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Jeu Nov 23, 2006 11:39 am
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Les bâtiments à énergie positive, un sujet révolutionnaire
Michèle Pappalardo, Présidente de l’ADEME, a donné le coup d’envoi de cette manifestation dont l’objectif est, à la plus courte échéance possible, de sensibiliser tous les acteurs de la construction à passer de consommateurs d’énergie à producteurs d’énergie. Pour contribuer au développement durable de notre planète.
"Le thème des bâtiments à énergie positive représente sans conteste un sujet révolutionnaire. Les "Bepos" constituent l’un des moyens à notre disposition pour résoudre une équation infernale, à savoir diviser par 4 les gaz à effet de serre d’ici 2050. Grâce à ce type de bâtiments, il devient possible de transformer 60 millions de Français consommateurs d’énergie en autant de producteurs ! Cela va radicalement changer nos rapports avec l’énergie : quand on en produit soi même, on s’en préoccupe forcément plus… et mieux !
Mais où en est la France sur ce sujet ? Déjà près de quarante projets ont été identifiés à travers le territoire national, mais ils restent encore très localisés. Dans le cadre du PREBAT, nous avons lancé une opération de classification de ces programmes, par le biais d’un concours lancé au niveau des Conseils régionaux, et engagé la création d’un label, Effinergie, pour les bâtiments basse consommation. Une étude de comparaison des pratiques internationales est également réalisée par le PREBAT.
La réglementation thermique 2005 apporte une nouvelle impulsion à la baisse de consommation énergétique. Elle incite à la mise en place de réalisations exemplaires, qui vont de pair avec l’élaboration de solutions techniques nouvelles. L’ADEME et la Fondation Bâtiment Energie sont des financeurs potentiels de tels projets. Elles agissent de concert au sein du PREBAT, qui a été doté de 18 M€. Sur la période 2005-2006, 58 projets ont été retenus, 26 d’entre eux portant sur l’enveloppe des bâtiments. Dès 2007, les problématiques de mise en œuvre des matériaux seront également prises en considération dans les programmes du PREBAT.
Pour chaque ménage, le coût du "Facteur 4" représente un montant d'investissement compris entre 15 000 et 30 000 euros à réaliser avant 2050. Pour aider les Français à passer à l’acte et à investir dans les économies d’énergie, différentes pistes sont à envisager. Elles se situent aussi bien au niveau des crédits d’impôts, de la fiscalité que dans l’engagement des banques sur ce sujet."
Publié le 08/11/2006 C.S.T.B.
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Jeu Nov 23, 2006 11:40 am
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Bâtiments à énergie positive - Premières réalisations
"Toute la filière est en apprentissage." Ces quelques mots résument à eux seuls le niveau d’avancement concernant la construction de bâtiments à énergie positive, notamment en France. Formation des professionnels au déploiement des bons matériaux, sensibilisation des clients, travail auprès des banques pour la prise en charge des surcoûts immédiats générés par de telles réalisations, mise en place d’un référentiel précis pour le montage de contrats cadres… La filière est en devenir. Néanmoins, la construction de bâtiments à énergie positive dépasse actuellement le simple cadre expérimental. Exemples à l’appui.
Logirep à Fontenay-sous-Bois - Huit logements sociaux basse consommation
Avant / après : la Demeure des Carrières, Fontenay-sous-Bois. Objectif : 50 kWh/m2/an en énergies primairesEn 2000, Logirep s’est engagé dans un projet européen de recherche et de développement consacré aux technologies "développement durable" en milieu occupé. Le CSTB et BASF étaient les deux partenaires principaux de cette opération qui visait à réhabiliter des bâtiments pour que leur consommation d’énergie ne dépasse pas 30 kWh/m2/an. "Dans la droite ligne de ce projet, nous avons souhaité faire un premier pas concret et réaliser une opération de démonstration. Ce bâtiment "Génération E" est une maison bourgeoise quasiment en ruine, datant de 1910 et située en plein centre de Fontenay-sous-Bois (Val-de-Marne), résume Frédéric Gibert, chargé d’opérations de réhabilitation Logirep. Huit logements sociaux "basse consommation" ont été créés avec un objectif de 50 kWh/m2/an de consommation pour les énergies primaires, au lieu de 400 kWh/m2/an précédemment." L’expérience menée par Logirep sur "La Demeure des Carrières" se situe en phase avec l’évolution des commandes publiques. Celles-ci sont de plus en plus orientées vers des petites opérations de rénovation concernant une dizaine d’appartements, le plus souvent situés dans un tissu urbain dense et nécessitant le déploiement de solutions énergétiques économes et innovantes. Isolation extérieure de 20 cm d’épaisseur, planchers chauffants basse température, matériaux à changement de phase, équipements électriques de classe A ou A+, récupération des eaux pluviales… : toutes ces approches ont été déployées à Fontenay-sous-Bois. Une expérience qui, malgré un coût de 3 000 €/m2, permet de préserver la solvabilité des locataires (maîtrise des charges) et de pérenniser le patrimoine, tout en étant dans la droite ligne des textes réglementaires (RT 2005, DPE…).
Maison individuelle - L’autonomie énergétique, c’est possible !
ZAC des Hauts de Feuilly à Saint Priest (69) : un projet de 31 maisons "Passivhaus" (15 kWh/m2/an de besoins de chauffage).Un nombre croissant de promoteurs spécialisés dans la construction de maisons individuelles souhaite s’engager dans la réalisation de maisons basse consommation en énergie. Il s’agit, d’une part, de répondre à la demande de collectivités locales et, d’autre part, de se démarquer de la concurrence sur le plan marketing tout en faisant face à l’apparition d’une demande de clients sensibles à cette problématique. "En tant que spécialistes des études thermiques, nous nous sommes déplacés en Suisse et en Allemagne pour observer les constructions répondant aux labels Minergie et Passivhaus, explique Thierry Perrin, responsable du bureau d’études Bastide et Bondoux. Nous avons également travaillé avec le groupe MCP Promotion afin de réaliser des maisons individuelles en accord avec ces référentiels." Résultat : une maison "Minergie" est en cours de construction à La Palud (Rhône) et un programme de 31 maisons "Passivhaus" (15 kWh/m2/an de besoins de chauffage) a vu le jour à Saint-Priest (Rhône). Leurs caractéristiques principales ? Une façade plein sud, aucune fenêtre au nord, 11 m2 de panneaux solaires photovoltaïques et aucun chauffage autre que celui assuré par une VMC double flux thermodynamique équipée d’une pompe à chaleur air/air. Le tout pour un surcoût avoisinant 10 % du prix d’une habitation classique… mais avec une autonomie énergétique totale…
Produire plus que l’on ne consomme - Fin du mythe, place à la réalité
A Toulouse, un premier exemple de bâtiment à énergie positive. Les bâtiments à énergie positive sont-ils un mythe ou peuvent-ils devenir une réalité ? Faut-il encore attendre de nouvelles avancées technologiques ou sont-ils réalisables avec les matériaux disponibles en 2006 dans les catalogues des industriels ? La réponse apportée par Tribu Energie, bureau d’études et assistant à la maîtrise d’ouvrage d’un immeuble de bureaux de 5 000 m2 à Toulouse, est clairement… oui ! "Pour ce bâtiment, nous n’avons utilisé aucune technique émergente, insiste Bernard Sesolis, directeur de Tribu Energie. En revanche, nous avons travaillé sur une réduction drastique des besoins en énergie, notamment sur les quatre postes les plus gourmands, à savoir la bureautique, la climatisation, l’éclairage et le chauffage. Cela nous a permis de réduire considérablement le nombre de capteurs photovoltaïques à installer et donc de diminuer le coût et le seuil d’équilibre énergétique du bâtiment." Cet exemple toulousain prouve que l’offre industrielle existe sur le marché. Certes, le prix des matériaux est légèrement plus élevé. Mais quel qu’en soit le coût, il faudra agir tôt ou tard ! Beaucoup d’entrepreneurs et de promoteurs sont sensibilisés et souhaitent se lancer dans l’aventure, qu’il s’agisse d’une simple question d’image de marque, de stratégie de développement ou de communication. Mais peu importe. L’essentiel consiste à initier un changement des mentalités, tant des clients potentiels que du personnel de ces entreprises… et de le faire savoir. Une dernière prise de position appliquée à la lettre sur le bâtiment de Toulouse : son bilan énergétique (consommation, production et solde) est affiché en permanence sur la façade du bâtiment.
Téléchargez la présentation "Bâtiment à énergie positive" http://webzine.cstb.fr/file/bepos/Bâtiment_Energie_Positive.pdf , de Bernard Sesolis, Directeur du bureau d’études Tribu Energie
Performances des matériaux - Vers une garantie des résultats
Rien de plus normal lorsque l’on achète un produit à performance élevée que de vouloir être sûr du résultat et du service apportés. Et c’est d’autant plus vrai pour tout ce qui touche aux économies d’énergie. Seul problème : à grande échelle, il n’est pas possible de généraliser le suivi instrumentalisé des consommations. Garantir un résultat conforme aux prévisions devient de plus en plus difficile. Il existe deux types de produits : ceux dont la détermination des performances se base sur des normes et des méthodes de calcul européennes et ceux pour lesquels il n’existe ni moyen ni outil pour évaluer leur impact énergétique sur le bâtiment concerné. "Pour la première catégorie, il faut absolument éviter que les produits soient mis en œuvre dans de mauvaises conditions, fait remarquer José Fontan, responsable du Département Enveloppe et Revêtements du CSTB. Mal-concepts, mal-emplois et malfaçons peuvent avoir des impacts négatifs considérables sur les performances attendues. Il est essentiel d’utiliser le bon produit au bon endroit." Les certifications ISOLE’R et CTAT représentent deux instruments pour éviter ces écueils. Pour les autres matériaux, le CSTB met un nouvel outil, Valénergie, à la disposition des bureaux d’études afin d’évaluer leurs performances, tant au niveau énergétique que sur le plan du confort. Sans compter que d’autres critères, tels que leur résistance en cas d’incendie, leurs propriétés acoustiques, sanitaires et environnementales, sont également pris en compte.
Contact : Nadège Blanchard - blanchard@cstb.fr
Télécharger la présentation "Garantir le résultat"http://webzine.cstb.fr/file/bepos/Garantir_le_résultat.pdf , de José Fontan, responsable du Département Enveloppe et Revêtements du CSTB
Télécharger la fiche d’information sur Valénergie http://webzine.cstb.fr/file/bepos/Valenergie.pdf
Publié le 06/11/2006 CSTB
Merci pour ces infos DELAIR ...
C'est intéressant de voir que cela bouge à pas mal d'endroits en France et encore plus intéressant de voir que parfois, c'est pour aider des familles défavorisées à seulement pouvoir régler leurs dépenses courantes ( électricité, eau, etc )
Par contre, je rejoint le dernier paragraphe ... si j'avais à construire une maison de ce type demain, et bien je serais très embêté pour m'y retrouver parmis tous les matériaux ...
Tu veux dire quelqu'un qui traine ses guètres parfois sur un "Forum Eco-Citoyen" et dont le pseudo commence par un D et finit par un R et qui signe tous ses posts mystérieusement avec un " " ??
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Mer Nov 29, 2006 2:52 pm
Oui j'y travaille toujours...
C'est possible dés aujourd'hui les inconvénients sont :
- le coût d'installation ;
- la durabilité de la chose (sauf si Edf rachéte l'énergie et que l'on a le temps de rentabilisé le projet) ;
- l'aspect extérieur pour rester en conformité avec les règles d'urbanismes...
En France, les bâtiments consomment environ 46% de l'énergie totale et produisent 25% des gaz à effet de serre (GES). Ils représentent donc des gisements potentiels considérables d'économie d'énergie et des éléments clés dans la division par 4 de l'émission des GES à atteindre d'ici 2050. Le 28 septembre 2006, à Paris, le CSTB organisait, en partenariat avec le Groupe Moniteur, une journée d'information consacrée aux bâtiments à énergie positive. Six thèmes ont été abordés lors de présentations magistrales ou de tables rondes : les enjeux de la consommation énergétique dans les bâtiments ; les premières réalisations de bâtiments à énergie positive ; les évolutions technologiques ; les approches internationales ; les recherches en cours ; le début de la généralisation.
SommaireLes bâtiments à énergie positive, un sujet révolutionnaire
Les enjeux de la consommation énergétique dans les bâtiments
Bâtiments à énergie positive - Premières réalisations
Quelles évolutions technologiques ?
Où en est la Recherche ?
Le début de la généralisation ?
PREBAT : comparaison internationale "bâtiment et énergie"
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