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Pour les compagnies pétrolières norvégiennes, qui rêvaient d'une ruée vers le Grand Nord, c'est un échec. Pour les écologistes qui espéraient un sanctuaire total et permanent dans ces eaux très vulnérables et poissonneuses, une déception. Mais le plan du gouvernement norvégien, annoncé vendredi 30 mars, pour la gestion des îles Lofoten et de la zone off-shore de sa côte septentrionale, en mer de Barents, est le résultat d'un compromis politique entre les trois partis du gouvernement : les travaillistes, partisans de l'exploration pétrolière, les socialistes à la fibre écologiste très sensible et les centristes, qui ont joué les arbitres.
Ce plan interdit jusqu'en 2010 toute activité pétrolière sur une bande côtière de 35 kilomètres s'étirant de la région de Troms jusqu'à la frontière russe, "soit une journée seulement de dérive en cas de marée noire", a critiqué l'organisation écologiste Bellona.Pour la zone comprise entre 35 et 50 kilomètres, toute nouvelle activité est proscrite, à l'exception de quatre blocs qui ont été attribués pour exploration. Ce qui permet notamment aux Italiens d'ENI de poursuivre la mise en oeuvre du gisement pétrolifère Goliat, le seul à l'heure actuelle dans le secteur norvégien de la mer de Barents.
Depuis des mois, tous les regards du monde norvégien des affaires sont portés vers cette mer de Barents, qui pourrait, selon certaines estimations, receler d'énormes réserves en hydrocarbures (Le Monde du 7 janvier), alors que la mer du Nord a déjà passé son pic de production et que les exportations norvégiennes de pétrole sont au plus bas depuis cinq ans. "Il aurait mieux valu savoir quelles sont les possibilités en pétrole et en gaz dans le nord de la Norvège", a déclaré Per Terje Vold, directeur d'OLF, la Fédération des industries pétrolières, tandis que Statoil, la principale compagnie pétrolière du pays, a regretté que le gouvernement n'ait pas adopté "une approche plus agressive". Mais cette mer de Barents, tout comme les eaux entourant les îles Lofoten, est très vulnérable et d'une importance capitale pour la morue. Or, derrière les hydrocarbures, la pêche est l'autre grande industrie du pays. "La bataille pour la protection permanente de ces zones va continuer", a promis Frederic Hauge, président de Bellona.
Olivier Truc
Article paru dans l'édition du 06.04.06
La Norvège annonce qu'elle ne fera donc pas n'importe quoi juste pour du pétrole ...
2010... bon ça laise un peu de répit, pour s'organiser autrement
Je ne connais pas cette organisation écologiste Bellona
je vais aller glaner quelques renseignements
_________________ Il y a pire que le bruit des bottes : le silence des pantoufles !
Malgré les déclarations des promoteurs du projet d’importation de matériel nucléaire, les sites russes de stockage se trouvent dans une situation désastreuse, et qui risque d’empirer, si confrontée à de nouvelles réserves de déchets.
Citation:
La station de Krasnoyarsk contient déjà une quantité d’uranium équivalente à 61 centrales de Tchernobyl. Les infrastructures sont vieillies, et une ultérieure accumulation de déchets pourrait conduire à de sérieuses conséquences, m?me si le gouvernement russe dit vouloir employer une partie des bénéfices issus de ce nouveau projet pour la sécurisation des stations de stockage déjà existantes, ainsi que pour la construction de nouveaux sites. Les risques sont grands ; et pourrait se vérifier une situation analogue a celle aui a eu lieu au centre de stockage de Mayak en 1957 : les déchets liquides, séparés du plutonium et de l’uranium, peuvent s’échauffer excessivement dans les dépôts et exploser.
Citation:
En 1997, a été dévoilé le plus grand scandale ayant touché l’industrie nucléaire russe. Il faut savoir que la Flotte du Nord possède un centre de stockage utilisé pour les déchets du combustible radioactif, qui est utilisé pour certains navires, ou sous-marins, localisé sur l’Océan Arctique, dans la baie d’Andreeva. Le budget dont bénéficie la Flotte du Nord n’est pas suffisant pour le développement de nouveaux dépôts ou de nouveaux contenaires, qui étaient donc très corrodés et en mauvais état.
Citation:
Pendant l’hiver, les contenaires ont gelé, et la glace a formé des fissures dans les parois de ceux-ci. Au moment du dégel, le glace a fondu, et de l’uranium s’est échappé par ces fissures. L’entité des problèmes causés par ces déchets perdus reste peu connue, puisque les visites d’inspecteurs internationaux ont toujours été interdites, mais on sait que l’uranium a pu atteindre la mer, par l’intermédiaire d’une petite rivière.
Citation:
De plus, on a appris que, vu le manque d’argent et d’infrastructures affectant la Flotte du Nord, une certaine quantitè de dèchets a été directement déversée dans la baie, et on n’a pas d’informations concernant cette activité (on ne sait pas si elle est toujours pratiquée, ou si elle a été interrompue à la suite du scandale). De nombreux procès ont eu lieu à cause de cette découverte, notamment le procès Nikitin, mais celle-ci continue à ?tre citée en exemple de la désorganisation et de l’état pitoyable des infrastructures russes de stockage de déchets nucléaires.
Citation:
On a vu comment les projets récents concernant l’importation de la part de la Russie de déchets nucléaires d’autres pays souhaitant se débarasser de leur uranium, suscitent de nombreux doutes provoqués par le manque de garanties de sécurité au niveau des centres de stockage russes de Mayak et de Krasnoyarsk 26, et comment des enjeux géopolitiques et économiques se croisent dans les jugements de ces plans du Minatom, qui risquent, en tout cas, de faire de la Russie, comme l’affirme l’organisation écologiste Greenpeace " la plus grande décharge nucléaire du monde ". On pourrait se demander si la Russie peut maintenir ses promesses d’améliorer les conditions de sécurité de ses dépôts pour les déchets nucléaires, mais surtout d’autres solutions ne sont pas possibles pour essayer de mettre fin à ce probleme, qui risque de mettre en danger l’écologie planétaire et locale pendant encore des générations, vue la durée de vie quasiment interminable d’éléments nucléaires comme l’uranium.
Je comprends tout à fait pourquoi la Norvège par le biais de ses écologistes s'intéresse de très près aux sites de stockage des déchets nucléaires... si ça pète ils seront aux premières loges
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Nimzegin Eléphant
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Jeu Avr 06, 2006 11:27 pm
Pour en revenir au sujet
Citation:
Environnement / Gouvernement Bondevik
En juin 2005, le gouvernement Bondevik II avait lancé un appel d’offres sur des zones vulnérables en Mer de Barents et en Mer de Norvège, malgré les réserves de ses propres agences et inspections sur l’environnement. Les analyses de ces dernières avaient été « cachées » au public.
Citation:
Statoil est actuellement critiqué pour ne pas avoir publié ses dépenses sur une grande campagne publicitaire pour ouvrir à l’exploitation pétrolière les zones au grand Nord, notamment par le WWF et Transparency International. Le président du conseil d’administration de Statoil, M. Jannick Lindbæk, est par ailleurs membre du conseil d’administration de Transparency International
On se plaint .. mais la haut leurs dirigeants ne sont pas plus transparents que les nôtres
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Lord69 Modérateur
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Ven Avr 07, 2006 10:23 am
LA norvège est une terre de contradiction.... Je me demande ou ils veulent e nvenir avec ça. Surtout quand on voit les choix fait sur d'autre suijet : nucléaire, pétrole profond, baleines...
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