savoir une agriculture toxique mais surtout la pression de la sélection moderne dans les plantes potagères qui a "échangé" plus de productivité, plus de résistance, plus de capacité de transport, plus de conservation, contre une perte sérieuse de qualité nutritionnelle.
…
- Selon la FNPSP, "L’uniformisation actuelle des produits découle de l’uniformisation des modes de vie et non l’inverse. Chaque année les semenciers proposent des centaines de nouvelles variétés qui ne trouvent pas d’acheteurs. C’est en moyenne 9 nouveautés sur 10 qui sont rejetées par les acheteurs sur des critères de performance ou de « différence »."
Quel gâchis! Cela n'est pas étonnant que le monde paysan soit dans un tel désarroi. Cela veut-il dire que pour 9 variétés sur 10 nouvelles, les paysans et les maraîchers les produisent sans trouver de débouchés? On voit mal l'intérêt de tout cela.
Doit-on en déduire logiquement que 90 % des gros milliers de variétés potagères hybrides F1 qui constituent le catalogue européen ne sont que du vent, de l'agitation fébrile de semenciers en proie à l'obsession du nouveau, du toujours plus nouveau?
Doit-on en déduire logiquement que 90 % des 10 000 variétés potagères prétendument mises en vente par les semenciers membres de la FNPSP sont des variétés orphelines qui ne trouveront jamais d'acheteurs. Tout cela est bien consternant.
- Selon la FNPSP, "Ce travail continu de toilettage de la gamme est nécessaire. Aucun semencier ne pourrait proposer une gamme de 19 000 variétés de tomates, aucun agriculteur ne pourrait cultiver de façon rentable une infinité de variétés d’un même légume et aucun maraîcher ne pourrait faire de même en proposant sur son étal 100 sortes de tomates, 100 sortes de navets…"
En ce qui concerne les anciennes variétés, le terme de "toilettage" est un euphémisme! ( ce serait plutôt ce qu'on appelle communément le bol à zéro…
- Selon la FNPSP, "L’inscription au catalogue garantit aussi la non introduction et la non diffusion de parasites et de maladies des plantes sur le territoire européen."
Faisons le point: à part les variétés de quelques irréductibles Gaulois de type Kokopellien, toutes les variétés cultivées dans ce pays sont inscrites au catalogue et ce depuis des décennies...
Question: comment se fait-il donc qu'une telle quantité de pesticides soit utilisée dans ce pays? Sont-ils utilisés à titre préventif? Pouvons-nous avoir une réponse conséquente à cette question cruciale vu le nombre sans cesse croissant de cancers dans les foyers français?
Selon le Mouvement pour le Droit et le Respect des Générations Futures, "lors de la pulvérisation 25 à 75 % des quantités de pesticides appliquées partent dans l’atmosphère". Tout le bénéfice pour les multinationales de l'agro-chimie.
- Selon la FNPSP, "Si l’on peut intellectuellement déplorer l’uniformisation de l’offre produit au sein d’une même espèce (moins de variétés de tomate), on ne peut nier le fait qu’elle a conduit a faire baisser de manière spectaculaire les couts a la production de ces produits, et permis ainsi une offre d’espèces plus nombreuses (des tomates, des poivrons, des aubergines, des courgettes, etc...) qui étaient absentes des tables de nos parents, et parfois inconnues de nos grands parents." …
Nous sommes très perplexes quant à l'affirmation que "des espèces plus nombreuses, des tomates, des poivrons, des aubergines, des courgettes, étaient absentes des tables de nos parents et parfois inconnues de nos grands-parents". Il est vrai que les courgettes n'ont pas toujours été aussi communes, du moins sous la forme qu'on leur connaît maintenant, parce que, en fait, les historiens agricoles considèrent que le pâtisson jaune verruqueux connu en 1590 était sans doute issu d'un croisement entre un pâtisson et une courgette jaune verruqueuse. Plus encore, tout dépend de ce que l'on entend par courgette puisque cette rubrique "courgette" dans la liste de "variétés amateurs" est un joyeux fourre-tout de cucurbita pepo incluant les courges-glands, les pâtissons, etc, qui sont donc connus en Europe depuis le 16 ème siècle. …
- Selon la FNPSP, "Le COV est le système adopté en Europe pour protéger la propriété intellectuelle des semenciers. Le COV garantit au créateur de chaque variété nouvellement crée et qui résulte d’années de recherche, une juste rémunération de son effort de recherche pendant une période limitée de 25 ans NB : COV signifie "certificat d’obtention végétale".
Nous osons affirmer que la recherche agricole, si tant est qu'elle doive être institutionnalisée, devrait être une recherche d'état au service du peuple. N'était ce pas en fait les fondements de la création de l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique)? Quel niveau de corruption et de magouilles n'a-t-on pas atteint pour qu'une poignée de multinationales dicte sa loi à l'ensemble de la planète?
…
Mais oui, "aujourd'hui, le temps est venu de la lucidité" et il faut "reconnaître que nous sommes parvenus au seuil de l'irréversible, de l'irréparable". (en direct de la Présidence de la République).
Le climat se réchauffe. Que fait la Recherche Publique Agronomique? Est-elle en train de sélectionner des variétés agricoles adaptées au réchauffement climatique? Est-elle en train de promouvoir les pratiques agro-écologiques qui constituent l'unique solution pour que l'agriculture continue de nourrir les peuples?
De la vie économique de Kokopelli
Notre bilan pour l'année 2006 n'est pas encore clôt. Voici cependant quelques chiffres arrondis présentant nos activités de l'an passé qui, nous l'espérons, feront taire les divagations circulant sur internet.
Le chiffre d'affaire de Kokopelli fut TTC de 1. 007 180 euros, donc un peu plus d'un million d'euros dont voici les principaux postes en TTC (non exhaustifs):
……….
Notre campagne M.A.I.S. 2007 contre les chimères génétiques
.…
Nous distribuerons au printemps des sachets de semences de maïs doux. Nous convions les jardiniers à les cultiver en leur jardin, à les savourer et à en garder une poignée de grains secs afin de l'envoyer, à l'automne, au Ministère de l'Agriculture et d'en demander une analyse de non-contamination génétique.
Invitez vos ami(e)s jardiniers et jardinières à participer à cette campagne sémillante et constructive d'éradication des chimères génétiques. Nous sommes sûrs que le Ministère de l'Agriculture apprécierait grandement de recevoir quelques dizaines de milliers d'échantillons de semences de maïs doux de variétés anciennes. Nous préciserons les modalités techniques de cette campagne dans les semaines à venir.
…
Kokopelli. 7 février 2007.
zouzou Animateur
Inscrit le: 23 Mar 2006
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Posté le:
Sam Fév 10, 2007 7:52 pm
Ouh là là !!! C'est "la recherche du temps perdu", que tu nous as copié-collé !
Tu n'es pas très tendre avec le site !
Tu n'aurais pas pu faire un résumé et mettre le texte complet en lien url ?
zouzou Animateur
Inscrit le: 23 Mar 2006
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Posté le:
Sam Fév 10, 2007 8:44 pm
Bon... J'en ai lu... une bonne partie !! Car il faut pas mal de temps à tête reposée pour lire tout ça !
D'où vient ce texte, au fait ? Je suis allée sur le site de Kokopelli, mais je ne l'ai pas vu...
Enfin merci Corwin d'avoir transmis cette "contre-attaque" de Kokopelli, c'est vraiment intéressant... et répond a beaucoup des questions que je me posais sur ce fichu objet du procès bien entendu terriblement hypocrite...!
Moi j'aurais résumé le gros de la problématique avec ces paragraphes de début :
...
Citation:
Les réglementations françaises n'ont fait qu'aggraver ces processus d'érosion génétique. Le catalogue français créé en 1905 pour "protéger de nouvelles obtentions" a dérivé pour devenir un catalogue excluant la production et commercialisation de variétés non inscrites.
Pour reprendre l'exemple des carottes: dans le catalogue de 1977, il y avait 46 variétés inscrites dont 5 hybrides F1 et 19 anciennes variétés; dans le catalogue 2006, il y a 93 variétés enregistrées dont 81 hybrides F1 et 8 anciennes variétés. Les hybrides F1 représentent donc maintenant 87 %.
En conclusion, les réglementations ne sont pas protectrices de la biodiversité, elles créent l'érosion génétique. Dans 10 ans, il n'y aura plus que des variétés hybrides F1 dans le catalogue français.
Ce qui suit est plus du détails sur les assertions mensongères des semenciers, reprises et démontées point par point... (certains sont fascinant !!!)
Et ce qui est bon, c'est de noter aussi que tout cela finit par une proposition d'action :
Citation:
Notre campagne M.A.I.S. 2007 contre les chimères génétiques
.…
Nous distribuerons au printemps des sachets de semences de maïs doux. Nous convions les jardiniers à les cultiver en leur jardin, à les savourer et à en garder une poignée de grains secs afin de l'envoyer, à l'automne, au Ministère de l'Agriculture et d'en demander une analyse de non-contamination génétique.
Invitez vos ami(e)s jardiniers et jardinières à participer à cette campagne sémillante et constructive d'éradication des chimères génétiques. Nous sommes sûrs que le Ministère de l'Agriculture apprécierait grandement de recevoir quelques dizaines de milliers d'échantillons de semences de maïs doux de variétés anciennes. Nous préciserons les modalités techniques de cette campagne dans les semaines à venir.
Est-ce que ça ne mériterai pas d'être signalé dans une rubrique "Action" ?
CORWIN Koala
Inscrit le: 22 Jan 2007
Messages: 194
Localisation: En forêt d'Yveline
Posté le:
Dim Fév 11, 2007 10:36 am
Ah! Ah!
Mais c'est un résumé du texte d'origine qui est un véritable pavé!!!
Sûr il est possible de compacter , mais c'était se priver de réponses intéressantes.
Inscrit le: 23 Mar 2006
Messages: 784
Localisation: iDf
Posté le:
Jeu Fév 15, 2007 4:29 pm
C'était taquin de ma part.... Car que je pensais que ça devait bien exister quelque part sur un site.
(m'a vraiment fallu du temps pour lire, ceci dit !!! )
Mais le fait est que je ne l'ai pas retrouvé chez eux... Donc oui, tu avais raison de retransmettre l'info !
Sans doute aurais-je dû commencer par m'inscrire à leur Newsletter !
CORWIN Koala
Inscrit le: 22 Jan 2007
Messages: 194
Localisation: En forêt d'Yveline
Posté le:
Jeu Fév 15, 2007 5:17 pm
Cela aurait été dommage de réduire trop ce texte
qui est truffé d'infos intéressantes
qui,
j'en suis sûr,
ont répondu à toutes tes attentes.
Petite fantaisie graphique, sinon à quoi ça sert que les admins se décarcassent?
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