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Je citerais juste une anecdote sur laquelle méditer !
On m'a raconté qu'un jour, un maire d'une petite commune avait demandé de détourner l'eau d'une rivière ( en été ) pour alimenter un plan d'eau ( pour les touristes ) car le niveau du plan d'eau baissait dû à la sécheresse :
Résultat : une rivière quasi à sec avec tous les problèmes que cela a pu poser aux espèces de poissons, batraciens et autre plantes aquatiques ...
Le maire s'est fait remonter les bretelles et j'espère que cela lui servira de leçon ! Soyez vigilants, cela peut arriver près de chez vous ...
En terme écologique, les plans d'eau créés au fil de l'eau sur les cours d'eau (barrage direct) forment de véritables barrières pour les flux migratoires de la faune (poissons notamment). Bien évidemment, on peut créer des passes. Mais la barrière n'est pas seulement physique, mais aussi physico-chimique: la qualité de l'eau, le taux d'oxygènation sont souvent très différents des conditions en eau courante: dans certains cas, il n'est pas possible à certaines espèces de franchir ces plans d'eau.
La plupart des espèces piscicoles migratrices sauvages ont des étendues d'activité de métabolisme capable de s'adapter à des transitions d'eau moins oxygénées. La dissolution de l'oxygène atmosphérique dans l'eau dépend de la pression atmosphérique, de la température et de la salinité (3 principaux paramètres). Je ne pense pas que ce soit l'oxygène le facteur le plus aggravant.
Si on étudie de près les stratifications des plans d'eau, il reste toujours possible d'entretenir correctement la couche superficielle d'un plan d'eau en accord avec les constantes de concentration de sang de la pluplart des poissons indigènes.
La salinité est le problème avec le manque d'eau, puisque elle participe à des phénomènes de toxicité aigue ou chroniques pour les organismes aquatiques. Problèmes d'osmorégulation, dépenses énergétiques, inhibition des dynamiques des populations.
Le piège des retenues, reste la séquestration du carbone et certains sels minéraux, si effectivement ce flux est monentanément cassé à l'échelle d'un bassin versant.
D'autre problème comme tu dis peuvent être considérés au cas par cas.
Citation:
Au niveau qualité de l'eau, les plans d'eau forment de véritables pièges à polluants. Au fil des cours d'eau, ces plans d'eau forment des pièges à sédiments: il y a accumulation des éléments polluants, des nitrates, phosphates... Le cours d'eau perd une part importante de sa capacité d'auto-épuration.
Accumulation des nitrates, phosphates???
Les nitrates et phosphates s'accumulent pas et changent de formes suivant les saisons et les caractéristiques de l'eau.
Le pouvoir tampon de l'eau se régénère rapidement.
Citation:
Au niveau quantitatif, les plans d'eau forment certes des zones de stockage. Pourtant, la surface soumise aux rayonnements solaires directs en été est augmentée, et il existe une perte importante de l'eau par évaporation. Il s'agit de faits aggravants les étiages des cours d'eau. Je pense notamment aux plans d'eau créés en plein champs, pour pouvoir réaliser de l'irrigation
.
Voilà, la réponse à mes interrogations.
Et bien si l'évaporation constitue un fait aggravant au sècheresse, là tu te trompes.
Plus la surface couverte en eau est importante, plus l'évaporation est importante et donc plus les précipitations sont fréquentes localement.
Beaucoup d'études scientifiques l'ont démontrées, tu peux consulter des sites sur la convention de Ramsar.
Désolé, je n'ai pas trop le temps et l'énergie pour m'étendre en explications supplémentaires.
je dirais que je partage vos remarques et analyses Salmo et Seb , excepté que je n'ai jamais été partisan de la "généralisation" de ce que l'on peut appeler les mauvais exemples ......
tel celui que relate l' Admin .....
il ne faut pas mettre tous les fruits dans le même panier , donc je pense que si l'on a la volonté de faire bien les choses , on peut le faire intelligeament et dans de bonnes conditions techniques , qualitatives et environementales ....
de grâce , ne généralisons pas en disant qu'il faut arrêter toutes création de nouveaux bassins de rétention (irrigation) ou de bassins d'absorption de crues sous prétexte qu'on a vu que c'était mal fait ....
ce n'est pas parceque les autres ont mal fait que l'on doit s'empêcher de bien faire ....
je ne pense certainement pas qu'il soit obligatoire de détourner ou d'assècher une rivière pour gérer un bassin d'irrigation , ni qu'il soit inévitable de créer un piège à pollution pour tout bassins de crues ou d'orages ou d'irrigation .....
par contre , si on se donnait les moyens de le faire consciencieusement , je pense que le niveau de nos nappes soutteraines s'en porterait bien mieux .....
quand on veut on peut , mais faut-il aussi savoir ou accepter d'associer diverses compétences pour "voir" le sujet sous divers aspects .....
ce qui est rarement fait hélas ....
cordialement
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Eeunded Modérateur
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Sam Oct 21, 2006 11:47 am
« salmobio » a écrit:
La plupart des espèces piscicoles migratrices sauvages ont des étendues d'activité de métabolisme capable de s'adapter à des transitions d'eau moins oxygénées.
Le piège des retenues, reste la séquestration du carbone et certains sels minéraux, si effectivement ce flux est monentanément cassé à l'échelle d'un bassin versant.
Certes, isolément, ils passent. Mais certains cours d'eau ressemblent maintenant à une succession de barrages. Il s'agit d'une succession de petits plans d'eau, non soumis à la stratification. La qualité de l'eau s'en retrouve énormément diminuée. Dans un contexte local, où les reliefs sont peu marqués. Ces petits plans d'eau ont des répercussions sur une plusieurs centaines de mètres.
Par ailleurs, je ne pensais pas seulement aux espèces migratrices telles le saumon ou la truite, mais aussi à toutes les espèces vivant dans les cours d'eau.
« salmobio » a écrit:
Accumulation des nitrates, phosphates???
Les nitrates et phosphates s'accumulent pas et changent de formes suivant les saisons et les caractéristiques de l'eau.
Je suis d'accord sur le fait que les nitrates et phosphates changent de forme suivant les saisons (baisse en été, due à l'absoption par la végétation aquatique et augmentation en hiver). Par contre, je t'assure que sur certains plans d'eau où j'ai pu bosser, nous avions analysé les sédiments, avec des pics de NO3- énormes.
« salmobio » a écrit:
Plus la surface couverte en eau est importante, plus l'évaporation est importante et donc plus les précipitations sont fréquentes localement.
Beaucoup d'études scientifiques l'ont démontrées, tu peux consulter des sites sur la convention de Ramsar.
Je serais intéressé par cet article.
Quoi qu'il en soit, je pense que la multiplication des plans d'eau n'est pas une solution en tant que telle. Si nous voulons atteindre un bon état écologique pour 2015, nous devrions faire très attention.
Concernant les niveaux des nappes, nous n'arriverons pas à restaurer ce qui était, tant que les cours d'eau recalibrés et les fossés surcreusés seront là et rabatterons les nappes vers le bas.
@+
salmobio Poussin !
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Dim Oct 22, 2006 11:12 am
Bonjour Muros et Sebast,
« Muros » a écrit:
par contre , si on se donnait les moyens de le faire consciencieusement , je pense que le niveau de nos nappes soutteraines s'en porterait bien mieux .....
« Sebast » a écrit:
Certes, isolément, ils passent. Mais certains cours d'eau ressemblent maintenant à une succession de barrages. Il s'agit d'une succession de petits plans d'eau, non soumis à la stratification. La qualité de l'eau s'en retrouve énormément diminuée. Dans un contexte local, où les reliefs sont peu marqués. Ces petits plans d'eau ont des répercussions sur une plusieurs centaines de mètres.
Réponse par MP.
« Sebast » a écrit:
Par contre, je t'assure que sur certains plans d'eau où j'ai pu bosser, nous avions analysé les sédiments, avec des pics de NO3- énormes.
Mais , je te crois et c'est normal en période de forte minéralisation lors de baisse de débit de cour d'eau.
« Sebast » a écrit:
Quoi qu'il en soit, je pense que la multiplication des plans d'eau n'est pas une solution en tant que telle. Si nous voulons atteindre un bon état écologique pour 2015, nous devrions faire très attention.
Consultes le site internet de la convention de Ramsar. Maintenant, il ne faut pas multiplier les plans d'eau ou les zones humides n'importe comment.
Citation:
Concernant les niveaux des nappes, nous n'arriverons pas à restaurer ce qui était, tant que les cours d'eau recalibrés et les fossés surcreusés seront là et rabatterons les nappes vers le bas.
C'est ce que je dis depuis le début.
Eeunded Modérateur
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Qui est ce qui veut bien résumé ce qui s'est dit et faire le bilan des plan d'eau en France et me mettre tout ça dans un article bien propre pour le site ?
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