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La pollution DANS les maisons

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Lily
Zebre
Zebre


Inscrit le: 14 Mai 2006
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Localisation: Paris

MessagePosté le: Sam Juin 10, 2006 10:03 am Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

La pollution d'origine humaine

La pollution atmosphérique ne se limite pas à l'extérieur : elle englobe également la pollution à l'intérieur des locaux, dans lesquels nous passons la majorité de notre temps. Des études ont en effet montré que la qualité de l'air est parfois plus mauvaise à l'intérieur qu'à l'extérieur et qu'une majorité d'affections respiratoires trouvent leur origine... chez soi ! Ce phénomène a été amplifié ces dernières années par l'utilisation croissante de matériaux synthétiques et de produits chimiques à usage domestique ; en outre, certaines communications sur les économies d'énergie n'ont pas suffisamment expliqué en corollaire la nécessité de la ventilation. L'air extérieur, le sol, les matériaux et produits de construction, les équipements et aménagements, mais également le type d'occupation des locaux et les activités humaines sont susceptibles de polluer l'air intérieur.

Les polluants chimiques
Le tabac

La fumée de tabac reste la principale nuisance dans les locaux. Si les consommateurs de tabac portent gravement préjudice à leur santé, ils enfument leur environnement proche et sont responsables de la première source de pollution dans l'habitat. Plus de 3 000 substances ont été identifiées dans la fumée de tabac dont la nicotine responsable de l'accoutumance, les goudrons responsables des cancers et le monoxyde de carbone.

Le monoxyde de carbone
C'est un gaz très toxique qui, lorsqu'il est inhalé, se substitue à l'oxygène transporté dans le sang. La carence en oxygène provoque des intoxications plus ou moins graves, parfois mortelles. A ne pas confondre avec le gaz carbonique, l'intoxication domestique par le monoxyde de carbone constitue la première cause de mortalité par toxicité aiguë en France (entre 100 et 400 décès annuels). Le CO est produit lors d'une combustion incomplète, quel que soit le combustible utilisé (charbon, bois, gaz, fioul...).
On le trouve à l'intérieur des locaux lorsque l'évacuation des gaz brûlés est mauvaise à cause de l'obturation des conduits de fumée, de l'utilisation d'appareils (chauffe-bain, poêles, chaudières, convecteur à pétrole...) mal entretenus ou vétustes, d'un manque de renouvellement d'air du fait par exemple, de grilles d'aération bouchées...
Pour prévenir une telle intoxication, il faut :
- un entretien et un contrôle par des professionnels des appareils de chauffage et chauffe-eau,
- une bonne ventilation permanente des locaux où sont installés ces appareils. Les convecteurs à pétrole, notamment, ne sont que des appareils de chauffage d'appoint qui ne doivent pas être utilisés en permanence.

Les composés organiques volatils
On les suspecte de favoriser ou d'aggraver l'allergie respiratoire ou l'asthme, en raison de leur caractère irritant.
Mais peu de composés de cette famille, à l'exception du formaldéhyde et du benzène, ont fait l'objet d'études importantes. Ils ont, à court terme, des effets sensoriels (irritation des yeux, de la gorge) et pulmonaires. A long terme, certains sont cancérigènes (benzène) ou suspectés de l'être (formaldéhyde). On a identifié dans l'air des habitats plusieurs centaines de ces substances.
Ces émissions proviennent :
- des matériaux utilisés pour la construction, l'ameublement ou la décoration (mousse isolant, bois aggloméré) ;
- des produits aérosol à usage domestique pour les soins corporels ou d'entretien des locaux ;
- des produits de bricolage (les peintures et solvants, les colles et vernis, les produits de protection du bois) par leur utilisation et par le stockage ensuite, lorsque les contenants ne sont plus étanches.

Le dioxyde d'azote
Dans l'habitat, il provient des appareils utilisés pour le chauffage, la production d'eau chaude sanitaire et la cuisson des aliments.
L'humidité : un polluant particulier
La vapeur d'eau n'est pas un polluant au sens où on l'entend habituellement. Cependant, l'humidité est la principale cause d'insalubrité. Elle favorise le développement des blattes et acariens et la présence de moisissures.

La ventilation est indispensable pour apporter l'air neuf nécessaire au métabolisme des occupants, évacuer les polluants et fournir en oxygène les éventuels appareils à combustion.

La prévention étant le premier remède, il est donc important de diminuer le nombre d'allergènes et de polluants dans l'environnement. Quelques règles s'imposent :
• Lutter contre les acariens implique de modifier la conception du confort (absence de moquettes épaisses, de doubles rideaux, préférence pour les fibres synthétiques, lits aérés dans une pièce ensoleillée, housses sur les matelas et les oreillers, ...).
• Lutter contre l'humidité par une aération suffisante en respectant les règles de ventilation ; dans les logements trop petits, mal ventilés, les occupants trop nombreux, les plantes, les animaux familiers constituent aussi des sources d'humidité importante.
• Lutter contre les moisissures par un nettoyage des bouches d'aération et de ventilation.
• Utiliser rationnellement les produits de nettoyage et de bricolage en aérant les pièces pendant leur utilisation et même parfois les jours qui suivent. Voir notamment l'avis du Conseil Supérieur d'Hygiène Publique de France du 25/11/1992.

quelques polluants intérieurs présents en permanence et très sympathiques... Shocked

Formaldéhyde
En France, il n'existe pas de réglementation générale en ce qui concerne les valeurs limites pour le formaldéhyde dans l'air intérieur des maisons. Cependant, l'arrêté du 6 mai 1988 (N° 88-883) fixe la teneur maximale en formaldéhyde provenant de l'injection des mousses urée-formol dans les locaux à usage d'habitation ou destinés à une occupation humaine permanente ou semi-permanente. Cet arrêté fixe à 0,2 ppm (230 microgrammes par mètre cube) la valeur différentielle maximale de la concentration de formaldéhyde après application de la mousse isolante urée-formol.
La circulaire DRT n° 93-18 du 12 juillet 1993, modifiant et complétant la circulaire du 19 juillet 1992 modifiée relative aux valeurs admises pour les concentrations de certaines substances dangereuses dans l'atmosphère des lieux de travail, fixe pour le formaldéhyde une VME de 0,5 ppm (600 microgrammes par mètre cube). Cette valeur est une valeur calculée pour 8 heures de travail par jour pendant 5 jours par semaine. Pour l'appliquer à l'atmosphère domestique il faudrait la diviser par trois.
Contrairement à différents pays européens, dont l'Allemagne, il n'existe pas en France de normes réglementaires d'émissions de formaldéhyde par les panneaux de particules (bois agglomérés) et les contreplaqués, alors ques ces derniers sont à l'origine des plus grandes concentrations de formaldéhyde dans les habitats.
Exclamation En France, le formaldéhyde est classé en C3 des substances cancérogènes

Pentachlorophénol ou PCP (fongicide, protection des bois)
En France, la Valeur de Moyenne Exposition (VME) pour le pentachlorophénol dans l'atmosphère des lieux de travail est de 0,5 mg/m3. Le pentachlorophénol est classé en C3 comme substance cancérogène (circulaire DRT n° 8 du 12 Août 1996).

Le décret N° 94-647 du 27 juillet 1994, relatif à la limitation de la mise sur le marché et de l'emploi du pentachlorophénol, réglemente l'usage de ce dernier. Son usage est très limité en France, mais n'est pas encore complètement interdit comme dans de nombreux pays et ce malgré la mise en garde de la commission de la sécurité des consommateurs qui demandait déjà son interdiction en novembre 1989 !
L'article 4 du décret du 27 juillet 1994 spécifie que : "Les bois traités dans les conditions prévues par l'article 3 ne peuvent servir ni à la construction, ni à l'aménagement de l'intérieur d'immeubles. Ils peuvent toutefois être employés comme bois de charpente ou d'ossature, à la condition qu'ils soient recouvert d'une couche type vernis s'ils sont devenus apparents dans les locaux habités ou recevant du public."

Le Benzène

Les essences automobiles, qui représentent environ 10 millions de tonnes distribuées chaque année partout en France, peuvent contenir 1 % de benzène (limite imposée par deux arrêtés du 23 décembre 1999) et sont donc susceptibles d'émettre des vapeurs de benzène.
Cette exposition concerne les salariés de l'industrie du pétrole déjà évoqués ci-dessus, mais aussi un nombre bien plus élevé de salariés (qu'on peut évaluer à quelques centaines de milliers) comprenant des transporteurs citernistes, des agents de dépôts pétroliers et station-service, des garagistes, des spécialistes d'entretien de matériel agricole ou aéronautique, etc.

L'exposition au benzène "environnemental"
Il s'agit du benzène présent dans la pollution de fond urbaine liée à la circulation automobile (ayant comme origine les gaz d'échappement et les émissions des réservoirs d'essence) et à toutes les autres combustions incomplètes (telles que les foyers domestiques).
Certains salariés (chauffeurs-livreurs, conducteurs de bus urbains et de taxi, agents de police...) sont exposés au même niveau que le public, mais de façon régulière et répétée. Les concentrations sont a priori très faibles puisque les valeurs-seuils proposées actuellement pour les réseaux de surveillance de la pollution atmosphérique par l'Union européenne ou par le Conseil supérieur d'hygiène publique en France sont de l'ordre de 10 microgrammes/m3 d'air (0,003 ppm) ou moins.

Les effets d'une exposition chronique...

Cette substance se distingue, pour l'espèce humaine, par sa grande toxicité pour les cellules sanguines et les organes qui les produisent (moelle osseuse).
Ceci se manifeste par une réduction des globules rouges, blancs ou des plaquettes. L'importance de ces manifestations est fonction des doses de benzène auxquelles le sujet est exposé, de la simple anémie à l'atteinte des trois lignées cellulaires (pancytopénie).

L'affection qui préoccupe le plus, tant au niveau professionnel qu'environnemental, est la survenue de cancers du sang liés à l'exposition répétée à des concentrations de benzène de quelques ppm pendant plusieurs dizaines d'années.
En effet, celui-ci provoque certaines leucémies myéloïdes mais d'autres formes ont été mises en évidence dans diverses études.
Ces atteintes surviendraient plus fréquemment après des expositions faibles et continues plutôt qu'élevées et intermittentes (pics de pollution) ; elles sont souvent précédées par certaines des anomalies sanguines décrites ci-dessus.
Par ailleurs, il a été démontré chez l’animal que le benzène peut induire des altérations génétiques transmissibles à la descendance.

Je vous laisse méditer...fenêtres ouvertes ou pas...en ville de toutes façons c'est du pareil au même, on aère le PCP et on fait rentrer le benzène !

marteau

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Dernière édition par Lily le Sam Juin 10, 2006 2:45 pm; édité 1 fois
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Lord69
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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2006 12:22 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

La polution est un vaste sujet. Merci de rappelr ici que tout est potentiellement poluant.

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zouzou
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MessagePosté le: Sam Juin 10, 2006 11:35 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Merci pour l'article Lily... D'où vient-il ? Je me suis demandé quelle était ta source, peut-être aurais-tu pu la mettre en lien ?

Mais oui, ça vaut le coup de se rendre compte que nos maisons sont souvent blindées de produits toxiques )à notre insu : peinture, vernis, revêtements, et même certains plastiques...
Dans les habitats anciens normalement on devrait avoir moins de risque grâce aux matériaux d'origine (nois, pierre, etc...)... mais on n'est pas à l'abri de peintures au plomb ou d'amiante déposée par un précédent locataire !
Sans compter l'étourderie de l'occuppant : lors de mon emménagement, nous avons vernis chez moi un parquet au "V33", vernis très beau et très résistant... sauf qu'il contenait du formaldéyde, et que mon ami asthmatique s'est vite rendu compte qu'il ne dormait bien que fenêtres ouverte !!!
Du coup, re-ponçage de parquet, re-vernissage avec des huiles dures et vernis écolos à base de produits naturels....! marteau
Une galère qui en valait la peine, car l'odeur du parquet n'a plus rien à voir et a disparu très vite... Super alors que celle du V33 était toujours là 2 ans après !!!!
Un des gros problème des produits toxiques, c'est qu'ils sont tenaces !!!


...Enfin il est quand même bon de savoir qu'en usine, lesdits produits toxiques génèrent beaucoup de maladies professionnelles.
Sans compter bien sûr la pollution de l'environnement !
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DELAIR
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MessagePosté le: Jeu Jan 17, 2008 6:53 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

3 questions à Stéphane Horel, journaliste indépendante, qui publie "La grande invasion"
jeudi 17 janvier 2008, 08:20:51 | Denis Lebioda
Stéphane Horel, journaliste indépendante, publie une riche enquête sur les produits qui intoxiquent notre vie quotidienne. Souvent ignorée dans le débat environnemental, cette "Grande Invasion" soulève des questions qui dépassent largement le domaine de la médecine et de la science.

Elle répond à nos questions...
1 - Qu'est-ce qui vous a conduit à écrire cet ouvrage ?Stéphane Horel : Comme beaucoup de gens, je me posais des questions sur les substances chimiques qui partagent notre quotidien. En cherchant à me documenter – pour ma gouverne personnelle dans un premier temps–, j’ai été frappée par la différence sidérante entre la masse d’informations disponibles et le degré de conscience de la population, proche du néant en France, sur l’ampleur des enjeux.

Dans notre pays, le mot “pollution” ne semble concerner que la pollution extérieure. On parle volontiers des dioxines ou des pesticides en agriculture. Mais quand il s’agit d’évoquer la pollution à l’intérieur de nos habitations, dans notre nourriture, nos détergents ou nos produits d’hygiène, le sujet suscite une sorte de nonchalance moqueuse : “Oui, mais alors on ne peut plus rien faire et de toute façon, on va tous mourir” ricanent certains.

Par ailleurs, nos médias ne parlent presque jamais des avancées de la science sur cette question. Pas plus qu’ils ne suivent les “affaires” de santé publique dont se sont emparés les grands médias américains et qui sont pourtant les mêmes chez nous. Qui en France sait que le bisphénol-A, contenu dans le plastique polycarbonate et la résine epoxy (qui servent à fabriquer biberons, récipients de cuisine, revêtements intérieurs des boîtes de conserve etc) est l’objet d’une controverse enragée entre scientifiques, instances réglementaires et industrie ?

J’ai donc voulu mener une enquête journalistique qui permettrait d’expliquer la problématique sous tous ses aspects, l’axe principal étant de faire l’état des lieux des connaissances scientifiques les plus récentes.



2 - Quels sont les points / informations / témoignages qui vous ont le plus touchée ?


Stéphane Horel : Au cours de cette enquête, j’ai pu constater que les scientifiques exprimaient une réelle inquiétude pour la santé de la population. Ils ont pourtant le sentiment de ne pas être suffisamment entendus par les pouvoirs publics. Leur principal problème réside dans le fait qu’il est très difficile de prouver scientifiquement et de manière définitive la toxicité sur le long terme d’une substance donnée.

Les chercheurs recommandent l’application du principe de précaution. L’industrie leur répond “absence de preuves”. Certains scientifiques n’hésitent pas à qualifier cette exposition chimique généralisée d’expérience menée à grande échelle. Comme le chercheur Philippe Grandjean, pour qui réunir les preuves consiste à “étudier ce qui arrive à nos enfants”. Seuls les pouvoirs publics peuvent agir et trancher.

Mais ce genre de décisions remet profondément en cause un certain nombre de principes qui ont construit et organisent désormais notre monde moderne.



3 - A votre avis, que peuvent faire les citoyens - consommateurs pour échapper à cette contamination généralisée ?


Stéphane Horel : Il est impossible de s’extraire de la chimie dans un monde qui est chimique. À moins « de revenir au temps où les gens s’habillaient en peaux de bêtes », comme le dit avec humour le chercheur suédois Per Eriksson.

Les scientifiques que j’ai interrogés estiment cependant que nous pouvons limiter notre exposition à certaines substances chimiques avec des gestes simples. C’est d’ailleurs l’objet de l’épilogue, qui explique ce que ces scientifiques ont eux-mêmes changé dans leur mode de vie.

Ne pas utiliser d’insecticides dans sa maison, ne pas réchauffer de nourriture au micro-ondes dans un récipient en plastique, être particulièrement vigilant pendant une grossesse et au cours des premières années de la vie de son enfant etc. Tous disent : « Ne vous servez que des produits dont vous avez vraiment besoin. Et quand vous le faites, n’en utilisez que le strict minimum. » Ils regrettent par ailleurs que les produits biologiques et/ou écologiques demeurent un luxe.

Pour ma part, je pense que les citoyens peuvent exercer une pression indirecte très forte sur l’industrie en modifiant leurs habitudes de consommation et en étant plus exigeants envers l’information qu’on leur donne sur les produits qu’ils achètent.

En savoir plus :
Présentation de l'ouvrage de Stéphane Horel http://www.contaminations-chimiques.info/?2008/01/15/219-a-lire-la-grande-invasion-de-stephane-horel
Source :
Interview réalisée par Denis Lebioda pour www.contaminations-chimiques.info
Le 14 janvier 2008

Lapin

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Ptit_loupo
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MessagePosté le: Ven Jan 18, 2008 12:41 am Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Citation:
Comme le chercheur Philippe Grandjean, pour qui réunir les preuves consiste à “étudier ce qui arrive à nos enfants”.

J'aime bien cette réflexion : faudrait la ressortir pour les OGM^^

Citation:
ne pas réchauffer de nourriture au micro-ondes dans un récipient en plastique
Sur mon lieu de stage, j'avais pas trop le choix : il fallait amener à manger et le moyen le plus pratique étant le transport par boite plastiques réchauffée au micro-ondes. Une fois j'ai laissé 1 min de trop et le fond avait commencé à fondre et sa sentait le plastique, mais j'ai quand même mangé : j'allais pas gâcher ça : j'ai juste fais attention à ma racler la partie fondue Malade

Citation:
Pour ma part, je pense que les citoyens peuvent exercer une pression indirecte très forte sur l’industrie en modifiant leurs habitudes de consommation

Ça, je l'ai toujours dis content

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DELAIR
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MessagePosté le: Ven Jan 18, 2008 12:00 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Certes , mais les consomateurs, ne seraient ils pas influencer par des modes de vies imposés ?
Imposés par qui ? La publicité ? la télévision ? ou ?

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René03
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MessagePosté le: Ven Jan 18, 2008 2:16 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

La télévision on peut la regarder sans pour cela être influencé par la publicité, au contraire parfois elle permet d'aller au petit coin sans rien perdre du film ou du documentaire qu'on regarde. moi quand la pub arrive je reprends mon mot croisé ou mon sudoku ou en profite pour aller boire un verre d'eau.
Mais souvent nous sommes influencés par la mode , la tendance ou bien
le fait que par exemple pour meubler ou arranger notre intérieur nous ne trouvons pas d'autre choix que ce qui est à la mode ou alors à des prix inabordables pour le citoyen moyen.
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MessagePosté le: Sam Fév 02, 2008 8:20 pm Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

Et pour ajouter de l'eau au moulin, voici une actualité trouvée sur Yahoo Environnement :
Citation:
Par Par Christine COURCOL AFP - Vendredi 1 février, 12h19

PARIS (AFP) - Cosmétiques, produits ménagers, de bricolage ou de jardinage rangés dans nos placards renferment des substances toxiques qui se diffusent dans l'air ambiant des logements, nettement plus nocives que l'air extérieur, dénonce un rapport parlementaire.

Marie-Christine Blandin, sénatrice Verts, a présenté jeudi à la presse un volumineux rapport de l'Office parlementaire d'évaluation des choix scientifiques et technologiques, fruit d'un travail de deux ans.

Pour illustrer son propos, elle avait posé sur la table des lingettes, du gel douche, du démaquillant, de la crème de jour, ainsi que de la peinture, du dissolvant et du formol, "un cancérogène vendu en litre".

Tous ces produits, dont les notices sont à peine lisibles ou inexistantes (lingettes), diffusent dans l'air ambiant des substances particulièrement nocives pour les populations fragiles, a-t-elle souligné.

Exemple parmi d'autres, une étude de 2005 a trouvé des substances chimiques dangereuses dans le sang d'un cordon ombilical, telles que pesticides, phtalates, retardateurs de flamme bromés, provenant des moquettes, casseroles anti-adhésives, vêtements imperméables, papier peint ou vernis à ongles.

Des produits qui ne seraient pas à risque peuvent le devenir "pour des personnes sensibles ou très exposées", a insisté la sénatrice. "L'enfant qui caresse le chien qu'on a aspergé de produits anti-puces est plus à risque que l'adulte", de même que le bébé qui rampe sur le tapis, ou l'asthmatique.

"Il y a un cocktail détonnant dans la maison", affirme-t-elle, insistant notamment sur les éthers de glycol, des solvants dont il existe des dizaines de dérivés et qui sont "présents dans de larges gammes de produits de consommation courante" -peintures, vernis, produits d'entretien, produits phytosanitaires, produits cosmétiques, voire... médicaments.

Le rapport souligne encore que "chacun est conduit à respirer du formaldéhyde chez lui ou sur son lieu de travail". On trouve ce produit hautement cancérogène notamment dans la colle pour moquette ou dans un meuble constitué de panneaux de bois aggloméré.

Dans le salon, on recommande d'"exposer à l'air libre durant deux à trois semaines après leur achat" les tapis, qui contiennent notamment des composés organiques volatils. Quant à l'encens, que l'on brûle pour son odeur naturelle, il émet benzène, formaldéhyde et phtalates.

Dans l'armoire de la salle de bains, le rapport pointe les cétones, parabènes, éthers de glycol ou allergisants, cachés dans les dissolvants ou les teintures capillaires. Même tableau dans le placard du bricoleur, avec des éthers de glycol, du formaldéhyde, des cétones ou des terpènes.

Quant aux produits de jardinage, ils se donnent une image verte à bon compte sous sous le nom de "produits phytosanitaires", voire "phytopharmaceutiques".

L'ex-présidente de la région Nord-Pas de Calais se refuse néanmoins à toute "sinistrose" et estime que chacun doit se "responsabiliser".

Elle voudrait plus d'innovation de la part des entreprises pour la création d'une "chimie verte". A l'Etat, elle demande plus de "précaution", avec retrait d'un produit même si l'on n'est pas sûr des risques, davantage de fonds pour la recherche, et la publication de "valeurs guides d'émissivité".

Elle attend aussi du grand public des "gestes simples", comme ouvrir grand les fenêtres tous les jours et respecter les règles d'usage, en prêtant l'oreille aux "lanceurs d'alerte".

"Il faut que les gens comprennent qu'on est entourés de produits pas anodins", dit-elle. Selon l'Organisation mondiale de la santé, 24% des maladies sont causées par des expositions environnementales qui pourraient être évitées.

Et puis un schéma pour bien se représenter toutes les substances :

Image

Le King

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MessagePosté le: Dim Fév 03, 2008 1:57 am Répondre en citantRevenir en hautAller en bas de page

C'est fait regretter le bon vieux temps ou l'ancêtre vivait dans une bonne caverne ou petite hutte, mangeait bio et n'était pas gêné par tous ces composés chimique Lapin

J'avais déjà vu un article fort similaire dans Que Choisir il y a un an. Faudra que je me fasse un dossier pour y voir plus clair lorsque je ferais des aménagements. Le guide d'achats éco-responsable que j'ai réalisé pour une communauté de communes m'a déjà bien aidé content

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