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Il me semblait bien ...
Le problème est que, peu importe la marque, on ne s'est jamais précisément s'il y a ou pas des enfants qui travaillent dans la chaine complète de production du vêtement, car j'imagine que c'est difficile à tracer !
Certaines marques comme IDEO tracent leur produit et garantissent un produit équitable sur toute la ligne et c'est une bonne chose ! Ce serait un vrai pas en avant que des grandes marques s'y mettent ...
Peut être que certaines s'y sont mises, alors il faudrait me faire passer l'info à ce moment là pour que l'on en parle ici
Sinon, sur le site de PATATRAC, j'ai trouvé des infos sur le commerce du coton et la fabrication des vêtements, c'est à prendre comme cela ( pas de vérifications ) mais intéressant à lire :
« PATATRAC » a écrit:
La culture du coton est l’une où l’utilisation de produits chimiques et d’eau est la plus intensive. Des quantités gigantesques de pesticides agrochimiques, d’engrais, de stimulants de croissance et de défoliants sont utilisées à travers le monde. Les répercutions sur les cultivateurs, leur famille et l’environnement sont considérables. Dans les pays du Sud principalement, les risques d’intoxications sont importants. Bien que seuls 20% des pesticides utilisés dans le monde le sont dans les pays en voie de développement, près de 75% de l’ensemble des cas d’empoisonnement y sont recencés. L’usage de ces produits a aussi pour conséquences d’appauvrir les sols, de contaminer les eaux souterraines et de surface. La transformation des fibres a elle aussi recours à de nombreux produits chimiques : blanchiment au chlore, teinture aux métaux lourds provoquant des allergies et agents de finition dangereux pour la santé.
Les conditons sociales de production
ne valent pas mieux. Le travail dans les champs est souvent effectué par des ouvriers saisonniers et par des enfants, surtout lorsque le coton est cueilli à la main. Les centres de couture, de tissage et de teinture du monde entier, installés le plus sonvent là où la main d’œuvre est bon marché et où les travaileurs n’ont quasiment aucun droit, emploient essentiellement des femmes et de nombreux mineurs à la production d’articles textiles pour les marchés mondiaux.
Des agriculteurs chimiquement dépendants
Pour un rendement plus élevé, beaucoup d’agriculteurs n’hésitent pas à utiliser des produits chimiques hautement toxiques. Les organismes nuisibles s’adaptent et développent une défense immunitaire voire mutent comme cela a pu être le cas pour certains insectes relativement innofensifs et qui sont devenus un véritable fléau. Malgré ces problèmes de résistance, un grand nombre de cultivateurs cherche toujours à résoudre le problème en utilisant d’autre types de produits chimiques et/ou en augmentant le nombre d’épandages. Entre 1945 et 1985 le coût des pesticides a augmenté de 195 fois. Aujourd’hui les pesticides restent un facteur coût important dans la culture du coton.
Le servage pour dettes
Dans plusieurs pays d’Asie et notemment en Inde, des millions de familles sont victimes de la servitude pour dettes. Des usuriers (propriétaires terriens, industriels locaux) avancent de l’argent à ces familles insolvables, en échange de quoi la famille ou parfois seulement les enfants deviennent la propriété de l’usurier, une main d’œuvre asservit et soumise à d’ignobles conditions de travail.
Les zones franches d’exportations
Ces trentes dernières années, les gouvernements des pays en voie de développement, soucieux d’attirer les multinationales, ont créé des zones franches d’exportation (ZFE). Ces zones attirent les investissements étrangers entre autres par des régimes fiscaux avantageux et des allègements de droits de douane, elles sont censées générer des revenus liés aux exportations et créer des emplois. Pour le CISL (confédération indépendante des syndicats libres), l’avantage de ces sites réside surtout dans les conditions d’exploitation des salariés. En effet, le coût peu élevé et la flexibilité de la main-d’œuvre comptent parmi les principaux facteurs qui incitent les firmes étrangères à investir dans les ZFE. Localement la demande d’emploi est telle que les salariés n’ont pas le choix. Selon un recensement de l’organisation internationale du travail (OIT), il existe plus de 3000 ZFE dans le monde qui emploient 42 millions de personnes dont les deux tiers en Chine, pays le moins exigeant en matière de législation sociale. Pour plus d’information, consulter le rapport “L’envers des marques” sur le site du CISL.
Les conséquences des pesticides sur l’organisme
Les pesticides comprennent de nombreux produits chimiques utilisés en agriculture ou à des fins domestiques : herbicides, fongicides,raticides...Il en existe différentes espèces chimiques. Les pesticides organoclhorés (non biodégradable), les pesticides hydrosolubles (passent dans l’eau et se concentrent dans les végétaux qui eux-mêmes contaminent l’ensemblede la chaîne alimentaire), les pesticides liposolubles (se concentrent dans la graissedes animaux et en boutde chaîne alimentaire dans le tissu adipeux de l’homme,chez les femmes qui allaitent, ils contaminent leur lait etdonc les bébés).Les pesticides sont à l’origine de cancers, de certaines stérilités masculines et malformation congénitales...
Conditions de travail dans le secteur textile
Rythme de travail inhumain, harcèlement sexuel, travail des enfants, condition d’hygiène et de sécurité déplorable, répression anti-syndicale... Ces conditions de travail ne font pas exception et réduisent souvent à la servitude. Les conditions d’emploi dans l’industrie sont souvent très dures,les activités exercées exigent une réelle endurance physique, mais aussi parce que les employeurs cherchent à tirer de la main d’œuvre un profit maximal et imposent des conditions de travail éprouvantes. Les femmes forment une main d’œuvre bon marché et facilement exploitable. Peu qualifiées, souvent jeunes elles dépendent de leur faible salaire et n’ont pas d’autres alternatives de travail. Les enfants sont également présents dans l’industrie textile où la qualification est peu élevée mais où la production est fondée sur l’intensité de la main d’œuvre.
Intéressant en effet, j'aurais été étonné qu'il y ait QUE Levi's qui tente ce créneau !
Il est intéressant de se rendre sur le site de "Ober" qui appartient en fait à Lafuma, vous y trouverez des conseils d'usage et d'entretien de vos Jeans ainsi que la présentation des trois modèles cités dans l'article de Cassandre !
49 Euros ... c'est deux fois moins cher qu'un jean Levi's Bio !
Par contre, rien est dit sur l'aspect socialement équitable concernant la fabrication des jeans
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Posté le:
Jeu Fév 08, 2007 8:40 pm
Bien sûr.
C'est souvent trop facile de faire les difficiles... et de foncer chez H&M acheter un truc qui n'a respecté ni les travailleurs, ni l'environnement !
pipoune Dinosaure du Forum
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Posté le:
Jeu Fév 08, 2007 9:35 pm
« zouzou » a écrit:
Bien sûr.
C'est souvent trop facile de faire les difficiles... et de foncer chez H&M acheter un truc qui n'a respecté ni les travailleurs, ni l'environnement !
ah bon? tu trouves ça facile d'aller chez H&M? moi pas ok?
_________________ j'aime les chats qui ont des poils aux doigts
zouzou Animateur
Inscrit le: 23 Mar 2006
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Posté le:
Jeu Fév 08, 2007 10:42 pm
Euh, te fâches pas !!!!!
J'essaie juste de dire que... ben, la majorité des gens se laissent souvent gagner par la facilité, parce que c'est souvent compliqué de trouver LE bon vêtement qui de A à Z de la chaîne aura respecté toutes les normes idéales....
Et qu'à l'heure actuelle, quand on trouve une marque qui respecte une partie des critères environnementaux et/ou sociaux, c'est déjà super...!
Qui de nous tous (qui sommes pourtant sincèrement concernés ! ) réussit à s'habiller entièrement bio, équitable, etc... ?
Moi, malgré mes efforts, j'avoue que j'ai du mal...
Il y a encore peu de choix en bio/équitable (taille, type de fringues etc), du coup c'est pas facile de se vêtir de pied en cap.
Pourtant, aujourd'hui j'ai des réflexes que je n'aurais jamais eu il y a 3 ans : je dépouille systématiquement les étiquettes intérieures des vêtements pour voir où c'est fait, avec des matières naturelles ou pas, etc....
Quand je dois vraiment aller dans une chaîne, je me renseigne auprès des vendeuses qui ne savent jamais où c'est fait ni avec quoi ("ben alors, ça vous plaît pas" ?), qui connaissent à peine l'entreprise pour laquelle elles bossent parce qu'elles-même ont un emploi "MacJob" ("heu.. ça, je crois que c'est fait en Italie... ou en Turquie... ou peut-être en Chine....")...
Souvent dégoûtée, d'ailleurs, je reporte à plus tard mes achats, j'use jusqu'à la corde. Mais bon : y'a un moment où faut bien finir par avoir l'air décent, ne serait-ce qu'au travail !
Donc, oui, ça demande pas mal d'efforts : d'où je dis que ça peut sembler plus simple à beaucoup de foncer chez H&M en évitant de se poser des questions....
Mais ce n'était pas une invitation à le faire, loin de là !
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