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Vous emballez (vane inside) pas trop les mais... Le carton ne contient pas forcement que de la cellulose. Je vais essayer de me renseigner sur le sujet mais je doute qu'il y est un petit soucis a long terme... Je sais que certains papier sont traité au chlore... je vais me renseigné poir les cartons mais ils se peut qu'il y est des stabilisateurs a l'interieur pour augmenter sa durée de vie
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pipoune Dinosaure du Forum
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Ven Aoû 25, 2006 12:46 pm
ok merci
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Cassandre Eléphant
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Ven Aoû 25, 2006 7:06 pm
« Oriklas » a écrit:
Je sais que certains papier sont traité au chlore... je vais me renseigné poir les cartons mais ils se peut qu'il y est des stabilisateurs a l'interieur pour augmenter sa durée de vie
La plupart des papiers sont traîtés… les cartons certainement aussi, mais àa polluera toujours moins qu'un emballage plastique…
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Dim Aoû 27, 2006 11:03 am
A l'origine, il était question du carton ondulé (marron et épais), qui est rarement imprimé, ou très peu...
Rien à voir avec les "cartonettes" colorées qui emballent nos produits alimentaires.
Moi aussi j'ai souvent entendu dire que ce carton ondulé se recyclait facilement dans le compost (sur le site qui explique le lombricompost, c'est même le matériau utilisé pour le démarrage...).
A vérifier pour les composants, effectivement.... Mais je crois que ce n'est pas "trop crade", qu'on peut l'utiliser de temps en temps.
Dans le même genre, j'ai appris récemment que l'encre du papier journal n'était guère toxique par rapport aux encres colorées (et que donc on pouvait moins craindre de glisser quelques feuilles de journaux dans le compost de temps à autre).
Le carton est constitué des mêmes matériaux de base que le papier, c’est-à-dire la cellulose, un agent de collage et enfin une charge.
La cellulose
La cellulose, polymère naturel constituant principal des cellules végétales, est formée par la répétition linéaire assemblée en longues chaînes moléculaires d’un motif appelé cellobiose, motif composé de deux unités de glucose (C6H12O6). Les sources de celluloses sont diverses. Les cartons dits " chiffons ou 100 % coton " sont produits à partir de plantes annuelles tel le lin, le coton, le chanvre ou le jute, lesquelles contiennent un fort pourcentage de fibres de cellulose de type alpha (a -cellulose) hautement cristallines. D’excellente qualité, ces cartons se prêteront parfaitement à la réalisation d’œuvres d’art ainsi qu’aux besoins de la conservation préventive. Les cartons fabriqués à partir de la transformation des arbres en pâtes à papier posent, pour leur part, une toute autre problématique. En effet, si les cellules végétales des arbres sont constituées en partie d’ a -cellulose, elles comportent également un fort pourcentage d’hémicelluloses (types beta (b) - et gamma (g) -celluloses) et de lignine. Les hémicelluloses, polymères admettant dans leurs courtes chaînes moléculaires, outre le glucose, d’autres sucres, sont beaucoup moins cristallines que l’alpha (a) -cellulose et de ce fait plus hydrophiles. La lignine, quant à elle, est une matière naturelle peu polymérisée dont la rigidité est à l’origine de la dureté des fibres du bois. Extrêmement sensible à l’oxydation due, notamment, aux rayonnements ultraviolets de la lumière, la lignine est la cause principale de l’acidification des cartons manufacturés à base de pâtes de bois. L’élimination entière ou partielle de la lignine au sein des pâtes déterminera, du moins en partie, si un carton sera ou non acide.
Les agents de collage
Cependant, la lignine n’est pas le seul constituant du carton à mettre en cause quand il s’agit de parler de l’acidité d’un carton. En effet, l’agent de collage utilisé peut aussi y contribuer. Mieux connu sous le nom d’encollage, l’agent de collage est une substance ajoutée au carton afin de réduire la nature hydrophile de la cellulose. Il peut être appliqué à la surface du carton nouvellement fabriqué ou encore incorporé à la masse de la pâte.
Au cours des siècles, différents types d’encollages ont été utilisés. L’amidon, la gélatine, la colophane et l’alun sont parmi les plus courants. La technique utilisant l’alun (sulfate d’aluminium) en combinaison avec la colophane (résine extraite des conifères contenant des acides terpéniques), technique dont l’emploi est largement répandu dans l’industrie papetière depuis le XIXe siècle, joue un rôle non négligeable dans le processus d’acidification des cartons. Toutefois, pour remédier à la dégradation des cartons par les agents de collage, l’industrie papetière travaille activement à l’élaboration de produits d’encollage non acide. L’AKD (Alkylketene Dimer), une dispersion composée de particules de cire émulsionnées dans de l’eau et introduite dans les pâtes en milieu neutre ou alcalin (pH entre 7 et 9), est un de ces agents.
Les charges
Enfin, les charges sont des matières minérales naturelles ou artificielles incorporées à même la pâte et venant se loger dans les interstices des fibres de la feuille. Elles sont essentiellement destinées à améliorer les qualités matérielles et optiques des cartons, comme l’alcalinité, la porosité, l’opacité ou la blancheur. Les charges naturelles les plus utilisées sont le kaolin (silicate hydraté d’aluminium), le gypse (sulfate de calcium) et la craie (carbonate de calcium) et les charges artificielles sont le carbonate de calcium et de magnésium de synthèse, utilisés à titre de réserve alcaline dans nombres de produits employés pour la conservation préventive, l’oxyde de titane et encore le sulfate de baryum.
FABRICATION DES CARTONS
Matériaux servant à la fabrication des cartons
Traditionnellement, la fabrication des cartons procédait à partir de l’assemblage de feuilles ou de rebuts de papier maintenus ensemble à l’aide d’un adhésif, assemblage sur lequel une forte pression était appliquée. Avec l’avènement de la société industrielle, la fabrication du carton est désormais obtenue par la mécanisation de la méthode manuelle à laquelle sont venus se greffer quelques autres procédés mécaniques. Parallèlement à cette mécanisation et pour répondre aux besoins sans cesse grandissants de la société, de nouvelles sources de matière première entrant dans la fabrication des pâtes ont fait leur apparition. Ces sources, issues de la foresterie, constituent aujourd’hui l’essentiel de la matière première employée par l’industrie papetière.
Les pâtes dites mécaniques sont obtenues en râpant sur une meule des billots de bois écorcés ou encore des copeaux. Ce procédé, permettant de récupérer 95 % de la matière sèche de l’arbre, présente cependant des désavantages. D’abord, les fibres produites sont courtes et les cartons fabriqués avec ces pâtes sont extrêmement fragiles et cassants. Enfin, ces pâtes, contenant à la fois les hémicelluloses et la lignine des cellules végétales, produisent des cartons acides qui se dégradent rapidement. Les cartons fabriqués à partir des pâtes mécaniques sont, par exemple, les cartons ondulés bruns reconnus pour leur caractère acide.
Les pâtes chimiques sont obtenues par élimination de la lignine des fibres du bois. La dissociation de la lignine de la cellulose des fibres est réalisée à l’aide de produits chimiques, le plus souvent le sulfate ou le bisulfite, utilisés dans des conditions de température et de pression particulières. Ce procédé, ne permettant de récupérer que de 45 % à 55 % de la matière solide du bois présente au début du traitement, s’avère moins rentable que la méthode précédente. Cependant, les cartons produits de cette façon sont de qualité supérieure aux cartons de pâtes mécaniques, les fibres étant plus longues et débarrassées des agents oxydants.
De manière générale, les pâtes (mécaniques ou chimiques) ont une couleur brunâtre. Jusqu’à tout récemment, le blanchiment des pâtes était obtenu par adjonction de puissants oxydants tel le chlore. Ce dernier, outre qu'il constitue un risque pour l’environnement, devait être entièrement éliminé de la pâte pour en assurer la permanence. De nos jours, l’industrie papetière a mis au point des techniques de blanchiment utilisant des agents moins nocifs pour l’environnement mais tout aussi efficaces.
Techniques de fabrication des cartons
Il existe trois grandes variétés de cartons ordonnées en fonction de leur procédé de fabrication :
Il y a d’abord les cartons issus du contrecollage de couches ou plis de papier à l’aide d’adhésifs. Ces cartons peuvent avoir différentes épaisseurs, et ce, en fonction du nombre final de couches contrecollées;
Il existe ensuite les cartons ondulés obtenus mécaniquement par l'assemblage de deux feuilles planes entre lesquelles est insérée une feuille de papier mécaniquement ondulée ou cannelée, le tout étant maintenu ensemble par un adhésif. Les différentes épaisseurs du carton sont à mettre en relation avec le nombre de cannelures présentes par mètre ou pied linéaire dans l'assemblage. Ces cartons existent en simple, double, voire triple paroi. En version double ou triple paroi, les panneaux cannelés peuvent être contrecollés perpendiculairement les uns par rapport aux autres de manière à rendre l'assemblage encore plus rigide;
Enfin, on retrouve les cartons constitués d’une masse de pâte, comme le sont les cartons "Davey". Travaillée dans un environnement humide et déposée sur des feutres, la masse de pâte est soumise à d’importantes pressions, de l’ordre de 6 000 t, de manière à en retirer un maximum d’eau et ainsi former la feuille de carton. Ce procédé donne aux fibres une très grande cohésion et au carton une grande densité. Ici, l’épaisseur du carton dépend de la quantité de pâte déposée sur le feutre en vue de façonner le carton.
LES AGENTS DE DÉGRADATION DU CARTON
Outre ses composantes intrinsèques (voir section ci haut), les principaux agents de détérioration du carton sont intimement liés aux conditions d’entreposage (humidité, température, rayonnement lumineux, poussière, etc.) et d’utilisation (manipulation, rangement, etc.) des biens culturels.
Dans des conditions d’entreposage où l’humidité est trop élevée, la cellulose du carton aura tendance à absorber les molécules d’eau ambiantes, ce qui aura pour effet de faire gonfler, de déformer et d’affaiblir le carton. À l’inverse, dans un environnement trop sec, le carton rejettera l’eau qu’il contient et, de ce fait, s’asséchera et deviendra cassant. De la même manière, une température trop élevée asséchera le carton et causera son jaunissement. Une combinaison température et humidité excessive pourra entraîner le développement de micro-organismes (bactéries, moisissures, etc.) qui, se nourrissant des divers constituants du carton, engendreront une fragilisation et parfois une coloration de ce dernier. Le rayonnement lumineux naturel ou artificiel, issu des rayons ultraviolets ou infrarouges, provoquera indépendamment une décoloration ou un jaunissement et, dans tous les cas, une perte de résistance et de souplesse du substrat. Enfin, la poussière amoncelée sur un carton pourra former un terrain propice au développement de micro-organismes. Divers polluants atmosphériques (gazeux et particulaires), comme, les gaz à base de souffre et d’azote, la suie et les spores de moisissures, sont susceptibles de réagir avec les composantes du carton et de hâter la dégradation de ce dernier. En somme, tous ces éléments ont pour effet d’accélérer, voire de provoquer, les diverses réactions chimiques (hydrolyse, oxydation, etc.) à l’origine de la détérioration de la cellulose.
Les facteurs de dégradation liés aux conditions d’utilisation des cartons se rapportent souvent à des systèmes de rangement inadaptés (contenant, rayonnage, positionnement des œuvres à l’intérieur des contenants ou sur les étagères, etc.) ou encore à une mauvaise manipulation des documents.
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