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Lun Avr 02, 2007 10:02 pm
Bonjour,
Vous le savez ou pas du reste, le G.I.E.C ( Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat ), se réuni une fois de plus mais cette fois ci à Bruxelle à partir d'aujourd'hui pendant toute la semaine.
Un rapport sera publié encore une fois vendredi a l'issu de cette semaine. Voici quelques articles de presse.
Article A.F.P du 02/04/07:
Citation:
Les spécialistes mondiaux du climat se retrouvent à partir de lundi à Bruxelles pour avertir que le réchauffement probable de la planète, de 2 à 4° au moins d'ici la fin du siècle, aura des conséquences dramatiques pour les régions les plus exposées, en Afrique, en Asie ou dans l'Arctique.
Les conclusions du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), qui seront publiées vendredi après une semaine de travaux à huis clos, insisteront sur les vagues de chaleur, sécheresses, phénomènes extrêmes et inondations qui affecteront les rendements agricoles et piscicoles et la disponibilité des ressources en eau, selon les documents dont l'AFP a obtenu copie.
Ces effets du réchauffement, déjà perceptibles dans de nombreuses régions, seront accentués dès que le thermomètre mondial dépassera les deux degrés supplémentaires de moyenne mondiale, avec des hausses beaucoup plus marquées aux pôles, sur les continents et dans les latitudes basses, insistent les experts.
Leur rapport devrait également souligner de grandes disparités selon les continents, les régions nord pouvant retirer certains bénéfices d'un réchauffement jusqu'à +2°C de moyenne globale, alors que l'Afrique, les régions arctiques et les grands deltas en Asie devraient cumuler les impacts les plus négatifs comme des pénuries d'eau et de nourriture accrues et des inondations catastrophiques.
L'ensemble des systèmes écologiques de la planète seront touchés, notamment les côtes, et 20 à 30% des espèces animales et végétales seront menacées d'extinction si la hausse des températures atteint 1,5 à 2,5°C, selon le projet de rapport qui s'intéresse également aux impacts sanitaires (extension des maladies tropicales comme le paludisme ou la dengue par exemple).
En février à Paris, le Giec, créé en 1988 par l'Onu et qui publie cette année son quatrième rapport, avait conclu sur les aspects scientifiques du changement climatique, qu'il juge désormais "sans équivoque", déjà en marche et inévitable, notant que son ampleur - jusqu'à 6,4°C en 2100 dans la pire des hypothèses - sera fonction des quantités de gaz à effet de serre qui continueront d'être envoyées dans l'atmosphère par les activités humaines.
Chaque chapitre du rapport final, élaboré depuis cinq ans par plus d'un millier d'experts, fait l'objet d'un "résumé à l'intention des décideurs" négocié à huis-clos et adopté par consensus par quelque 400 délégués, comme ce sera le cas cette semaine à Bruxelles.
Avec une petite photo:
Photo du ciel pollué de Los Angeles au coucher du soleil, le 17 novembre 2006
Et aussi un article du figaro en date du 02/04/07:
Citation:
Le réchauffement oblige la planète à s'adapter
L'ONU réunit ses experts à Bruxelles pour évaluer les impacts du changement climatique et les moyens de s'y adapter.
LE GROUPE intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec, ou IPCC en anglais), créé à l'initiative de l'ONU, se réunit aujourd'hui à Bruxelles. Il devrait se pencher pendant quatre jours sur les conséquences mondiales du réchauffement climatique et établir la deuxième partie de la quatrième « bible » sur le sujet, consacrée aux impacts de ce phénomène. Outre le recensement des changements déjà observés, ce « Résumé pour les décideurs » va établir un certain nombre de prévisions sur l'avenir, tant globales que régionales (pour les principaux continents, ainsi que les régions polaires et les petites îles) basées sur des scénarios, avant d'étudier les différents moyens de s'y adapter. Les experts vont notamment se pencher sur les conséquences affectant les ressources en eau, les déserts, l'agriculture et la pêche ou la santé, qui figurent parmi les secteurs les plus vulnérables. En particulier les mutations climatiques en entraîneront d'autres, chez tous les êtres vivants - 20 à 30 % des espèces animales et végétales seront menacées d'extinction si la température augmente de 1,5 à 2,5 °C. Des maladies tropicales comme le paludisme ou la dengue vont se répandre, ainsi que les diarrhées et la malnutrition.
Disparition des petites îles sous les flots
C'est donc la suite du dernier rapport finalisé à Paris en janvier qui visait à établir noir sur blanc les scénarios scientifiques à venir sur le changement climatique. Pour ces experts, le réchauffement rendra plus difficiles à atteindre les « objectifs du millénaire » dans le domaine du développement durable, comme la division par deux du nombre de personnes privées d'eau potable (1,4 milliard) ou la réduction de la pauvreté.
Une des nouveautés de ce quatrième rapport réside dans la place accordée au thème de l'adaptation au changement climatique. Une problématique qui cristallise de plus en plus l'attention des décideurs des pays industrialisés. Jusqu'à présent, l'adaptation était considérée comme l'apanage des pays émergents, premières victimes des dérèglements climatiques et de ses manifestations multiples : aggravation des sécheresses et des pénuries d'eau, multiplication des phénomènes climatiques extrêmes comme les inondations, disparition des petites îles sous les flots, réfugiés environnementaux... Or, depuis quelque temps, nos pays commencent eux aussi à prendre conscience du fait que le protocole de Kyoto ne suffira pas à endiguer ce phénomène. L'atténuation des émissions de gaz à effet de serre s'avérant notoirement insuffisante, les experts réfléchissent de plus en plus sérieusement aux moyens de s'adapter à ses conséquences, y compris sous nos contrées réputées tempérées et relativement épargnées.
« Ce rapport met aussi en exergue les synergies entre les politiques d'adaptation et d'atténuation du changement climatique, alors qu'auparavant il existait des frontières étanches entre les trois thèmes », affirme Jean-Pascal van Ypersele, professeur à l'université catholique de Louvain et vice-président de ce deuxième groupe de travail du Giec. « Par exemple : la climatisation peut être vue à la fois comme une adaptation aux fortes canicules et un obstacle à la réduction des rejets de gaz à effet de serre. Il est donc souhaitable de les considérer en même temps. »
Après le constat et les effets attendus, le Groupe III du Giec 2007, qui se réunira en mai à Bangkok, devra en tirer les conséquences pour l'action. En préconisant des moyens de lutte contre ce phénomène, il revêtira à cet égard une dimension beaucoup plus politique.
Avec une photo:
J'éspere que cette nouvelle réunion conduira à des actions contre le réchauffement climatique.
Et à eveillé certains esprits de ce monde sur les conséquences que cela pourrai impliquées si l'on ne fait rien.
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Dernière édition par Mr.ecologie le Ven Avr 06, 2007 2:52 pm; édité 1 fois
Mr.ecologie Animateur
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Posté le:
Jeu Avr 05, 2007 2:28 pm
Bonjour,
Un petit article sur le réunion qui se tien a Bruxelle:
Citation:
Avec deux degrés supplémentaires, la planète chauffe
Deux degrés supplémentaires, soit la fourchette basse de prévision des experts pour 2100, auront déjà des conséquences dramatiques pour la vie sur Terre, selon les estimations des scientifiques du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).
Deux degrés: c'est aussi le seuil que s'est fixé l'Europe pour 2100 par rapport à l'ère pré-industrielle, et le pari n'est pas gagné, si on mesure que la température a déjà grimpé de 0,74° en un siècle.
Selon le rapport du Giec sur les impacts du réchauffement, qui doit être publié vendredi à Bruxelles et dont l'AFP a obtenu une copie, 2 "petits" degrés de plus auront déjà des conséquences considérables.
Jusqu'à 2 milliards d'hommes supplémentaires risquent de manquer d'eau - dont 600 M en Afrique et 1 md en Asie. 30 millions d'hommes supplémentaires souffriraient de la faim avec un seul de degré de plus, et encore 10 M supplémentaires avec 2°C.
En février, lors de la publication de son volet scientifique, le Giec avait prédit une hausse de 1,8 à 4° de la température moyenne planétaire d'ici 2100 par rapport à 1990.
Or ces valeurs sont des moyennes, et la variation pourrait aller jusqu'à 6,4 degrés supplémentaires, selon les modèles de croissance plus où moins polluants mis en oeuvre par l'Homme.
Le scénario le plus optimiste table sur une hausse de 1,1 à 2,9 degrés en 2100 par rapport à 1990, et les experts s'accordent à dire qu'il sera difficile, compte tenu de "l'inertie" du système (le CO2 reste stocké plusieurs centaines d'années dans l'atmosphère) d'éviter les 2 degrés supplémentaires à la fin du siècle.
A titre de comparaison, la température moyenne mondiale de 2003, année d'une canicule qui a fait 70.000 morts en Europe, a été supérieure de seulement 0,47°C aux valeurs moyennes sur 1961-1999.
En France, la fournaise de l'été 2003 (20.000 morts) correspondait à 4,3°C de plus que la moyenne saisonnière.
"Seulement 4 à 6 degrés nous séparent de la dernière période glaciaire il y a 20.000 ans, et à l'époque, la calotte glaciaire recouvrait l'Ecosse, et la France présentait des paysages de toundra sibérienne", rappelle le météorologue Serge Planton.
L'impact du réchauffement sera d'autant plus insupportable qu'il ne frappera pas partout pareil: la hausse est deux fois supérieure en Arctique, par exemple. Et les pays pauvres, qui ont moins de moyens pour s'adapter, prendront les impacts de plein fouet.
A +2°C, la production agricole augmentera au Nord, grâce à un allongement des saisons de culture, mais le fossé se creusera encore davantage avec les régions démunies, soumises à des sécheresses intenses ou à des inondations qui endommageront les récoltes, notamment sur les côtes et essentiellement en Asie.
Les déserts continentaux, soumis à des "sécheresses plus sévères et persistantes", s'étendront en Amérique du Nord; un tiers du Sahel risque de s'aridifier, provoquant une migration vers les tropiques des zones de végétation.
Au-delà, les experts redoutent une mutation des sols - l'Amazonie menacée de disparaître en savane - qui les transformerait en émetteurs nets de gaz à effet de serre, accélérant encore le réchauffement.
"Au-delà de 2°C supplémentaires, la capacité d'adaptation de la planète diminuera rapidement", souligne le climatologue Jean Jouzel pour qui il faudrait réduire de moitié les émissions de GES d'ici 2050 pour tenir les +2°C et les diviser par quatre pour les pays industrialisés.
"Ce que nous décidons maintenant est crucial pour la seconde moitié du 21ème siècle", renchérit sa consoeur du CNRS, Sylvie Jousseaume. "Pour les 20 prochaines années, c'est déjà fait", constate-telle.
Photo de l'uverture de la réunion d'experts internationaux sur le climat à Bruxelles le 2 avril 2007
Si j'ai bien compris, cette réunion a pour objectif de faire le point sur les conséquences d'un réchauffement climatique ?
C'est à dire, faire le point scientifiquement sur les différentes possibilités qui nous attendent en terme d'avenir selon si l'on ne fait rien ou si l'on s'active ?
OK !
Bon, je ne sais pas vous, mais j'ai l'impression que cela bouge un peu aussi bien dans le domaine politique que économique, qu'en pensez-vous ?
A quoi tu vois ça ?
En politique, parions qu'ils seront aussi résolus et efficaces que pour le chômage et la justice sociale...
En économie, on se sert du "développement durable" et on fait miroiter des solutions techniques qui résoudraient les problèmes sans toucher à rien, sans déranger personne...
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Mr.ecologie Animateur
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Posté le:
Ven Avr 06, 2007 11:10 am
Admin pour ce qui est de fait de faire le point sur les conséquences c'est bien cela
(Et c'est bien par des preuves scientifiques, donc en faite mon topic sur les conséquences probables du au réchauffement climatique est de plus en plus vrai)
J'ai comme toi l'impression que tout cela avance depuis quelques temps, les scientifiques ont pris conscience de tout cela, je dit scientifiques car et je pense que je vais dans le sens du développement d'Ugatza au sujet des politiques je doute que ce soit leur préocupation principal.
Mais si les politiques font des engagements j'éspère qu'ils les tiendrons !
Pour en revenir a la réunion elle même voici un petit article de l'A.F.P du 05/04/07(car j'ai oublier de la mettre hier):
Citation:
Les experts vont rendre vendredi un diagnostic alarmant sur un monde réchauffé
Les inondations, sécheresses et vagues de chaleur provoqués par le changement climatique affecteront des centaines de millions de personnes dans le monde, selon le diagnostic que livrera vendredi le Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec).
Les experts, réunis depuis lundi à Bruxelles, sont chargés de livrer un "résumé à l'attention des décideurs" de leurs 1.400 pages de travaux sur les impacts du réchauffement, dont ils devraient souligner qu'il est déjà bien visible et encore mal appréhendé par les gouvernements.
L'émission de gaz à effet de serre depuis le début de la révolution industrielle est en train de modifier considérablement les systèmes naturels et a provoqué une hausse du thermomètre mondial de 0,74°C en un siècle, avec par endroits des augmentations ponctuelles de température trois fois supérieures.
Selon le 4e rapport scientifique du Giec, publié en février et qui constituait le premier volet de son expertise globale, la température moyenne de la terre -actuellement autour de 15°C- pourrait gagner 1,1 à 6,4°C d'ici 2100 par rapport à 1990, avec une "meilleure moyenne possible" de 2 à 4°C en vertu des scénarios socio-économiques envisagés.
Depuis leur dernière somme, en 2001, les scientifiques du Giec ont bénéficié de milliers de recherches leur permettant d'assigner un degré élevé de confiance à la plupart de leurs prévisions.
D'après les documents soumis à leur approbation, l'hémisphère nord s'en tirera globalement mieux que le sud, même si la fonte accélérée des glaciers, des couvertures neigeuses et des sols gelés y est déjà manifeste.
Des vagues de chaleur à répétition pourraient en outre s'abattre sur les grandes villes d'Europe et d'Amérique du nord.
Mais les prévisions sont encore plus alarmantes pour les continents africain et asiatique et les petites îles, menacées d'être submergées par la montée du niveau des océans, évaluée de 20 à 60 cm d'ici 2100.
"La prévision moyenne d'une élévation de 40 cm du niveau des océans supposerait que 200 millions de personnes soient obligées de quitter leur foyer et leur lieu de vie", remarquait en février le climatologue français Jean Jouzel, membre du Giec.
D'ici 2080, estiment les experts dans le projet de rapport, jusqu'à 3,2 milliards d'humains seront exposés à des pénuries d'eau sévère et 600 millions à la faim en raison des sécheresses, de la dégradation et de la salinisation des sols.
Chaque année, deux à sept millions de personnes supplémentaires pourraient subir des inondations, notamment sur les côtes où la pression démographique s'accentue et dans les grands deltas d'Afrique de l'Ouest, d'Asie ou du Mississipi.
Les scientifiques préviennent également que toutes les formes de vie sur terre seront affectées par la modification de l'habitat naturel des espèces - 20 à 30% d'entre elles sont menacées d'extinction au-delà de 2 à 3°C de hausse des températures mondiales par rapport à leur niveau pré-industriels, estiment-ils.
Le blanchiment des coraux est déjà à l'oeuvre, la savane gagne sur la forêt amazonienne et les rythmes biologiques des plantes et des animaux sont déjà bouleversés.
Pour les ONG, l'injustice du changement climatique est d'autant plus grande qu'il attente en priorité au bien-être des pays en développement, dont la responsabilité dans le réchauffement est moindre que celle des nations industrialisées.
"J'espère que le rapport du Giec, qui montre l'énormité des impacts du réchauffement, va réveiller les gouvernements", indique le responsable du Climat au WWF International, Hans Verolme.
Article A.F.P:
Citation:
Le rapport du Giec sur le climat "est bouclé", selon son président
Le rapport des experts mondiaux sur les impacts du changement climatique "est bouclé" et sera publié "dans deux heures", a annoncé vendredi le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), Rajendra Pachauri.
"Le rapport est bouclé, mais il n'est pas encore voté", a précisé un délégué. "On doit encore adopter le rapport dans deux heures dans sa version finale, lorsqu'il sera mis au propre", a-t-il indiqué.
"Une conférence de presse se tiendra dans vingt minutes", a néanmoins annoncé M. Pachauri. "Ce sera un très bon rapport, qui je l'espère attirera l'attention du monde entier", a-t-il ajouté.
La conférence de presse initialement prévue à 10H00 locales (8H00 GMT) pour la publication avait été repoussée dans la matinée, du fait de blocages dans la négociation.
La Chine, l'Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis avaient contesté certains paragraphes du "résumé pour les décideurs", un texte d'une vingtaine de pages qui synthétise à l'intention des gouvernements de la planète les 1.400 pages du rapport.
Le "résumé pour les décideurs" doit être approuvé ligne à ligne puis voté par les délégués mandatés par leur gouvernement. La règle est celle du consensus. Le dernier rapport du Giec remonte à 2001.
La réunion de Bruxelles vise à valider le volet II des travaux du Giec, consacré aux impacts du réchauffement. Le volet I, publié en février à Paris, sur les aspects scientifiques, a retenu une hausse probable de 1,8 à 4 degrés de la température moyenne mondiale à l'horizon 2100 par rapport à 1990.
Les Etats-Unis ont demandé et obtenu l'élimination d'un paragraphe indiquant que l'Amérique du Nord "devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-économique et culturel", selon un observateur des négociations.
"C'est la première fois que la science est ainsi mise en cause par les politiques", a remarqué un délégué dont les propos étaient rapportés par un autre participant.
Le résumé à l'intention des décideurs est une synthèse en une vingtaine de pages des 1.400 pages du rapport complet. Il doit être négocié ligne à ligne et voté par les délégations mandatée par leurs gouvernements. Il est destiné à éclairer les gouvernements de la planète sur les aspects scientifiques, économiques et humains du réchauffement.
Avec une petite photo:
Rajendra Pachauri lors de la session d'ouverture du Giec à Bruxelles le 2 avril 2007
Article paru juste après la fin de la réunion :
Citation:
Les experts du climat aboutissent à la publication d'un rapport alarmant.
Les experts du climat ont publié vendredi à Bruxelles un diagnostic alarmant des impacts du réchauffement climatique, à l'issue d'une nuit de discussions où plusieurs pays -- Etats-Unis, Chine notamment -- ont contesté leurs conclusions.
"Nous avons juste terminé une réunion marathon, c'était productif, mais fatigant", a conclu, soulagé le président du Groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec), Rajendra Pachauri, lors d'une conférence de presse retardée d'une demi-heure.
Au-delà de 2 à 3 degrés supplémentaires par rapport à 1990, le réchauffement climatique aura des impacts négatifs sur toutes les régions, a prévenu vendredi le Giec.
D'ici 2080, estiment les experts dans leur rapport de 1.400 pages, jusqu'à 3,2 milliards d'humains seront exposés à des pénuries d'eau sévère et 600 millions à la faim en raison des sécheressses, de la dégradation et de la salinisation des sols.
Chaque année, deux à sept millions de personnes supplémentaires pourraient subir des inondations, notamment sur les côtes où la pression démographique s'accentue et dans les grands deltas d'Afrique de l'Ouest, d'Asie ou du Mississipi.
Les "populations pauvres, même dans des sociétés prospères, sont les plus vulnérables au changement climatique, ont souligné les experts lors de la conférence de presse vendredi.
"Ceci requiert notre attention, car les plus pauvres sont aussi les moins aptes à s'adapter", a commenté Rajendra Pachauri.
Les scientifiques ont prévenu que toutes les formes de vie sur terre seront affectées: "de 20 à 30 % des espèces végétales et animales connaîtront un risque croissant d'extinction si les augmentations de la température mondiale dépassent 1,5 à 2,5°C" par rapport à 1990, indique le rapport.
"Il y a maintenant sur tous les continents des signes du changement climatique qui affectent les animaux et les plantes et nous en avons la preuve", a souligné Martin Parry, coprésident du groupe de travail du Giec sur les impacts du réchauffement, devant la presse.
La Chine, l'Arabie saoudite, la Russie et les Etats-Unis ont contesté certains paragraphes du "résumé pour les décideurs", un texte d'une vingtaine de pages qui synthétise à l'intention des gouvernements de la planète les 1.400 pages du rapport.
La Chine s'est ainsi opposée à un paragraphe soulignant "le risque très élevé (...) que de nombreux systèmes naturels soient affectés par les changements climatiques", selon une source proche des discussions.
La délégation chinoise a contesté les bases scientifiques du caractère "très élevé" du risque, selon cette source.
En réponse, un groupe de scientifiques a remis un lettre de protestation à la présidente du groupe II du Giec, l'Américaine Sharon Hays, en faisant valoir que son degré de confiance élevé était scientifiquement établi.
Par ailleurs, les Etats-Unis ont demandé et obtenu l'élimination d'un paragraphe indiquant que l'Amérique du Nord "devrait être localement confrontée à de graves dommages économiques et à des perturbations substantielles de son système socio-éconmique et culturel", selon un observateur des négociations.
"C'est la première fois que la science est ainsi mise en cause par les politiques", a remarqué un délégué dont les propos étaient rapportés par un autre participant.
Selon le premier volet de ce 4e rapport du Giec, publié en février à Paris, la température moyenne de la terre pourrait gagner 1,1 à 6,4°C d'ici 2100 par rapport à 1990, avec une "meilleure moyenne possible" de 2 à 4°C en vertu des scénarios socio-économiques envisagés.
Dés que j'ai le rapport je vous ferai signe
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Dernière édition par Mr.ecologie le Ven Avr 06, 2007 2:54 pm; édité 3 fois
alain b Koala
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Posté le:
Ven Avr 06, 2007 2:49 pm
Je pense aussi comme Ugatza, que l'engouement actuel qui à l'air de faire penser que nous allons pouvoir évoluer vers de nouvelles mesures est du au niveau politique aux prochaines élections, aussi bien en Belgique, qu'en France.
Ce qui est par contre évident, c'est que la volonté de bouger est quand à elle en forte évolution au niveau du Peuple, beaucoup plus de gens s'impliquent dans une gestion écocitoyenne responsable.
Mais vu que d'après les premières informations concernant le rapport du GIEC, la gravité des scénarios semble avoir été revus légèrement à la baisse, je doute très fort que malgré les belles promesses au niveau de la majorité des partis, une fois les élections terminées, cette volonté politique ne soit plus que secondaire, dans le meilleur des cas.
En Belgique par exemple, le genre de mesure pour lutter contre les émission est la taxe sur les produits et emballage plastiques qui vient d'être instaurée.
C'est là une preuve de l'utilisation des idées écologiques à des fins d'équilibre du budget, puisque c'est lors d'une réunion visant à équilibrer le budget avant les élections que cette taxe fut décidée.
Donc, la base "écologique" pour mieux faire passer la pillule, et de l'argent qui ne sera pas réinvesti dans le domaine écologique.
Autre exemple flagrant de la Pensée écologique à la Belge au niveau de l'écologie; un de nos Ministres a jugé bon de se rendre à la projection du film d'Al Gore en hélicoptère, pour une distance d'une quarantaine de kilomètres. Cela a fait le tour de toute la presse.
Mais vu que d'après les premières informations concernant le rapport du GIEC, la gravité des scénarios semble avoir été revus légèrement à la baisse, je doute très fort que malgré les belles promesses au niveau de la majorité des partis, une fois les élections terminées, cette volonté politique ne soit plus que secondaire, dans le meilleur des cas.
C'est pas ce que je viens d'entendre au JT de France2...
Il y a une évidence : une seule chose peut nous motiver pour agir et renoncer à certains gaspillages, certaines futilités notre sensibilité.
On aime la Terre, la nature, l'Humanité ou pas.
_________________
alain b Koala
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Maintenant, tout dépend du scénario pris en compte par les médias, généralement, par prudence, l'on se base sur le scénario moyen, considéré comme le plus probable.
Le mieux est peut être d'attendre la publication du rapport complet sur le site du GIEC.
Citation:
On aime la Terre, la nature, l'Humanité ou pas.
Là c'est l'évidence même, mais le problème est que ceux qui sont censés nous représenter, aiment encore plus leur gros salaire.
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Posté le:
Ven Avr 06, 2007 3:53 pm
« alain b » a écrit:
Citation:
On aime la Terre, la nature, l'Humanité ou pas.
Là c'est l'évidence même, mais le problème est que ceux qui sont censés nous représenter, aiment encore plus leur gros salaire.
+ 1 pour ce que tu dit
Je pense que comme toi Alain b il faut attendre ce fameux rapport avant de tiré des conclusions atives.
Par contre je ne comprend pas très bien l'Anglais alors avec le site qui en Anglais
Donc je vous charge de mettre le rapport en ligne quand il sera apparu
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zouzou Animateur
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Posté le:
Ven Avr 06, 2007 7:56 pm
Excuse-moi mr Ecologie, je te "double", mais là je l'ai sous la main
(en résumé, mais le vrai doit peser comme un annuaire !)
Citation:
BRUXELLES, 6 avr 2007 (AFP) - Le Groupe international d'experts sur l'évolution du climat (Giec) a publié vendredi à Bruxelles son "résumé à l'intention des décideurs" sur les impacts du réchauffement, dont voici les principaux points :
1/OBSERVATIONS:
- Sur la base de faits observés, les experts concluent que de nombreux systèmes naturels, sur tous les continents et dans la plupart des océans, sont déjà touchés par les changements climatiques régionaux.
- augmentation des lacs glaciaires, instabilité croissante des sols gelés
et avalanches de roches en montagne
- modifications de certains écoystèmes des régions arctiques et antarctiques, dont la banquise; débit accru et crues de printemps plus précoces dans beaucoup de rivières alimentées par la fonte des glaciers et des neiges
- précocité des événements printaniers: bourgeons, migration des oiseaux et ponte
- déplacement vers le nord et les pôles d'espèces animales et végétales
- augmentation des algues et du zooplancton, migrations précoces de poissons et changements de leurs aires de répartition
2/IMPACTS FUTURS:
EAU:
- D'ici 2050, le débit moyen des rivières et la disponibilité en eau
devraient augmenter de 10 à 40% aux hautes latitudes et dans certaines régions tropicales humides. En revanche, elles devraient diminuer de 10 à 30% dans certaines régions sèches aux latitudes moyennes et tropicales.
- les surfaces affectées par la sécheresse devraient s'étendre
- les fortes précipitations dont la fréquence augmentera très probablement augmenteront le risque d'inondations
- déclin des ressources en eau de certaines régions alimentées par l'eau de fonte provenant des grandes chaînes de montagne où vit plus d'un sixième de la population mondiale
ECOSYSTEMES:
- 20 à 30% des espèces végétales et animales sont menacées d'extinction si la température mondiale augmente de 1,5 à 2,5°C (par rapport à 1990)
- la capacité de stockage du CO2 par les écosystèmes terrestres (forêts...) devrait culminer d'ici 2050 avant de décliner ou même de se transformer en émetteur net de gaz carbonique, amplifiant le changement climatique
- la toundra, les forêts boréales, les montagnes, les écosystèmes
méditerranéens et les régions côtières sont les plus menacés
AGRICULTURE:
- Les rendements agricoles devraient augmenter légèrement dans les régions de moyennes et hautes latitudes (froides) si la température augmente localement de 1 à 3°C selon les cultures, mais pourraient diminuer au-delà.
- aux latitudes plus basses, en particulier dans les régions sèches et tropicales, les rendements devraient diminuer même avec une augmentation locale des températures de 1 à 2°C, augmentant la malnutrition
COTES ET TERRES BASSES:
- Plusieurs millions de personnes supplémentaires seront chaque année
exposées aux inondations d'ici 2080, particulièrement dans les zones très
peuplées et de faible altitude, déjà confrontées aux tempêtes tropicales.
- une augmentation de la température de la mer de 1 à 3°C entraînerait un blanchiment accru des coraux et augmenterait leur mortalité
SANTE:
- La santé de millions de personnes sera vraisemblablement affectée par la malnutrition, les décès et maladies liés aux vagues de chaleur, inondations, sécheresses, tempêtes et incendies.
- prévalence accrue des maladies diarrhéiques et des maladies
cardio-respiratoires dues à des concentrations élevées d'ozone
- dans les zones tempérées, les effets positifs (moindre mortalité liée au froid) seront plus que compensés par les effets négatifs de la hausse de température et des canicules dans les grandes villes
REGIONS LES PLUS AFFECTEES:
- l'Arctique en raison d'un réchauffement plus élevé
- l'Afrique, en particulier la région subsaharienne, aux faibles capacités
d'adaptation
- les petites îles exposées à la hausse du niveau des mers et aux tempêtes
- les grands deltas asiatiques.
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