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Comment réunir des infos sur la réalité du recyclage des piles en France, ou dans son département ?
On m’a donné récemment une photocopie d’un article paru dans un Science et avenir de juillet 2004 :
Piles - les ratés du recyclage
Je pense le scanner dès que j’aurais un peu de temps car je n’en ai pas trouvé de copie sur Internet. D’ici là, est-ce que quelqu’un aurait des pistes de recherches ?
Ensuite, un sujet intéressant sur la face cachée du recycl;age des piles usagées où les bonnes intentions et le progrès en terme de recyclage ne fait pas forcément bon ménage avec les profits ...
http://ase.ouvaton.org/dechetspiles.htm
Pour des chiffres plus précis sur le recyclage des piles dans ton département, tu devrais essayer de contacter directement la section environnement de celui-ci ...
Leur recyclage est obligatoire depuis 1999. Pourtant deux piles sur trois finissent encore à la poubelle. Pire, celles qui sont dûment collectées ne sont pas bien traitées — avec 45 % des métaux non recyclés —, et elles atterrissent parfois dans la nature.
Il y a tout juste un an, l'association écologiste Robin des Bois découvrait un cimetière de piles abandonnées sur le site de l'usine Zimaval (Falaise, Calvados). Ce scandale révélait alors la fragilité de la filière de recyclage des piles en France.
Des dizaines d'enseignes, comme la Fnac ou Surcouf, faisaient confiance à cette entreprise récompensée par le prix européen Life Environment et labellisée par l'Anvar (Agence nationale de valorisation de la recherche), en 1999, pour éliminer les piles rapportées par leur clientèle. A l’instar des fabricants, les importateurs, grossistes et détaillants sont en effet contraints, depuis 2001, de collecter puis d'organiser le tri et le recyclage de leurs piles et accumulateurs.
Malheureusement, la filière est très mal organisée dans l'Hexagone et, surtout, méconnue des consommateurs. Résultat, la France collecte à peine 31 % de ses piles (1), ce qui la classe loin derrière les pays du nord de l'Europe, dont les taux de ramassage atteignent jusqu'à 60 %. Les campagnes de collecte et de sensibilisation ont jusqu'alors été très insuffisantes : peu de Français savent qu'il est interdit, depuis 1999, (le jeter les piles avec le reste des ordures. Les rares initiés ont du mal à trouver les bacs de collecte, peu visibles, (les grandes surfaces. Plus grave, une enquête (lu magazine Que Choisir (2) vient de révéler que certains hypermarchés déversent directement leurs bacs de piles dans les poubelles ménagères !
Le contrôle est d'autant plus difficile qu'il existe pléthore de circuits de collecte. Fabricants, grandes surfaces, collectivités..., à chacun son réseau. La concurrence est rude; du coup, les usines de recyclage, déjà soumises à des difficultés techniques – 45% des métaux présents dans les piles ne sont pas recyclés – ont aussi des problèmes financiers. Pourtant, le marché est potentiellement intéressant.
Chaque année, en France, ce sont en effet près de 230 000 tonnes de piles et accumulateurs qui sont utilisées. Soit environ 4500 tonnes de zinc, 5500 tonnes de manganèse ou encore une dizaine de tonnes de mercure qui pourraient être récupérées, raffinées et remises sur le marché. Gaspillées, ces « matières premières secondaires » menacent notre environnement.
Bombes écologiques à retardement
Cadmium, plomb, nickel... de nombreux métaux entrent dans la composition des piles et des accumulateurs portables (voir le schéma ci-contre), comme autant de « bombes écologiques » à retardement. « Ils peuvent s'accumuler dans les organismes, végétaux ou animaux, provoquant des intoxications chroniques », explique Jacky Bonnemains, de Robin des Bois. Le plomb est à l'origine du saturnisme, le cadmium est responsable de troubles hépatiques, rénaux et osseux et, surtout, il est cancérogène. Les métaux peuvent contaminer les nappes phréatiques et superficielles ou les sédiments. L'intoxication peut survenir par voies aériennes, inhalation des fumées d'incinération ou des poudres issues des procédés de valorisation comme sur le site de Zimaval.
Quelque 2800 tonnes de piles et près de 1000 tonnes de déchets en tout genre (effluents fortement basiques, poudres toxiques d'oxalate de zinc) s'entassaient, livrées aux intempéries. Zimaval subventionnée à 100% par l’Europe, l’Etat et la région Basse-Normandie, était pourtant promis à un bel avenir. Son activité reposait sur un pilote « révolutionnaire » d'extraction des métaux lourds par voie hydrométallurgique basique (une valorisation à 98 % des produits de recyclage, du jamais vu) lui permettant de casser les prix. L'entreprise n'assumera pas le saut technologique du projet pilote à l'échelle industrielle : les métaux extraits à ce stade se révèlent invendables, car truffés d'impuretés. Pour cacher le fiasco, les dirigeants de Zimaval font venir des piles en très grandes quantités, en commande prépayée, mais sans les retraiter. La société est mise en liquidation judiciaire fin 2002, et le gisement de piles, découvert quelques mois plus tard. Un an après, « 99 % des piles ont été récupérées par les anciens clients et évacuées vers d'autres sites de recyclage », commente Eric Zelnio, inspecteur de la division environnement de la Drire (Direction régionale de l'industrie de la recherche et de l'environnement) de Basse-Normandie. « Reste les piles dont il n'a pas été possible de déterminer la provenance. » La catastrophe écologique a été évitée : « Il y a certainement une légère pollution de surface, mais la dépollution du site devrait commencer sous peu », conclut-il.
D'autres Zimaval menacent-ils ? A l'heure actuelle, on recense douze centres de traitement (voir carte ci-dessus), ouverts dans les années 1990, alors que l'Union européenne commençait à légiférer sur ces déchets. Qu'elles utilisent la chaleur ou la précipitation sélective (voir le schéma) pour séparer les composants des piles, ces filières de valorisation « sont capables de fournir une qualité de produit comparable à celle qui s'échange sur le marché des métaux, affirme Farouk Tedjar, directeur de Récupyl, spécialisée dans le recyclage par voie acide. Il y a un marché pour les matières premières secondaires, mais les quantités sont encore trop faibles pour prétendre à un autofinancement des différentes filières ».
Les douze sites de recyclage français fonctionnent en effet en sous-régime, faute d'une moisson de piles plus conséquente. La plupart des sociétés ont ainsi dû se soumettre au rachat pour éviter la faillite. Le comportement des consommateurs évolue lentement dans le bon sens depuis près de cinq ans, selon les chiffres de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), qui note ainsi qu'entre 2001 et 2002, le taux de collecte a fait un bond de 70 %.
C'est encore insuffisant. Surtout que l'instance européenne souhaite voir les Etats membres atteindre le seuil des 50 %de collecte d'ici à 2005. D'où la nécessité de campagnes de sensibilisation, comme celle qui a démarré ce printemps, à l'instigation du Fonds français pour la nature et l'environnement (FFNE) et de la société Onyx. Retenez son slogan : «Pile(s) dans la bonne boîte. »
Safi Douhi
(1) Ademe, chiffres 2002.
(2) n°413, mars 2004.
Trois filières pour le retraitement.
Il existe trois filières de valorisation : thermique, pyrométallurgique et hydrométallurgique. En hydrométallurgie, les métaux sont dissous soit par voie acide, soit par voie basique, mais cette dernière filière ne permet pas de solubiliser le manganèse, un des principaux métaux composant les piles. D'où l'échec retentissant de l'usine Zimaval.
La filière thermique est devenue quasi obsolète depuis l'interdiction, en 1999, des piles au mercure, à l'exception des piles boutons, utilisées dans les montres, qui représentent moins de 1 % des piles consommées.
C'est vrai que Zimaval a fait beaucoup parlé, c'est bien parce que cela mets en évidence les failles du système mais je ne pense pas que cela est encouragé les gens à recycler ...
Or
Citation:
Les douze sites de recyclage français fonctionnent en effet en sous-régime, faute d'une moisson de piles plus conséquente. La plupart des sociétés ont ainsi dû se soumettre au rachat pour éviter la faillite. Le comportement des consommateurs évolue lentement dans le bon sens depuis près de cinq ans, selon les chiffres de l'Agence de l'environnement et de la maîtrise de l'énergie (Ademe), qui note ainsi qu'entre 2001 et 2002, le taux de collecte a fait un bond de 70 %.
C'est encore insuffisant. Surtout que l'instance européenne souhaite voir les Etats membres atteindre le seuil des 50 %de collecte d'ici à 2005. D'où la nécessité de campagnes de sensibilisation, comme celle qui a démarré ce printemps, à l'instigation du Fonds français pour la nature et l'environnement (FFNE) et de la société Onyx. Retenez son slogan : «Pile(s) dans la bonne boîte. »
ON doit être plus sérieux concernant le recyclage des piles car le fait même de ne pas les recycler mets en danger la filière entière de recyclage ... c'est quand même dommage, non ?
Je terminerais pas dire que vous pouvez utilisez des piles rechargeables et qui plus est rechargeables avec chargeurs solaires maintenant alors ce serait dommage de s'en priver ( cadeau de noël ?? )
Inscrit le: 28 Déc 2006
Messages: 18
Localisation: Nord de la France
Posté le:
Ven Déc 29, 2006 12:01 am
Le geste le plus simple (pas de réels changements dans les usages) est de recourir aux piles rechargeables. Je recommande une marque en particulier : Uniross.
Inscrit le: 28 Déc 2006
Messages: 18
Localisation: Nord de la France
Posté le:
Jeu Jan 18, 2007 9:06 pm
Bizarre, chez moi ça marche pourtant. C'est censé ouvrir un document (PDF) qui expose le partenariat conclu entre le WWF et Uniross (fabricant de piles rechargeables).
Le document rappelle qu'utiliser des piles rechargeables plutôt que des piles "jetables" est un geste simple pour l'environnement. 1 pile rechargeable peut remplacer jusqu'à 1000 piles. Il présente également les engagements d'Uniross pour la protection de l'environnement.
Au delà de ce document, je me permets de reproduire (sans autorisation mais on me le pardonnera sans aucun doute !) un mail envoyé par une personne du WWF France en réponse à une question que j'avais posée :
Citation:
Nous venons en effet de signer un partenariat européen avec la société UNIROSS qui s'est engagé à supprimer totalement le cadmium de ses chargeurs , communiquer sur ses packagings sur le geste important de passer des piles jetables aux piles rechargeables et qui nous reverse un don annuel pour l'action de la Fondation.
Nous pouvons dire que c'est un partenariat qui fonctionne bien et dont nous sommes plutôt satisfaits.
Ceci dit, de manière générale, acheter des piles rechargeables est un geste qui préserve l'environnement même si ce n'est pas un chargeur UNIROSS.
Tous n'ont pas cependant les avantages cités plus haut de notre partenaire.
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