Pour découvrir ou partager des gestes Eco-Citoyens ou EcoGestes. Pour Débattre d'Ecologie, de respect de l'Environnement, du réchauffement climatique, de la biodiversité... Pour agir en Ecocitoyen grâce à une protection de l'environnement au quotidien
Je vous fais un copier coller d'une note de synthèse de l'ONF que m'envoie un de mes correspondant sur la régulation de l'ibis sacré. Je suis désolé de ne pouvoir vous faire un lien, mais j'ai l'impression que cette note n'est pas encore sur le site de l'ONCFS.
Va donc pour le copier/coller
------------------------------------------------
L’IBIS SACRE SUR LE LITTORAL MÉDITERRANÉEN: UNE ESPECE A RISQUES
Note de synthèse
Présentation de l’espèce
L’ibis sacré (Threskiornis aethiopicus) est un échassier de taille moyenne (65 à 75 cm. de
longueur, du bec à la queue) et d’aspect robuste. Son envergure est d’environ 120 cm et son
poids à l’âge adulte varie de 1 250 g à plus de 1 500 g. Le plumage du corps est blanc ; la tête
et le cou sont noirs et dépourvus de plumes chez l’adulte. Le bout des ailes et le bas du dos
sont également noirs. Le bec de l’ibis sacré, très caractéristique, est long, très épais et
recourbé. Les deux sexes sont semblables. Les jeunes oiseaux se distinguent facilement des
adultes par leur tête et cou emplumés, qui se dénudent progressivement vers l’âge de 2 ou 3
ans.
Ibis sacré adulte (Photo : Alain Fossé )
L’ibis sacré fait partie de l’ordre des Ciconiiformes et de la famille des Threskiornithidés, qui
regroupe les ibis et les spatules. Cette famille comprend une trentaine d’espèces dans le
monde, présentes essentiellement dans les régions tropicales et sub-tropicales et dans
quelques zones tempérées. L’aire d’origine de l’ibis sacré comprend pratiquement toute
l’Afrique sub-saharienne, l’ouest de l’île de Madagascar, l’île d’Aldabra ainsi que le sud-est
de l’Iraq. L’espèce est considérée comme largement répandue en Afrique et commune à
travers l’essentiel de l’aire qu’elle occupe. Son statut de conservation est ainsi jugé « peu
préoccupant » par l’Union Mondiale pour la Conservation de la Nature (Liste rouge , 2004).
Eléments d’écologie
Globalement, les grands types de milieux exploités par l’ibis sacré dans son aire d’origine
sont essentiellement les zones agricoles, les zones humides et les décharges de déchets
alimentaires. L’analyse de la répartition de cette espèce en Afrique du Sud montre que l’ibis
sacré est essentiellement inféodé aux milieux prairiaux, les autres milieux fréquentés étant
surtout des habitats d’eau douce, particulièrement les marais peu profonds, mais aussi les
zones soumises à marée dans les estuaires. Cette espèce s’est également adaptée à une large
variété d’habitats artificiels tels que les égouts, les réservoirs de lisiers et tas de fumiers, les
décharges d’ordures ménagères. L’espèce se reproduit en colonies comprenant de quelques
dizaines à 2 000 couples, sur différents types de support : sur des arbres ou des broussailles et
même parfois sur le sol ou parmi les rochers. Le soir, ils se regroupent en dortoirs nocturnes
pouvant éventuellement regrouper plusieurs centaines d’oiseaux. D’une manière générale,
l’espèce montre de fortes capacités d’adaptation à son environnement. L’ibis sacré se nourrit
essentiellement en groupe, souvent en compagnie d’autres espèces comme des cigognes, des
spatules et des aigrettes garzettes, qu’il suit pour se nourrir des insectes que ces oiseaux
dérangent. Les proies consommées sont très variées. L’espèce se nourrit principalement de
sauterelles, de criquets et de coléoptères aquatiques mais également de vers de terre, de
mollusques, de crustacés, de poissons, d’amphibiens et de reptiles, d’oeufs d’oiseaux
(notamment de pélican blanc), d’oeufs de crocodile du Nil, de jeunes oiseaux (notamment des
cormorans du Cap), de charognes et de déchets d’abattoir. Sur les îles côtières d’Afrique du
Sud, l’ibis sacré prélève des oeufs et des poussins d’oiseaux marins tels que le manchot du
Cap, la mouette de Hartlaub, la sterne huppée et plusieurs espèces de cormorans. La société
Wildlife of Africa cite l’ibis sacré parmi les principaux prédateurs du manchot du Cap. Ces
comportements de prédation pourraient être le fait d’individus ou de groupes d’individus se
spécialisant sur un type de proies. En Ethiopie, les observations ne révèlent toutefois pas de
comportement de prédation de la part des ibis sacrés nichant au sein des colonies mixtes qui
ont fait l’objet d’études.
Situation de l’espèce en France métropolitaine
En France métropolitaine, l’ibis sacré est une espèce exotique, échappée de captivité. Des
populations se sont implantées en milieu naturel sur la façade Atlantique, de la Bretagne à la
Gironde, depuis la fin des années 1980, et près des côtes méditerranéennes, du Roussillon à la
Camargue, depuis le milieu des années 1990. Dans les deux cas, les premiers oiseaux étaient
issus de parcs zoologiques (Branféré dans le Morbihan et Sigean dans l’Aude), où des
colonies ont été laissées libres de voler. Sortant de ces parcs, les oiseaux ont commencé par
fréquenter les zones humides avoisinantes avant de rapidement étendre leurs déplacements,
parfois jusqu’à plusieurs centaines de kilomètres de la colonie initiale. Parallèlement, une
vingtaine d’oiseaux a fréquenté des marais de la région Rhône-Alpes, et particulièrement la
Dombes, de la fin des années 1980 au milieu des années 1990, semble t il sans y faire souche.
L’espèce à également été observée de manière très sporadique dans 17 départements français.
En région Pays de Loire, la première tentative de nidification en milieu naturel a été
enregistrée au Lac de Grand-lieu en 1991. Les effectifs nicheurs ont ensuite augmenté très
rapidement pour atteindre 400 couples environ en 2004, 1100 en 2005, 1700 en 2006 et plus
de 2000 en 2007. Actuellement, on estime à plus de 5000 le nombre d’ibis sacrés en liberté
sur la façade atlantique.
En région Languedoc-Roussillon, les premiers lâchers d’ibis sacrés, au parc de Sigean, ont eu
lieu en 1989. En 1991, un cas de nidification était noté sur le toit de la volière du parc. A
partir de 1995, les observations n’ont cessé de se multiplier autour de l’étang de Bages (Aude)
où quelques couples ont niché pour la première fois en 2000. La colonie comptait au moins 23
nids en 2003, 75 en 2004, plus de 100 en 2005, 90 en 2006 et 78 en 2007. L’effectif d’ibis
évoluant librement dans l’Aude et le sud de l’Hérault était estimé à au moins 320 individus en
2005. Des individus se sont d’autre part déplacés vers le nord dès l’année 2000 où un premier
ibis a été signalé en Camargue. En 2001, un couple a tenté de nicher, sans succès, près des
Saintes maries de la mer. Dès lors, les observations d’individus isolés ou de petits groupes se
sont multipliés un peu partout en Camargue. En 2006, 2 couples ont niché sur la réserve des
Impériaux, puis 5 au printemps 2007. En 2007 également, 1 couple a niché au Parc
ornithologique du Pont de Gau tandis qu’un autre couple au moins construisait un nid fin juin.
Un groupe d’une vingtaine d’oiseaux a été observé en août 2007, près des Saintes maries de la
mer. Une douzaine d’ibis ont également été vus à Sylvéréal ce même mois.
Si la situation prévalant actuellement dans le sud de la France paraît de prime abord moins
préoccupante que celle de la région des Pays de Loire, l’augmentation très rapide des effectifs
d’ibis sur la façade atlantique doit retenir toute l’attention. Elle préfigure vraisemblablement
ce qui pourrait se produire dans un avenir proche dans les régions LR et PACA si la
progression de l’espèce n’est pas rapidement enrayée. Le risque d’un accroissement rapide et
important de la population est d’autant plus grand que ces deux régions disposent de vastes
surfaces de milieux naturels particulièrement propices à l’installation de l’ibis sacré, dont les
facultés d’adaptation sont par ailleurs très grandes.
Risques liés à la présence de l’ibis sacré dans le milieu naturel
L’introduction dans le milieu naturel d’une espèce exotique comme l’ibis sacré pose
naturellement la question de son impact potentiel sur les différentes composantes de
l’écosystème, notamment sur les espèces indigènes de l’avifaune. La compétition avec
d’autres espèces d’oiseaux sur les sites alimentaires est difficile à apprécier. En revanche,
quelques cas de compétition pour les places de nid et peut-être au sein des dortoirs sont
suspectés ou avérés. Par exemple, sur l’île Huric (Morbihan), l’espace occupé par l’ibis sacré
est considérable en regard de celui occupé par les échassiers locaux, pourtant installés depuis
de nombreuses années. Les ibis nichant désormais sur l’étang de Bages (Aude) sont entrés en
compétition pour les sites de nid avec les ardéidés précédemment installés sur ce site. Depuis
leur installation, le nombre de couples nicheurs d’aigrettes garzettes et de hérons garde-boeufs
n’a en effet cessé de diminuer, passant de 681 en 1998 à 239 en 2004, 127 en 2005 et
seulement 92 en 2007, alors que les effectifs de ces deux espèces de hérons étaient en
augmentation par ailleurs.
Plusieurs observations et suspicions de prédation sur des colonies d’oiseaux ont été
rapportées. Il est difficile de trancher sur le caractère exceptionnel ou non de ce comportement
de prédation en France, le nombre d’heures d’observation consacrées à la constatation d’une
telle prédation sur les colonies de reproduction d’oiseaux d’eau restant très faible. Cinq lieux
peuvent être cités où les cas de prédation semblent avérés :
• Sur l’île de Noirmoutier (Vendée), en 2004, deux ibis sacrés pillent intégralement une
colonie d’une trentaine de couples de sternes caugeks.
• sur la colonie d’ardéidés de l’île de Planasse (Aude), en 2004, 2 ibis pillent des nids de
hérons garde-boeufs.
• Sur le lac de Grand-lieu (Loire-Atlantique), en 2004, trois cas de prédation directe d’ibis
sacrés sur des poussins de guifettes noires et sur un poussin de vanneau huppé sont observés.
• A proximité d’Aigues-Mortes (Gard), en 2003, une cinquantaine de nids d’aigrettes
garzettes, de hérons garde-boeufs, de hérons bihoreaux et de crabiers chevelus sont pillés par
l’ibis sacré.
• En Brière, en 2000, un groupe de 60 à 70 ibis sacrés détruit intégralement les pontes d’une
vingtaine de couples de guifettes noires. En 2004, toujours en Brière, une colonie comportant
environ 80 nids de guifettes moustacs disparaît à son tour alors qu’une quarantaine d’ibis
fréquentent le coeur de cette colonie, sans qu’on puisse établir si la disparition des guifettes est
liée au dérangement ou à la prédation.
Contexte des interventions en cours et à venir
La multiplication rapide, dans le milieu naturel, des ibis sacrés issus du parc zoologique de
Branféré (Morbihan) a commencé à poser interrogations et problèmes sur la façade atlantique
dans les années 1990. L’introduction d’espèces exotiques envahissantes est en effet
considérée actuellement comme la seconde cause de disparition de la biodiversité et comme la
première cause de l’homogénéisation des faunes et des flores indigènes. Dans ce contexte, le
Ministère de l’Écologie et du Développement Durable a souhaité faire établir, fin 2004, un
état des connaissances sur l’ibis sacré et ses impacts éventuels (biologiques et socioéconomiques), afin de permettre une décision concernant la gestion de cette espèce. Une
expertise collective a ainsi été menée en 2005 sous la direction scientifique de MM P.
Clergeau de l’INRA et P. Yésou de l’ONCFS. Cette expertise a conclu à la nécessité d’agir en
vertu du principe de précaution, nécessité accréditée aussi bien par le caractère d’espèce
introduite invasive de l’ibis sacré que par ses comportements reconnus de prédateur vis à vis
d’espèces sensibles (cf. supra), et de fouilleur d’ordures et d’excréments facilitant la possible
diffusion de germes. Selon les auteurs du rapport, la mise en oeuvre de ce principe de
précaution devrait aboutir à :
-la définition du statut réglementaire de l’ibis sacré, ou la prise d’un arrêté
d’éradication, afin de fournir une base légale aux opérations de capture ou de
destruction qui pourraient être décidées.
-une action auprès des parcs animaliers, visant à abolir tout risque
d’implantation en milieu naturel d’oiseaux captifs.
Sur la base de cette expertise collective et conformément à la « stratégie nationale pour la
biodiversité », la commission de la faune et de ses habitats du Conseil National de la
Protection de la Nature s’est unanimement prononcée en faveur d’une élimination de l’ibis
sacré du milieu naturel, le 22 novembre 2005. En mars 2006, la ministre de l’écologie à
demandé aux préfets concernés de mettre en place les mesures nécessaires et suffisantes pour
procéder à la destruction de ces oiseaux.
Statut réglementaire de l’ibis sacré
Quoique effectivement présent sur le territoire national, l’ibis sacré ne fait pas partie de
l’avifaune Française d’un point de vue réglementaire. A ce titre, il n’est ni une espèce gibier,
ni une espèce protégée. L’espèce figure à l’annexe II de la convention de Berne, toutefois
cette inscription s’applique uniquement à l’aire naturelle de reproduction et de migration et ne
concerne donc pas les populations ayant été introduites en France. La convention de Berne
engage d’ailleurs chaque partie contractante à contrôler strictement l’introduction des espèces
non indigènes. Compte tenu des menaces que l’espèce fait peser sur la biodiversité, son
introduction (volontaire ou par négligence) ouvre la possibilité pour l’autorité administrative
de faire procéder à sa destruction, en vertu de l’article L411-3 du code de l’environnement
(section préservation du patrimoine biologique). Cette mesure est également conforme à
l’accord AEWA sur la conservation des oiseaux d’eau d’Afrique-Eurasie, qui stipule
que « lorsque des espèces non indigènes d’oiseaux d’eau ont déjà été introduites, les Parties
prennent toute mesure utile pour empêcher que ces espèces deviennent une menace
potentielle pour les espèces indigènes ».
Etat d’avancement des opérations en région LR et PACA
Les préfets ont d’ores et déjà mis en oeuvre ou à l’étude des mesures permettant la destruction
par tir de spécimens d’ibis sacré pour les départements de l’Aude, de l’Hérault, du Gard et des
Bouches du rhône.
Dans l’Aude, 77 oiseaux ont été abattus et récupérés (10 autres oiseaux blessés n’ont pu être
récupérés) par les agents de l’Office National de la Chasse et de la Faune Sauvage sur le site
de nidification de l’étang de Bages, les 10 et 11 avril 2007. Vingt quatre de ces ibis portaient
des bagues posées à la réserve africaine de Sigean.
Dans l’Hérault, seuls quelques oiseaux ont été observés sporadiquement sur la zone des
étangs de Capestang et de Vendres, sans qu’une intervention soit possible.
Dans les Bouches du Rhône, 5 oiseaux ont été abattus sur une zone de gagnage, à proximité
du village des Saintes Maries de la mer, le 5 août 2007.
Les opérations de tir doivent se poursuivre en Camargue à partir du mois de septembre.
Des contacts ont été établis entre les autorités administratives de l’Aude et la direction du Parc
de Sigean afin d’envisager des solutions permettant de tarir à sa source le flux d’oiseaux
susceptibles de gagner le milieu naturel.
Note rédigée en août 2007
J.B.MOURONVAL, ONCFS, Le Sambuc 13200 ARLES
Contacts : j.b.mouronval@oncfs.gouv.fr
Cette note de synthèse à été notamment réalisée sur la base des informations aimablement
produites par des observateurs locaux et à partir des documents suivants :
Ph. Clergeau, P. Yésou & C. Chadenas, 2005. Ibis sacré Threskiornis aethiopicus. Etat actuel
et impact potentiel des populations introduites en France métropolitaine. Diren Pays de Loire,
INRA, ONCFS, 52 pages.
Y. Kayser, D.Clément & M. Gauthier-Clerc, 2005. L’Ibis sacré Threskiornis aethiopicus sur
le littoral méditerranéen français : impact sur l’avifaune. Ornithos 12-2 :84-86.
P. Yésou, 2005. L’Ibis sacré Threskiornis aethiopicus dans l’ouest de la France : historique et
statut actuel. Ornithos 12-2 :81-83.
P. Yésou & Ph. Clergeau, 2007. La difficile gestion de l’ibis sacré africain, introduit en
France à partir de parcs zoologiques. 13eme forum des gestionnaires, MNHN Paris, 16 mars
2007, 5 pages.
Je tire de ce document qqles conclusions :
- quoiqu'en disent les protecteurs inconditionnels, une certaine partie de la faune doit être régulée.
- que, lorsqu'elle cette régulation est faite par les chasseurs, elle ne coûte pas un sou au contribuable. Au contraire, les chasseurs payent diverses taxes qui grossissent le budget de l'Etat.
- qu'au contraire lorsque cette régulation ne rentre pas dans le cadre de la chasse, elle est faite par les agents de l'ONCFS (on lit dans cette note que " les oiseaux ont été abattus et récupérés par les agents de l'ONCFS". Donc cela a donc un coût, supportée pour le moment par les cotisations des chasseurs, mais aussi -ces dernières étant insuffisantes, par le contribuable.
- qu'est qu'on attend pour réformer en profondeur le statut des lieutenants de louveterie, puisque, visiblement, dès que les choses se compliquent on fait appel aux agents de l'ONCFS?
Monvertvallon
yoda Panda
Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 552
Localisation: Nantes
Posté le:
Lun Sep 03, 2007 4:44 pm
Les espèces introduites posent effectivement pour certaines d'entre elles des problèmes qui rendent leur destruction souhaitable, ou à défaut leur régulation.
Cette régulation n'est pas forcément faite par des tirs. Dans le cas de Ibis sacrés, ce sont des pulvérisations sur les oeufs qui sont faites et pas des tirs.
Maintenant je crois pas que les problèmes posés par la concurrence des espèces exotiques sans prédateur naturel soit un exemple pertinent sur l'intérêt de la chasse pour des espèces dans leur milieu...
_________________ Yoda
Le courage, c'est la résistance à la peur, la maîtrise de la peur - pas l'absence de peur. - Mark Twain
monvertvallon Gorille
Inscrit le: 12 Nov 2006
Messages: 407
Posté le:
Lun Sep 03, 2007 5:11 pm
« yoda » a écrit:
Cette régulation n'est pas forcément faite par des tirs. Dans le cas de Ibis sacrés, ce sont des pulvérisations sur les oeufs qui sont faites et pas des tirs.
Dans ce communiqué, on parle bien de tirs.
« yoda » a écrit:
Maintenant je crois pas que les problèmes posés par la concurrence des espèces exotiques sans prédateur naturel soit un exemple pertinent sur l'intérêt de la chasse pour des espèces dans leur milieu...
Introduites ou pas, diverses espèces (cerfs, chevreuils, sangliers, et de ci de là d'autres) n'ayant plus ou pas assez de prédateurs posent exactement les mêmes problèmes
Quant au lapin, qui a toujours ses prédateurs, et même de plus en plus avec la bonne santé des rapaces, il crée toujours par endroits des problèmes.
Et franchement, moi qui ne suis ni exclusivement chasseur ni exclusivement protecteur, je pense qu'il y a le même aveuglement dans un camp comme dans l'autre.
Aveuglement chez les chasseurs de ne pas admettre que certaines espèces ne devraient en aucun cas être chassées.
Aveuglement chez certains protecteurs à ne pas admettre que certaines espèces devront toujours, dans une société comme la nôtre, être régulées.
Monvertvallon
yoda Panda
Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 552
Localisation: Nantes
Posté le:
Lun Sep 03, 2007 5:46 pm
« monvertvallon » a écrit:
Dans ce communiqué, on parle bien de tirs.
En quoi cela montre-t-il que le tir est appliqué dans tous les départements ?
Citation:
Introduites ou pas, diverses espèces (cerfs, chevreuils, sangliers, et de ci de là d'autres) n'ayant plus ou pas assez de prédateurs posent exactement les mêmes problèmes
Quant au lapin, qui a toujours ses prédateurs, et même de plus en plus avec la bonne santé des rapaces, il crée toujours par endroits des problèmes.
Faut m'expliquer quels sont ces problèmes alors, et quelles espèces ils mettent en danger...
_________________ Yoda
Le courage, c'est la résistance à la peur, la maîtrise de la peur - pas l'absence de peur. - Mark Twain
monvertvallon Gorille
Inscrit le: 12 Nov 2006
Messages: 407
Posté le:
Lun Sep 03, 2007 6:28 pm
« yoda » a écrit:
En quoi cela montre-t-il que le tir est appliqué dans tous les départements ?
J'ai pas dit cela parce que je ne le sais pas exactement. Simplement le communiqué en parle pour les cas dont s'agit.
« yoda » a écrit:
Faut m'expliquer quels sont ces problèmes alors, et quelles espèces ils mettent en danger...
ça doit pas être évident s'il a fallu plus de 30 pages de discussion pour ça...
Mais du coup, je vois pas pourquoi tu viens faire ce post ici comme argument pour les ibis sacrés et pas à la suite du sujet, mais que pour te contredire, faut d'abord se taper l'intégralité de l'autre sujet... C'est pas très correct comme méthode...
Et puis Ugatza surveille les nouveaux sujets, crois pas lui échapper comme ça...
_________________ Yoda
Le courage, c'est la résistance à la peur, la maîtrise de la peur - pas l'absence de peur. - Mark Twain
monvertvallon Gorille
Inscrit le: 12 Nov 2006
Messages: 407
Posté le:
Lun Sep 03, 2007 6:44 pm
« yoda » a écrit:
Ok, et bien moi aussi je parle de ce que je connais, ie la situation en Loire-Atlantique qui se fait sans tir dixit le président de la LPO...
Mais je te crois, cher ami.
Simplement dis nous alors exactement ce qu'il se fait, qui le fait, et qui paye.
ca peut justement être très intéressant
Monvertvallon
yoda Panda
Inscrit le: 20 Oct 2006
Messages: 552
Localisation: Nantes
Posté le:
Lun Sep 03, 2007 7:01 pm
J'ai rien trouvé sur le site de la LPO.
Et rien de très détaillé non plus par google, seulement qu'il y a de gesn qui sont contre et que les articles mentionnent pour la Loire-Atlantique des tirs en plus de la stérilisation des oeufs... Erreur de ma part, du journaliste ou problème de date ? Aucune idée... Toujours est-il que ça ne répond pas à tes questions...
Cela dit, si tu veux mon opinion personnelle, puisqu'il y a des types qui sont prêts à payer (leur permis de chasse) pour les tirer, autant les laisser faire (en croisant les doigts pour qu'il visent pas des cigognes par confusion) plutôt qu'aller balancer du poison dans la nature. Mais il faut réglementer les lieux et dates, il ne s'agit de mettre les autres populations d'oiseaux en danger en les effarouchant au mauvais moment... D'où je pense la stérilisation, puisqu'il ne faut pas tirer en période de reproduction (on sous-estime déjà beaucoup l'impact de la chasse sur les espèces/individus non chassés).
Et pour la confusion avec une cigogne, rigole pas... J'ai visité un jour un centre de soins avec une cigogne blessée au plomb. Le chasseur a été chopé et a dit pour sa défense l'avoir confondu avec... un épervier ! (espèce également protégée)
_________________ Yoda
Le courage, c'est la résistance à la peur, la maîtrise de la peur - pas l'absence de peur. - Mark Twain
monvertvallon Gorille
Inscrit le: 12 Nov 2006
Messages: 407
Posté le:
Lun Sep 03, 2007 8:57 pm
« yoda » a écrit:
..... les articles mentionnent pour la Loire-Atlantique des tirs en plus de la stérilisation des oeufs... Erreur de ma part, du journaliste ou problème de date ? Aucune idée... Toujours est-il que ça ne répond pas à tes questions...
Et quand bien même on stérilise les oeufs, ça a un coup. Parce que ça m'étonnerait que les chasseurs aient envie de faire ça pour le plaisir.
Les ornithos prendront-ils la relève. J'en doute si je vois les difficultés que nous avons dans notre propre asso ornitho pour recruter des "volontaires" pour certaines "activités".
Donc ça a un coût.
« yoda » a écrit:
Cela dit, si tu veux mon opinion personnelle, puisqu'il y a des types qui sont prêts à payer (leur permis de chasse) pour les tirer, autant les laisser faire (en croisant les doigts pour qu'il visent pas des cigognes par confusion) plutôt qu'aller balancer du poison dans la nature. Mais il faut réglementer les lieux et dates, il ne s'agit de mettre les autres populations d'oiseaux en danger en les effarouchant au mauvais moment...
Je suis tout à fait de ton avis.
Formons les chasseurs, et laissons les faire gratos ce qui coûterait fort cher à la société.
« yoda » a écrit:
Et pour la confusion avec une cigogne, rigole pas... J'ai visité un jour un centre de soins avec une cigogne blessée au plomb. Le chasseur a été chopé et a dit pour sa défense l'avoir confondu avec... un épervier ! (espèce également protégée)
Nous sommes là encore d'accord : il faut former les chasseur, et sanctionner lorsqu'il s'agit de mauvaise foi.
Monvertvallon
Staff Koala
Inscrit le: 05 Oct 2005
Messages: 148
Posté le:
Lun Sep 03, 2007 10:13 pm
monvertvallon,
Ici c'est un forum pour la protection de la nature et non pour la chasse.
Je crois que vous trompez de forum.
Eco-citoyen.org regroupe plusieurs sites, forum, album photo, annuaire dont le but est de débattre de l'Ecocitoyenneté et du Respect de l'environnement.