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Inscrit le: 14 Nov 2005
Messages: 17
Localisation: Madrid
Posté le:
Lun Nov 14, 2005 7:32 pm
Bonjour les amis,
comme je suis citadin dans une grande ville (Madrid) et que je n'ai pas de jardin, l'autosuffisance alimentaire avec les plantes aromatiques de mon balcon, ce n'est pas pour demain . J'achéte mes legumes et fruits dans des boutiques bio mais sans me faire des ulcères à l'estomac le jour où je ne peux pas. Le commerce de proximitè, c'est important aussi pour le tissu social du quartier. D'ailleurs il y a un marchand qui vend des fruits et légumes beaux et bons (oui les beaux légumes on connait déjà dans les supermarchés ) à deux encablures de chez moi.
Quand j'ai commencé à remplacer le lait de vache par le lait de soja (mon estomac s'en souvient encore un veritable soulagement), j'allais acheté mes briques de lait de soja dans une boutique bio et là premier choc. Il y avait des marques allemandes, néerlandaises...et quand même quelques marques espagnoles, ouf ! J'ai choisie un marque espagnole en pensant à l'eco-coût (surement moindre que celui du lait soja allemand, dont je n'ai absolument rien contre mais que j'achéterais quand je serais en Allemagne). Deuxième choc entre les laits de soja enrichis au calcium, aux omega 3et autres composants, j'ai dû choisir. Moi qui voulait juste acheter du lait de soja, tout simplement. Ça m'a un peu agacé. Et en plus je me disais qu'il avait encore réussi a trafiqué le lait de soja. Décidemment, on arrète pas le progrès . Finalement, je trouve du lait de soja fabriqué en Espagne sans adjonction aucune. J'achète régulierement cette marque mais au bout d'un certain temps le fait de me retrouver à chaque fois avec un tetrabrick a recyclé, la fibre écolo interne m'interpelle. Comment peux-tu continuer à boire du lait de soja sans produire de dechets peu recyclables :?: Eh bien tout simplement en essayant de le faire toi même si si très très . J'explore la piste des machines à lait végétal. Un peu cher et pas très convaincu par l'argument de vente : à 150 euros rentabilisé au bout de.............60 litres si on achéte le litre à 2 euros50. De plus un autre achat d'éléctrodomestique, ça m'embête pour ne pas dire carrément ça me fait chi...!!! Comme j'essaye de ne pas me laisser influencer par le consumérisme ambiant ( oui, je sais c'est dur mais je persiste!!!!), je recherche sur la Toile et je trouve des recettes pour le faire à la maison . Resultat : je fais moi-même mon lait de soja (ça se fait en deux temps trois mouvements, si si je vous assure ). Je bois un lait de soja meilleur que celui des briques (je les soupconne de le diluer dans beaucoup d'eau pour maximiser les profits Ah! l'argent quand tu nous tiens!!???) et surtout je n'ai plus de Tetrabrick à recycler .
En fait, je crois qu 'il nous faut essayer de regagner un peu d'autonomie dans la cuisine. Par exemple pour les amateurs de pizza. Bon c'est vrai, la pâte à pizza,c'est un peu long à faire et pour ceux qui n'aiment pas cuisiné ça ne va pas le faire. On peut alors tout simplement se contenter d'acheter la pâte à pizza et la faire soi-même à la maison avec des ingrédients frais (on évite ainsi les conservateurs de l'industrie agroalimentaire et les surdoses de sel de cette même industrie ).
Pour celles et ceux qui cuisinent pas mal, je vais avoir l'air de radoter mais pour les autres il y a plusieurs pistes. Les compotes du supermarché en pot en plastique avec la petit couvercle en je ne sais quoi qui ressemble à de l'aluminium mais qui doit être bien pire pour l'environnement peuvent se subsistuer par une compote faite maison. Je ne suis pas un grand spécialiste des desserts mais la compote quoi de plus facile à faire.
Les soupes en briques = legumes qui viennent d'on ne sais pas trop où + conservateurs, émulsifiants et autres elements KKbeurk + un tetrabrick à recycler. La soupe maison avec les légumes que j'aime c'est mieux non ? Alors il y a l'argument du temps. On n'a pas le temps. On n'a tellement pas le temps que des mille et une choses qu'on aimerait faire on en fait aucune. C'est le paradoxe de notre époque on travaille moins et pourtant on a le temps de rien faire. Chercher l'erreur ???!!!! Donc, le temps c'est vrai il faut en disposer(voir du côté de la téloche peut-être ). Mais bon pour ceux qui veulent "rentabiliser" ( je déteste cette expression) leur temps, quand je fais du lait de soja j 'en ai pour au moins quatre à cinq jours. La soupe c'est pareil on peut en fair pour 2 jours par exemple. Je ne suis pas sûr de bien reussir à exprimer mon idée . En fait, peut-être que je peux l'exprimer ainsi : le fait de cuisiner ou d'acheter tout déjà cuisiné, le fait de faire soi-même tout ou partie d'un plat sont aussi des actes écologiques ( ou pas). Repensons notre vie dans la cuisine.
_________________ Marcheur, il n'y a pas de chemin. Le chemin se fait en marchant. Traduction libre d'un poème d'Antonio Machado. Caminante, no hay camino, se hace camino al andar.
Marthe Poussin !
Inscrit le: 09 Oct 2005
Messages: 39
Posté le:
Lun Nov 14, 2005 8:56 pm
Je suis a 100% d'accord avec toi Cainyy il n'y a rien de meilleur qu'un bon petit plat maison et pour la pizzas il n'y a rien de plus facile à faire (et je ne suis pas une exellente cuisinière), pour les compotes quand vous vous promenez dans la campagne ramassé quelques chataignes des noix des noisettes la nature nous fait des cadeaux sachons les apprecier, moi j'en profite pour faire mes provisions comme l'écureil, pour après au coin du feu manger quelques cataignes au four, faire des confitures de chataignes des compotes pommes chataignes avec les noix je parfume mes salades d'hiver je fais faire mon huile. Bon d'accord les conserves les confitures c'est réellement du boulot mais quand il y a de la neige dehors et que vous mangez vos petite tomates cerise de l'été quel plaisir.
ps: comment fait tu ton lait de soja?
GREDAY Invité
Posté le:
Dim Déc 11, 2005 11:40 pm
Bonjour,
Passant par là, aujourd'hui, je souhaite marquer qques réflexions à propos de la cuisine. Ma grand=mère maternelle fut le meilleur passeur que j'ai connu à propos de la culture du jardin.
Du 100 % bio, pas de pesticides, d'insecticides. Du savoir transmis de ses ancêtres et sans livres.
Du fumier de champignons ou de cheval pour nourrir sa terre.
Elle sélectionnait des plantes sauvages pour soigner ses petits maux.
Elle a pris des médicaments à un âge très avancé pour soigner des problèmes d'hypertension ou de cataracte et de circulation veineuse.
Des conserves, il y en avait à toutes les saisons : cornichons, oignons, confiture de fraises, de groseilles, de framboises, ...
Des pommes de terre conservées dans les profondeurs de la terre et pour les carottes, c'est idem. Un trou dans la terre, du sable ajouté et voilà un moyen suffisant pour la conservation.
Son jardin, c'était un noyer qui pleurait de dizaines de noix à la bonne saison. Des griottes convoitées par les merles mais que nous parvenions à récolter à temps parfois.
Des potirons, des courgettes, des tomates loin d'être insipides et meilleures concurrentes que celles cultivées hors sol.
Je vous conseille de suivre JP COFFE pour ces efforts en matière culinaire et sa justesse dans l'expertise de notre malbouffe...
Avez=vous déjà goûté des fraises cultivées hors sol, beurk....
Celles de ma grand=mère étaient un véritable délice sucré et juteux.
Il y avait la première catégorie et celles de l'arrière saison, la fraise des bois de petit format.
De temps en temps, la nature prenait le devant et ce sont des rates qui rongeaient la racine des carottes et à bas la récolte.
Ce sont les vers dans les fraises et pas de récolte.
Mais, le vrai jardinier est réellement amoureux de sa terre. chaque visite commence par un tour dans le jardin.
C'est toute une éducation pour le respect de la terre et une assurance pour une vie saine.
Dans son voisinage, de nombreuses personnes cultivaient aussi sainement. Qques retombées poussièreuses d'une usine de ciment. Des toits blancs. Mais, rien de bien dangereux puisque pas d'expertise médicale à propos de cas atteints d'une maladie qconque comme la leucémie etc...
Cette symbiose se retrouve dans des villages encore.
Nous avons profité des mains d'or de ma grand-mère durant des dizaines d'années.
Personnellement, j'ai vécu à la campagne qques années, nous avons cultivé des pdterres mais nous avons eu des animaux pour occuper notre terrain. Je m'interressais surtout au petit monde animal qui participait à la vie active de notre écosystème. Grâce aux plantations que nous avions conservés et des aménagements pour leur protection etc.... Notre terre à ce moment là était contaminée par des déchets industriels (des cas de leucémie ont été recensés). A qques km, une ligne de radon.
Actuellement, j'achète bio très souvent. En Belgique, à Liège, nous n'avons pas de grande difficulté à trouver de bons produits... J'espère retrouver un morceau de terre pour cultiver notre nourriture.
Ne perdons pas notre sens du goût et restons bien les pieds sur terre.
Notre place préférée reste la cuisine ou nous aimons concocter de bons plats et pour cela nous prenons énormément de temps.
Bien sûr, ils nous arrivent de "bouffer des crasses". Le goût s'affine et il est certain que tout ne passe pas ou plus. Nos papilles sont toujours en éveil et nous exprimons vite la différence entre l'industriel et...
Ne pas mourrir ou se culpabiliser de ne pas manger sain ou d'avoir acheter au commerce du coin. Pq pas et nous dépendrons toujours de l'autre pour nous nourrir car nous ne le pouvons dans l'entiéreté.
C'est comme le PAIN, ALIMENT DE BASE, lorsqu'il est véritable bio, travaillé par des artisans, il est imbattable. Cette jolie difformité, cette mie serrée et son goût prononcé nous invite à le savourer tendrement.
En province de Liège, un prof de gym (je pense) avait repéré dans la cave d'une école, un ancien four à pain. Il a décidé de réanimer cette tradition et inviter les gens du village (Bovenistier - fête du pain et des artisans et des produits du terroir en juin) à cuire leur pain (préparé avec la collaboration d'un boulangerie artisanale). Cela demande du temps (la récolte du bois - au départ ce fut un artisan du bois qui faisait don de bois) pour l' entretien du feu et la surveillance de la cuisson.
Personnellement, je n'ai jamais réussi de bons pains.
Voilà, nous avons le choix par le contrôle de nos achats. Bien sûr, nous avons le droit de bien bouffer ou pas.
A plus
SUPER !!! Entièrement d'accord avec vous...
Cuisiner soi-même, un quadruple intérêt :
-C'est écologique : moins d'emballages
-C'est sain : on sait exactement ce que l'on mange - moins de conservateurs
-C'est économique
- C'est relaxant
Et puis c'est quand même plus sympa de dire '' chéri, je t'ai fait une pizza roquefort / noix... et oui !! C'est moi qui l'ai faite !! '' plutôt que '' attends deux sec, je mets la pizz au micro-ondes''.
Moi je veux bien la méthode de lait au soja maison...
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