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Nicolas Hulot ne fera pas de déclaration en faveur de l'un ou l'autre candidat entre les deux tours ...
Citation:
PARIS (AP) - Nicolas Hulot a indiqué jeudi qu'il ne donnerait pas de consignes de vote entre les deux tours de l'élection présidentielle, mais qu'il tenterait de peser sur les législatives, plaidant pour la création d'une "délégation du développement durable à l'Assemblée nationale".
"Entre les deux tours, on aura fait, à notre niveau, notre travail de faire en sorte que l'urgence écologique reste au coeur de cette campagne", a déclaré le militant écologiste sur LCI. "Après, je pense que les gens auront assez d'éléments pour faire leur choix et que le paysage sera plus clair".
Concernant les législatives, "on va tenter (...) d'emmener tout le monde dans un espèce de pack de cohérence et de convergence", a-t-il expliqué. "On va demander aux députés de gauche, de droite et du centre de s'inscrire sur un certain nombre de principes en leur demandant de pouvoir maintenir un dialogue régulier avec eux, en dehors des crises environnementales et en amont de choix importants en matière de développement durable".
Pour cela, "ça serait bien qu'il y ait une délégation du développement durable à l'Assemblée nationale", a estimé Nicolas Hulot. AP
Dans ces conditions comment montrer la valeur de son programme.
et oui la politique c'est plus compliqué que du manichéisme et nicolas hulot l'a bien compris
déjà aucun parti ni à gauche ni à droite n'obtient à un premier tour 51% , aucun n'a donc la majorité
en France comme ailleurs dans le monde : il faut donc faire avec des coalitions
ensuite dans les démocraties il y a des modes de fonctionnement qui font qu'il y a des contre pouvoir : on peut penser notamment au système où il y a plusieurs chambres : le sénat par exemple...
alors à moins de tricher, de s'imposer autoritairement (...) tu as pas grand choix
opposition ou majorité
on se retrouve donc avec x partis qui font 1%, 2% 5% 10% , 20% (...) , aucun n'a la légitimité d'appliquer 100% de son programme
alors il faut montrer la valeur de son programme en amenant ses alliés (mais aussi non alliés) à se positionner, à adopter certaines parties, ...
mais peut etre qu'on peut aussi parier sur le fait que le PS s'écroulera... et en attendant laisser le PS ou la droite faire des conneries au pouvoir
Là où il a raté quelque chose, c'est en renonçant à se présenter en échange de la signature du Pacte.
On ne peut donc pas lui reprocher d'avoir "échoué", quand on était contre sa candidature...
Moi, j'étais pour.
_________________
pipoune Dinosaure du Forum
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Messages: 3107
Posté le:
Ven Mar 30, 2007 9:08 pm
moi aussi j'étais pour, c'est pourquoi je suis déçue.
_________________ j'aime les chats qui ont des poils aux doigts
CORWIN Koala
Inscrit le: 22 Jan 2007
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Localisation: En forêt d'Yveline
Posté le:
Sam Mar 31, 2007 1:34 am
La vraie question n'est-elle pas de savoir ce qui est le mieux pour l'avenir de l'écologie après les élections:
- Une candidate politique qui recueille 1% des voix? et donne ses voix au PS
- Ou un électron libre, qui fait 20%?......
JE trouve très dur de dire que c'est un échec, certains disent que cela a plus apporté de mal que de bien ... Alors que l'on a jamais autant parlé d'écologie que dans cette campagne, encore maladroitement c'est vrai, mais j'ai vraiment l'impression que cela progresse et son pacte y est pour quelque chose !!
Je vous invite à lire cette actu qui présente les points positifs mais aussi le manque d'éloquence des candidats sur des sujets plus pointus mais tout aussi grave que les OGM ou le nucléaire ...
« Le Monde » a écrit:
Dans le domaine de l'environnement, la campagne pour l'élection présidentielle marque un tournant. Pour la première fois, l'écologie n'est plus le domaine réservé des Verts mais s'impose dans tous les camps, comme un sujet politique et non plus technique.
L'écologie est devenue un passage obligé. Les trois candidats actuellement en tête dans les sondages consacrent aux questions environnementales un volet détaillé de leur programme. Dans leurs déclarations publiques, Nicolas Sarkozy, François Bayrou et Ségolène Royal s'accordent sur un constat : la crise écologique met en jeu la "survie" de l'humanité.
Une succession d'événements a favorisé cette prise de conscience : la visite en France de l'ancien vice-président américain Al Gore, héraut de la lutte contre le réchauffement, la publication du rapport de l'économiste britannique Nicholas Stern sur les conséquences économiques du changement climatique, la publication, le 2 février à Paris, du quatrième rapport de Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), confirmant la responsabilité humaine dans le phénomène... Et, bien sûr, l'irruption sur la scène politique de l'animateur de télévision Nicolas Hulot.
En menaçant de se présenter si les candidats ne plaçaient pas la protection de l'environnement au coeur de leur projet, le militant écologiste a bousculé le jeu. Pendant plusieurs semaines, les candidats se sont lancés dans une course au plus "vert", multipliant les engagements. Le point d'orgue a eu lieu, mercredi 31 janvier, quand dix candidats à l'élection ont affirmé solennellement leur engagement en faveur de son Pacte écologique, devant des militants ravis.
Ce grand oral a permis de mesurer certaines convergences. Les principaux candidats promettent tous de renforcer le poids de l'écologie dans le futur gouvernement, de s'engager en faveur d'une organisation mondiale de l'environnement, d'agir dans le cadre européen, de mettre l'accent sur la recherche, de développer l'éducation à l'environnement, de promouvoir des énergies renouvelables, de mieux reconnaître le rôle des associations, par exemple.
Mais depuis que Nicolas Hulot s'est retiré de la course, la fièvre verte est retombée. Les déclarations sont rares, les échanges de vues peu nombreux. M. Hulot tentera d'ailleurs, dimanche 1er avril, de ranimer la flamme en réunissant, à Paris, plusieurs dizaines d'associations environnementales. Deux sujets seulement ont émergé dans la campagne sous la pression des militants écologistes : la place de l'énergie nucléaire et le développement des OGM.
Nicolas Sarkozy juge l'énergie nucléaire "propre", Ségolène Royal s'est engagée, contre l'avis d'une partie du PS, à relancer le débat public sur le réacteur EPR. Elle souhaite amorcer une réduction de la part du nucléaire dans la production d'énergie. Pour François Bayrou, cette filière est "un atout", mais "une expertise scientifique sur l'EPR" et un "débat national avant l'été" sur la politique énergétique sont nécessaires. A propos des OGM, l'engagement en faveur d'un moratoire sur les cultures réunit Ségolène Royal et François Bayrou, tandis que Nicolas Sarkozy n'y est pas favorable.
En dehors de ces deux thèmes, la campagne est atone. Pourtant, les sujets brûlants ne manquent pas. Comment atteindre l'objectif de division par quatre de nos émissions de gaz à effet de serre d'ici à 2050 ? Faut-il augmenter la fiscalité sur les carburants fossiles et comment compenser cette charge pour les ménages et les entreprises ? Faut-il repenser les déplacements ? Par quels moyens assurer la transition vers l'agriculture "durable" ? La France atteindra-t-elle les objectifs européens de qualité de l'eau ? Comment protéger la biodiversité en métropole et outre-mer ? Quelles mesures faut-il prendre face à l'urbanisation galopante et à l'asphyxie du littoral ? Comment réduire nos déchets ménagers ?
Si les candidats n'interviennent pas publiquement sur ces questions - à l'exception de Dominique Voynet, qui ne parvient guère à se faire entendre -, c'est parce que les interpellations sont trop rares, affirment leurs équipes. "Lors de l'émission de télévision "J'ai une question à vous poser", sur TF1, personne n'a interrogé Nicolas Sarkozy sur l'écologie, regrette Nathalie Kosciusko-Morizet, chargée de ce thème à l'UMP. Même si l'environnement intéresse, quand les gens n'ont droit qu'à une seule question, ce n'est pas celle qu'ils choisissent." De nombreux échanges avec les équipes de campagne ont lieu par courrier, mais ils restent confinés aux cercles d'experts.
Malgré quelques impasses, sur l'urbanisme ou la pêche par exemple, les principaux enjeux sont évoqués dans les programmes. Mais le flou persiste sur les objectifs et, surtout, sur les moyens de les atteindre. Par exemple, alors que tous les candidats chantent les louanges de l'agriculture biologique, seuls Dominique Voynet et José Bové fixent un objectif précis en pourcentage de la surface agricole. Or l'exemple des politiques menées à l'échelle européenne prouve qu'en matière d'écologie la fixation d'échéances et d'objectifs chiffrés est le seul moyen de progresser.
Gaëlle Dupont
Inscrit le: 22 Jan 2007
Messages: 195
Localisation: En forêt d'Yveline
Posté le:
Sam Mar 31, 2007 10:10 am
Pourquoi dire que ce n'est pas une réussite? Mais la réponse est justement dans l'article du Monde.
Les raisons qui expliquent la mise en lumière des sujets liés à l'écologie sont cités dans le bon ordre ( la numérotation est ajoutée):
Citation:
Une succession d'évènements a favorisé cette prise de conscience : 1)la visite en France de l'ancien vice-président américain Al Gore, héraut de la lutte contre le réchauffement, 2) la publication du rapport de l'économiste britannique Nicholas Stern sur les conséquences économiques du changement climatique, 3) la publication, le 2 février à Paris, du quatrième rapport de Groupe intergouvernemental sur l'évolution du climat (GIEC), confirmant la responsabilité humaine dans le phénomène... Et, bien sûr, 4) l'irruption sur la scène politique de l'animateur de télévision Nicolas Hulot.
De même que la raison pour laquelle le soufflé est retombé avant d'être cuit/
Citation:
Mais depuis que Nicolas Hulot s'est retiré de la course, la fièvre verte est retombée. Les déclarations sont rares, les échanges de vues peu nombreux. M. Hulot tentera d'ailleurs, dimanche 1er avril, de ranimer la flamme en réunissant, à Paris, plusieurs dizaines d'associations environnementales. Deux sujets seulement ont émergé dans la campagne sous la pression des militants écologistes : la place de l'énergie nucléaire et le développement des OGM.
On ne peut donc pas lui reprocher d'avoir "échoué", quand on était contre sa candidature...
Moi, j'étais pour. Wink
étant donné qu'il a pas été terrible face à Sarkozy (pourtant celui a été très mauvais mais pour les non écolos avertis ça passe tout seul)
je suis vraiment pas certain que sa candidature aurait été si bonne (à moins bien entendu qu'il soit un formidable acteur et qu'il aurait eu un tout autre comportement comme candidat...)
Citation:
- Une candidate politique qui recueille 1% des voix? et donne ses voix au PS
- Ou un électron libre, qui fait 20%?......
la question pourrait être : quel est la "sincérité" des personnes qui vont voter PS, UDF, Bové voir UMP, qui auraient voté "peut être" Hulot mais ne voteront pas Verts
(20% ça me semble beaucoup 14% grand max, et certainement autour des 8 à 10% étant donné certains autres points qui font bouger la campagne...)
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